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Pas de liberté Un état d'esprit, Une conception de la vie, L'attachement pour ta terre. Un état d'esprit, Une conception de la vie, C'est la langue de tes Pères. Les républicains, Et les jacobins, Ont voulu te faire taire. Ils ont dénigré, Ridiculisé, Ces mots dont tu étais fier. Pas de liberté sans identité, Pas d'identité sans une langue, Pas de liberté sans identité, Pas de liberté sans une langue. Aujourd'hui encore, On parle de patois, On appelle ça du folklore. Pour te persuader, Que c'est du passé, Que c'est un dialecte mort. Ils ont déjà brisé L'âme des régions, C'est au tour des nations. Mélangées, diluées, Standardisées, Par la mondialisation. Ils veulent imposer La langue des yankees, Partout, dans tous les pays. Pour mieux remplacer les communautés, Par un grand supermarché. Refrains de leurs tubes, Jingle de leurs pubs, Big brother sur les écrans. Mais pour nos enfants, Nous résisterons, Dans nos langues, ils chanteront. Sous les bombes N'ose encore une ballade Au lointain, les sirènes Annoncent le signal La population s'enterre pour Fuir cette pluie infernale Qui va s'abattre, qui va s'abattre Qui va s'abattre sur Belgrade Bombes à fragmentation Non, nous n'oublierons pas Le bruit des déflagrations Non, nous n'oublierons pas Les écoles en flammes Non, nous n'oublierons pas Toutes ces mères en larmes Guerre humanitaire Non, nous ne croyons pas à la Guerre sans misère Non, nous n'acceptons pas Les frappes chirurgicales Non, nous n'acceptons pas Les victimes collatérales Consciences ont l'odeur de la poudre Non, non, non, non, vos idées Ont le goût du sang Du sang des enfants du sang Des hommes libres, du sang des Innocents Elle son fils effrayé Les parois de la cave se sont Mises à trembler Au lointain on distingue les Cris des survivants blessés C'est l'hôpital, c'est l'hôpital, L'hôpital vient d'être touché Cauchemar américain Non, nous refusons l'hypocrisie Des puritains Non, nous ne laisserons pas Oublier les bavures Non, nous ne laisserons pas Refermer les blessures Des Palestiniens Non, nous vous jugerons au nom Des mômes irakiens Non, des tribus indiennes Jusqu'à Hiroshima Non, les peuples du monde Disent NON aux U.S.A. Consciences ont l'odeur de la poudre Non, non, non, non, vos idées Ont le goût du sang Du sang des enfants du sang Des hommes libres, du sang des Innocents Un monde absurde Dans un monde absurde, Je me lève, déjà je suis en retard. J'avale un café et je me brûle en subissant les mensonges, Qu'on déverse le matin sur les ondes. Me ronge en dévalant, Les marches de l'escalier Quatre à quatre. Dans la gare je me faufile à Travers le troupeau Des zombies qui courent vers le bureau. Mais ce monde absurde rien ne l'arrête ; Je voudrais le fuir, Mais il se rappelle à mon souvenir. Cette vie absurde, tourne au cauchemar ; Le réveil sera sans pitié Car sans appel est la réalité. Je grimace et serre les poings, Les grands espaces défilent dans ma tête. Aux océans et aux tempêtes, Mais lorsque la porte s'ouvre enfin... Et mon coeur se soulève, J'appréhende la journée qui M'attend ; Huit heures à souiller mon âme, À refouler mes rêves, Noircir mes poumons de l'air Du temps. La queue chez Mc Do, Pour engloutir un Big Mac tout Chaud. Je bouffe tout seul sur un Banc au milieu des pigeons, Un casse-dalle au fromage et Au jambon. Sur les miettes Qui tombent par terre, Formant un gros nuage de poussière ; Pendant qu' je tape la discute Avec un vieux charclo, Qui m'raconte Paris mieux que Doisneau. Presque terminée, Les réverbères se sont allumés Arrivé sur l'quai du R.E.R., C'est la panique : «Interruption prolongée du trafic ». J'essaye de rester sage : Mon vieux tu pourrais être au chômage, Tu pourrais être ce mec Broyé sur les rails à l'heure de pointe N'empêche, J'suis pas prêt, d'arriver à Villepinte. Feux de la Saint-Jean La nuit plonge sur la plaine L'immense voûte du ciel, Dévoile mille étincelles Ronde, ronde solsticiale, Feux de la Saint-Jean, Dans la nuit des temps. Nos visages se dessinent, A la lueur des flambeaux, Soudain s'embrasent les Fagots. Bûches chaudes, chaleur humaine, Nos clameurs et nos chants, Se perdent à travers champs. Lit de braises et de tisons, Pour que la fécondité, Egaye nos jeunes foyers. Casse sociale Pour qu'on s'intéresse à toi Tu es né au mauvais endroit Le tout sur fond de crise sociale Et une mère sans argent Une école d'incompétents Tout ça c'est trop pour un enfant Et tu es déjà déclassé Pas d'étrangers chez tes parents Mais tu n'es toujours pas intégré. Trop seul, trop pâle, Trop seul pour qu'on te craigne, Trop pâle pour qu'on te plaigne. La société t'as oublié Tu n'as vraiment pas eu de pot Tu n'es pas né sans papiers. Il va falloir te sous-payer Travailler même le dimanche Sinon t'auras qu'à faire la manche. T'as intérêt à marcher droit A ne pas faire de faux pas Car c'est à toi qu'on demandera Des sacrifices à tour de bras. Plus moyen de se regrouper Les syndicats sont désertés Les employés sont oppressés. Tu subis la loi du marché Abandonne toute espérance Sois déjà content de travailler Les Français sont résignés Mais toi tu refuses d'être un veau Tu as envie de lutter. Il va falloir te licencier Ces milliardaires qui spéculent C'est toute ta vie qui bascule. Pour mieux partager la misère Pour engraisser les actionnaires Et pour mieux baisser ton salaire. Vents d'Ecosse Égorgés nobles et paysans Et noyé de sang les villages Cris de douleur, de déchirement Et recouvert les champs de cendre La liberté a déserté les cimes Tourmentées des Highlands Portant le kilt et le tartan Brise fièrement son collier de larmes Pris dans ses rêves de délivrance Devant l'étincelle généreuse Attisée par William Wallace Flamme d'espoir, coeur courageux Quittent enfants, compagnes et masures Pour apporter grande espérance Effacer affronts et parjures Claque la bannière des insoumis Ecoute le chant des héros morts Pour pouvoir vivre en homme libre Revêt les couleurs de l'acier On sort les armes de leurs cachettes Pour l'Ecosse et la liberté. Rouge colère et braise vive Ecoute le chant des héros morts Qui gisent dans la plaine de Stirling Claque la bannière des insoumis Ecoute le chant des héros morts Pour pouvoir vivre en homme libre Être Puiser la sève aux plus profondes racines Chercher la lumière du soleil Sortir enfin des ténèbres Au plus profond de soi Franchir les âges Etre passé et futur Maillon d'une chaîne Membre d'un lignage De terre, de sueur et de sang Rester fidèle à son clan Etre, ne pas disparaître Rester fidèle à son sang S'élever entre terre et ciel Pouvoir penser librement Vomir les lois des puissants Donner sans compter Se jeter corps et âme Tout perdre pour tout gagner Transmettre le feu Gravir les sommets Toucher du doigt l'éternel Hors-la-loi Bobards de mauvais augure La vérité aux ordures La télé notre prison Société à l'unisson Une police politique Impose la pensée unique Ce monde est bien trop étroit Ce monde ne laisse pas le choix Esclave ou hors-la-loi. Je brise le lourd silence Dans un accès de ferveur J'appelle à la résistance Cette jeunesse trop obéissante Arracher à la tiédeur Cette humanité impotente Nos comportements archaïques Et soumettre la technique Aux plus seins de nos réflexes La lutte est trop inégale Alors je sonne le signal De l'unité radicale. Hors-la-loi, hors-la-loi, Ce soir je serai un hors-la-loi. Les lobbies dictent les lois Dans l'urne se perdent nos voix Moral et capital Pour une union infernale À genoux, le vieux continent Entre dollar et croissant Ploie sous le joug de l'OTAN La haine sur tous les visages La haine sinistre présage Annonce le grand carnage. Pour y brûler les idoles Valeurs autoproclamées Droits de l'homme et droits du sol La bonne conscience universelle Célébrer ce qui renaît : Notre foi éternelle C'est l'instant de vérité Le temps de la reconquête Des cités martyrisées Les forces vives retrouvent la foi De Vladivostok à Paris Nous serons tous des Hors-la-loi. Hors-la-loi, hors-la-loi, Ce soir nous serons des HORS-LA-LOI. Les bars de Lorient Pleure promise, chère aimante. Jour de départ à Lorient, Hardis les gars tendez haubans. La voile claque dans la brise. Virez guindeau, larguez les ris, Le vent gonfle la voile grise. En arpèges de récifs vierges. La terre s'éloigne en sortilèges, La terre n'est plus que chimère. Adieu, adieu femmes d'Armor, Surtout n'ayez pas de remords. Adieu, adieu femmes d'Armor, L'appel du grand large est trop fort. Des bars de Lorient, Adieu jolies serveuses Des bars de Lorient. Les vents Valse au milieu des Océans. L'oiseau des mers cingle Les vents Et il défie les éléments Sous le cordage et la mature. Souffle le suroît dans la brume, La coque cisèle l'amure. Buses percées, rondes barriques. Il faut lutter contre l'ennui, Torrents de vin sur l'Atlantique. Des nuits entières, gaillard d'avant. Les gabiers passent, gaillard d'avant, Des nuits entières riant, chantant. Des filles de Lorient, Et chantent toute la nuit Comme dans les bars de Lorient. Roulent en grève sur le ponton. Les tourbillons d'écume grondent, Colère soudaine à l'horizon. Ivre est la mer, la mer immense, Milliers de vagues, mille tourments, Ivre est la mer, la mer immense, Vent de tempête sur l'océan. Les enfants passent en rêvant. Sur le vieux port de Lorient, D'affronter un jour l'océan. Ils envient ces braves marins, Que rien n'effraie, que rien n'atteint. Ils envient ces joyeux marins, Qui chantent du soir au matin. Dans les bars de Lorient, Des chansons de marins Dans les bars de Lorient. Ils boivent à la santé Des filles de Lorient, Et chantent toute la nuit Comme dans les bars de Lorient. Adieu jolies serveuses des bars de Lorient, Adieu jolies serveuses des bars Mon enfant Pourquoi je suis triste en ce jour C'est que derrière tes yeux amandes Je vois le monde qui t'entoure Le pays qui t'as vu naître On a passé la camisole A la liberté cette folle Quand la censure crève les yeux Que l'on baillonne des musiciens Que l'on agresse des écrivains Des historiens partent en exil On cède aux croyances stupides On appelle à la guerre civile. Mais ne mêle pas tes pleurs Aux larmes des profiteurs Car ces larmes sont des armes Vois dans cette impudeur La grimace des voleurs. Que ta famille est menacée, Parce qu'elle refuse d'être lâche, De mentir et de s'abaisser. Calomnies et flots de haine, Reniements de camarades, Persécutions et blasphèmes. Un jour c'est sûr, Babylone va tomber. Fort et sage, résiste aux menaces Loin du grand brassage Des sexes et des races. Mon enfant, je ne peux t'offrir En ce jour, la liberté En plus de mon amour. Clovis Haches rondes à la main Les francs débarquent en Gaule Quittant les rives du Rhin. Tes guerriers scandent ton nom Clovis, fils de Mérovée Jeune Roi aux cheveux longs. Du vase de Soisson Tu es parfois dur mais toujours juste Alors, ils t'obéiront. Tu ne m'as pas effrayée, Beau guerrier païen, tu m'as épousée Notre descendance, c'est la France. Tu n'as plus d'espoir Lorsque tu invoques le Dieu immortel Tu remportes la victoire. |
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