Est-ce
par référence historique que vous avez choisi le
nom de Vae Victis pour votre groupe ?
Oui. Vae Victis est une locution
latine qui signifie "malheur aux vaincus". C'est un
simple constat historique. Elle a été
prononcée par le chef des gaulois lors de l'invasion de
Rome en 390 Avant JC, mais elle s'est vérifiée
de tous temps. Comme nous le répétons
sans cesse, notamment à nos camarades italiens, il ne
faut pas chercher de signification ésotérique derrière
ce nom. Pas plus qu'un sentiment de revanche des
celtes contre les latins. Nous ne sommes pas anti-latins, bien
au contraire ! La langue latine est tellement liée à
l'histoire et à l'identité européenne ! Les français sont à la fois celtes
par les gaulois, latins par les romains et germains par les francs. Nous revendiquons fièrement ces trois origines. |
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La formation
du groupe a toujours beaucoup évolué au gré
des albums. Récemment sa composition a été
modifiée, est-ce une nouvelle orientation pour le groupe
?
Il
est vrai que le groupe a connu plusieurs périodes et qu'à
chaque période correspond une évolution musicale. Le dernier changement vient du départ de Fabrice,
qui était aux claviers et qui jouait aussi d'autres instruments
acoustiques. Habitant désormais en Alsace, il n'était
plus envisageable qu'il joue encore avec nous. C'est pourquoi
nous avons intégré au groupe Olivier, le violoniste
qui a joué sur trois titres du dernier album. Carine ayant
dû arrêter le chant pour cause de grossesse, Philippe
a également rejoint le groupe. Il a participé à
plusieurs morceaux sur l'album "Hors-la-loi" et a vocation
à prendre une place prépondérante, notamment
en concerts pour permettre à François de se concentrer
sur sa guitare. Mais malgré ces changements de formations,
je crois que le groupe a su conserver un style qui lui est propre,
tout en essayant de s'améliorer sans cesse. |
Quels
buts voulez-vous atteindre à travers votre musique rebelle,
culturelle et traditionnelle ?
Nous voulons tout simplement faire passer
nos idées tout en jouant la musique que nous aimons. Nous
sommes certains que c'est un bon moyen de toucher un large public
et de réveiller une partie de la jeunesse de ce pays,
dont la grande majorité est abrutie et culpabilisée
par les bobards colportés par les médias et les
profs gauchistes. |
De quelles
influences musicales et intellectuelles vous réclamez-vous
?
Nous
avons une certaine fascination pour les groupes de rock alternatif
des années 80 et leur mode de fonctionnement. Même
si le message qu'ils divulguaient n'était pas le nôtre,
nous considérons que leur démarche était
sincère. Aujourd'hui ils ont tous été récupérés
et sont largement diffusés par le système quoi
qu'ils en disent. La FNAC et VIRGIN leur offrent leurs bacs et
les mettent en écoute. Les seuls alternatifs sont aujourd'hui
les groupes de RIF. Ce coup de coeur mis à part, nos goûts
sont très éclectiques. Ils vont du classique au
Métal en passant par le rock réaliste (Têtes
raides, Pigalle, Louise Attaque...), le grunge, la fusion, la
chanson française (Brassens, Brel...), sans oublier la
musique celtique et même la techno pour certains membres
du groupe (Salut Kaiserbund !). Hormis les CD's de RIF, les derniers
skeuds que nous avons appréciés sont RAMMSTEIN
et le live de METALLICA enregistré avec un orchestre philharmonique
de plus de 110 personnes... grandiose ! |
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Quant aux influences intellectuelles,
elles varient également selon les membres du groupe. Ce
qui est certain c'est que nous n'avons aucun gourou. Les saints
et les héros que nous vénérons ne sont pas
ou plus de ce monde... Mais nous ne désespérons
pas d'en voir grandir parmi les jeunes générations.
C'est même le sens de notre engagement. En attendant, il
y a quand même des gens brillants dans nos rangs. Nous
avons beaucoup apprécié les derniers ouvrages de
Guillaume Faye. "L'Archéofuturisme", même
si nous n'en partageons pas tous les points de vue, a été
une bouffée d'oxygène dans le milieu. Trop de camarades
se réfugient en effet dans le nihilisme, l'intellectualisme
ou le sectarisme. Faye a eu le grand mérite de contrecarrer
ces trois attitudes impardonnables en relançant l'idée
de la reconquête et en fustigeant le défaitisme
morbide. Il a critiqué l'imposture nombriliste de certains
cénacles. Enfin, en tant que païen, il a eu le courage
de dénoncer la dérive sectaire d'un certain paganisme
et d'appeler à l'unité d'action avec les catholiques
de tradition. Dans "La colonisation de l'Europe", il
parle objectivement et sans tabous de l'immigration et de l'islamisation.
Un auteur comme Alexandre Del Valle a également remis
les pendules à l'heure sur l'alliance objective entre
l'islamisme et les intérêts yankees. |
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Dans la
chanson "Sous les bombes" de votre dernier album, vous
chantez votre rage contre l'impérialisme américain,
quelle alternative préconisez-vous contre ce système
destructeur des peuples ?
Tout d'abord, le boycott s'impose
contre la sous-culture yankee et ses symboles. Il ne faut plus foutre les pieds
au Mac Do, éviter de boire du Coca, remplacer le mauvais
Whisky ricain par le bon vieux Cognac des familles, emmener ses
gosses au parc Astérix au lieu d'Eurodisney etc... Mais il ne faut surtout pas se limiter à un
reflex de rejet. Ce serait un terrible aveu de faiblesse ! Il faut être inventifs et conquérant,
ne pas faire de complexes et surtout, continuer à transmettre
à nos enfants les valeurs non-marchandes qui élèvent
l'homme au lieu de l'avilir. Ces valeurs ne constituent
pas une idéologie ou un programme politique. Elles
sont issues du droit naturel et nous pouvons tous nous y référer,
quelles que soient nos convictions religieuses ou philosophiques. Il s'agit tout simplement des vertus cardinales :
Justice, Force, Prudence et Tempérance. |
A la différence
de certains groupes de RIF, vos chansons sont toujours empruntes
de quotidien et dépeignent une certaine amertume face
à la routine d'une vie médiocre et injuste ("Un
monde absurde" et "Casse sociale" notamment),
pourquoi avoir choisi cette orientation réaliste pour
vos textes ?
Parce
que ce sont des sentiments que nous ressentons au plus profond
de nous mêmes. Nous n'avons pas besoin de nous forcer pour
écrire les paroles. Ce sont des tranches de la vie de
tous les jours. Mais nous nous efforçons toujours de compenser
les textes trop pessimistes par d'autres plus offensifs. |
Quels
sont maintenant vos projets ? Des concerts peut-être ?
Bien entendu. Maintenant que l'album
est sorti nous n'allons pas disparaître dans la nature.
Nous allons prendre le maquis musical en utilisant toutes les
possibilités qui s'offrent à nous, à commencer
par la fête de la musique le 21 Juin, quitte à jouer
sous un faux nom pour semer les flics de la pensée qui
nous collent à la gratte ! |
Le mot
de la fin ?
Merci
à toi et encore bravo pour ton site. Nous encourageons
toutes les bonnes volontés à agir dans leur domaine
de compétence comme tu le fais sur la toile pour qu'un
jour nous puissions rebâtir l'Europe sur les ruines du
système capitalo-mondialiste. |
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