Entrevue Vae Victis

Formé en août 1993, Vae Victis est le premier groupe de RIF à s'être lancé à la conquête du public. Après deux albums et un mini-CD, ils récidivent avec une nouvelle production "Hors-la-loi", politique et culturelle, aux sonorités résolument différentes et traditionnelles. Composé de 5 personnes : François (guitare et chant), de Fabrice (clavier, clarinette, flûte et choeurs), de Philippe (choeurs, chant), Vincent (basse, accordéon) et de Thibaud (batterie, bodhran), ce groupe rebelle a bien voulu répondre en exclusivité aux questions du Coq Gaulois.

Est-ce par référence historique que vous avez choisi le nom de Vae Victis pour votre groupe ?

Oui. Vae Victis est une locution latine qui signifie "malheur aux vaincus". C'est un simple constat historique.
Elle a été prononcée par le chef des gaulois lors de l'invasion de Rome en 390 Avant JC, mais elle s'est vérifiée de tous temps.
Comme nous le répétons sans cesse, notamment à nos camarades italiens, il ne faut pas chercher de signification ésotérique derrière ce nom.
Pas plus qu'un sentiment de revanche des celtes contre les latins. Nous ne sommes pas anti-latins, bien au contraire ! La langue latine est tellement liée à l'histoire et à l'identité européenne !
Les français sont à la fois celtes par les gaulois, latins par les romains et germains par les francs.
Nous revendiquons fièrement ces trois origines.

La formation du groupe a toujours beaucoup évolué au gré des albums. Récemment sa composition a été modifiée, est-ce une nouvelle orientation pour le groupe ?

Il est vrai que le groupe a connu plusieurs périodes et qu'à chaque période correspond une évolution musicale.
Le dernier changement vient du départ de Fabrice, qui était aux claviers et qui jouait aussi d'autres instruments acoustiques. Habitant désormais en Alsace, il n'était plus envisageable qu'il joue encore avec nous. C'est pourquoi nous avons intégré au groupe Olivier, le violoniste qui a joué sur trois titres du dernier album. Carine ayant dû arrêter le chant pour cause de grossesse, Philippe a également rejoint le groupe. Il a participé à plusieurs morceaux sur l'album "Hors-la-loi" et a vocation à prendre une place prépondérante, notamment en concerts pour permettre à François de se concentrer sur sa guitare. Mais malgré ces changements de formations, je crois que le groupe a su conserver un style qui lui est propre, tout en essayant de s'améliorer sans cesse.

Quels buts voulez-vous atteindre à travers votre musique rebelle, culturelle et traditionnelle ?

Nous voulons tout simplement faire passer nos idées tout en jouant la musique que nous aimons. Nous sommes certains que c'est un bon moyen de toucher un large public et de réveiller une partie de la jeunesse de ce pays, dont la grande majorité est abrutie et culpabilisée par les bobards colportés par les médias et les profs gauchistes.

De quelles influences musicales et intellectuelles vous réclamez-vous ?

Nous avons une certaine fascination pour les groupes de rock alternatif des années 80 et leur mode de fonctionnement. Même si le message qu'ils divulguaient n'était pas le nôtre, nous considérons que leur démarche était sincère. Aujourd'hui ils ont tous été récupérés et sont largement diffusés par le système quoi qu'ils en disent. La FNAC et VIRGIN leur offrent leurs bacs et les mettent en écoute. Les seuls alternatifs sont aujourd'hui les groupes de RIF. Ce coup de coeur mis à part, nos goûts sont très éclectiques. Ils vont du classique au Métal en passant par le rock réaliste (Têtes raides, Pigalle, Louise Attaque...), le grunge, la fusion, la chanson française (Brassens, Brel...), sans oublier la musique celtique et même la techno pour certains membres du groupe (Salut Kaiserbund !). Hormis les CD's de RIF, les derniers skeuds que nous avons appréciés sont RAMMSTEIN et le live de METALLICA enregistré avec un orchestre philharmonique de plus de 110 personnes... grandiose !
Quant aux influences intellectuelles, elles varient également selon les membres du groupe. Ce qui est certain c'est que nous n'avons aucun gourou. Les saints et les héros que nous vénérons ne sont pas ou plus de ce monde... Mais nous ne désespérons pas d'en voir grandir parmi les jeunes générations. C'est même le sens de notre engagement. En attendant, il y a quand même des gens brillants dans nos rangs. Nous avons beaucoup apprécié les derniers ouvrages de Guillaume Faye. "L'Archéofuturisme", même si nous n'en partageons pas tous les points de vue, a été une bouffée d'oxygène dans le milieu. Trop de camarades se réfugient en effet dans le nihilisme, l'intellectualisme ou le sectarisme. Faye a eu le grand mérite de contrecarrer ces trois attitudes impardonnables en relançant l'idée de la reconquête et en fustigeant le défaitisme morbide. Il a critiqué l'imposture nombriliste de certains cénacles. Enfin, en tant que païen, il a eu le courage de dénoncer la dérive sectaire d'un certain paganisme et d'appeler à l'unité d'action avec les catholiques de tradition. Dans "La colonisation de l'Europe", il parle objectivement et sans tabous de l'immigration et de l'islamisation. Un auteur comme Alexandre Del Valle a également remis les pendules à l'heure sur l'alliance objective entre l'islamisme et les intérêts yankees.

Dans la chanson "Sous les bombes" de votre dernier album, vous chantez votre rage contre l'impérialisme américain, quelle alternative préconisez-vous contre ce système destructeur des peuples ?

Tout d'abord, le boycott s'impose contre la sous-culture yankee et ses symboles.
Il ne faut plus foutre les pieds au Mac Do, éviter de boire du Coca, remplacer le mauvais Whisky ricain par le bon vieux Cognac des familles, emmener ses gosses au parc Astérix au lieu d'Eurodisney etc...
Mais il ne faut surtout pas se limiter à un reflex de rejet. Ce serait un terrible aveu de faiblesse !
Il faut être inventifs et conquérant, ne pas faire de complexes et surtout, continuer à transmettre à nos enfants les valeurs non-marchandes qui élèvent l'homme au lieu de l'avilir.
Ces valeurs ne constituent pas une idéologie ou un programme politique.
Elles sont issues du droit naturel et nous pouvons tous nous y référer, quelles que soient nos convictions religieuses ou philosophiques.
Il s'agit tout simplement des vertus cardinales : Justice, Force, Prudence et Tempérance.

A la différence de certains groupes de RIF, vos chansons sont toujours empruntes de quotidien et dépeignent une certaine amertume face à la routine d'une vie médiocre et injuste ("Un monde absurde" et "Casse sociale" notamment), pourquoi avoir choisi cette orientation réaliste pour vos textes ?

Parce que ce sont des sentiments que nous ressentons au plus profond de nous mêmes. Nous n'avons pas besoin de nous forcer pour écrire les paroles. Ce sont des tranches de la vie de tous les jours. Mais nous nous efforçons toujours de compenser les textes trop pessimistes par d'autres plus offensifs.

Quels sont maintenant vos projets ? Des concerts peut-être ?

Bien entendu. Maintenant que l'album est sorti nous n'allons pas disparaître dans la nature. Nous allons prendre le maquis musical en utilisant toutes les possibilités qui s'offrent à nous, à commencer par la fête de la musique le 21 Juin, quitte à jouer sous un faux nom pour semer les flics de la pensée qui nous collent à la gratte !

Le mot de la fin ?

Merci à toi et encore bravo pour ton site. Nous encourageons toutes les bonnes volontés à agir dans leur domaine de compétence comme tu le fais sur la toile pour qu'un jour nous puissions rebâtir l'Europe sur les ruines du système capitalo-mondialiste.


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