De la vaccination obligatoire

Le 27 juin 2005, le dirigeant de l'Institut Pasteur a été contraint de démissionner. Les chercheurs de cette fondation privée lui reprochaient d'"aller trop loin dans le sens du libéralisme et la satisfaction des intérêts privés".

Quoi d'étonnant à cela tant il apparaît évident qu'un organisme privé quel qu'il soit ne peut être par essence un service public et sert avant tout des intérêts privés. D'où notre interrogation : qu'en était-il avant ce dirigeant et qu'en sera-t-il après ? N'est-ce pas crédulité ou ineptie de croire que le nom illustre d'une société est un gage de garantie ?

Il est possible de distinguer essentiellement quatre espèces de violences en matière d'industrie pharmaceutique et qui s'expriment par la question des vaccins :

- Une violence physique : L'administration d'un vaccin par voie intramusculaire ou autre sous la contrainte est de fait une atteinte à l'intégrité physique d'une personne. La contrainte prend en l'occurrence diverses formes.

- Une violence psychologique (aussi appelée morale) : L'acte vaccinal subit par une personne ou par ses enfants et contraire à son éthique et peut être vécu comme une violence psychologique.

- Une violence économique (par ex. : exploitation) : Quand les praticiens d'une médecine sont les otages d'une science corrompue par le profit, les patients deviennent les instruments de l'argent facile à gagner.

- Une violence politique : Les institutions juridictionnelles sont le bras armé du politique. En faisant voter des lois pénales, il est assuré de pouvoir recourir à la force publique ou tout au moins de pouvoir en brandir la menace. Et si pour un motif d'un ordre public supérieur, la liberté d'une personne est dénigrée alors il s'agit d'une oppression politique.

La vaccination obligatoire et non consentie se décline sous toutes ces facettes. La réglementation reste difficilement attaquable car outre que son bien fondé reste une certitude communément admise, cette violence s'exerce de façon insidieuse et éparse. Le tout pris séparément selon chaque point de la répartition, la violence devient relativement plus " tolérable ", comparativement peu grave à ce qui peut exister par ailleurs. Elle devient dès lors acceptable aux yeux de la société conditionnée au dogme de l'illustre Pasteur. Le hic, c'est que le corps humain est réputé indisponible.

La manière de traiter l'homme est révélée par le projet : soit il est traité comme une fin, comme un être digne de respect, ayant de la valeur, soit comme une banque de données, une agence de renseignements, une marchandise, une chose dont l'on se sers. Faire de l'homme un moyen ou une chose est lui faire violence, nier son humanité.

La force contraint quand la violence opprime : la contrainte qu'exerce sur nous la force peut nous faire croire à une violence car nous pensons que la contrainte nie la liberté d'un sujet, ce qui est faux. " On le forcera à être libre " dit Rousseau qui articule, sans les opposer force, contrainte et liberté. L'articulation force, contrainte, asservissement n'aboutit pas au même effet, c'est là toute la différence. Voilà qui nous renvoi aux lois privatives de libertés prévues en droit français pour les non asservis.

S'est en s'inspirant de Rousseau que les constituants de 1791 ont rédigé la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui prévoit que les citoyens ont le devoir de résister à l'oppression des gouvernants qui ignoreraient leurs droits les plus précieux dont fait partie la liberté de conscience !

La science préindustrielle s'est bâtie sur les fondations de la philosophie matérialiste. Précisons qu'on ne peut en l'occurrence parler stricto sensu de théorie scientifique. Une théorie ne comporte pas de jugement de valeur et repose sur des faits prétendument observés et vérifiés. Pourtant la théorie vaccinale de Pasteur, corollaire du scientisme préindustriel ne peut de toute manière prétendre à l'objectivité froide, d'autant que Louis Pasteur aimait les honneurs. Ce serait tout bonnement une assertion erronée. Le seul caractère de scientificité dépendrait alors de la méthode utilisée pour prouver cette scientificité. Or comme vu précédemment on ne peut que réfuter avec certitude une théorie quand on s'en donne la volonté et les moyens. Nonobstant les critères retenus pour définir ce qu'est une théorie, en matière de vaccination, il est dès lors plus juste de parler d'idéologie Pasteurienne, puisque l'idéologue se réfère à un système de référence, le matérialisme, et que ses assertions médicales reposent largement sur des impressions subjectives, des observations superficielles voir falsifiées et des interprétations partiales. Pour être honnête, il n'existe pas d'explication neutre car toute explication est tributaire de la théorie dans laquelle elle s'insère et que par conséquent elle véhicule le présupposé de cette théorie, en l'occurrence le matérialisme, paradigme dominant dont on fixe le timide avènement aux alentours de 1776.

L'entente de la partitocratie et de l'industrie pharmaceutique poursuit inlassablement notre conditionnement et cela dès la scolarité. La crédulité des uns s'explique donc.

Eric Blanc