|
LA
TROISIEME EUROPE 
De la fin du deuxième
conflit mondial jusqu'à la chute du Mur de Berlin, l'Europe
n'a été en fait qu'une marionnette entre les mains
des deux puissances économico-militaires du moment. Avec
la chute du Mur de Berlin, justement, on a vu la désagrégation
puis la disparition de l'un des deux pôles, si bien que
l'autre puissance est devenue une superpuissance, prenant le
contrôle de l'héritage laissé par l'ennemi.
Aujourd'hui enfin, les chefs de la fantomatique Europe ont décidé
de se détacher de leur ultime protecteur. Ceci ne doit
pas être vu comme un acte d'ingratitude à l'égard
de qui a amené l'Europe occidentale vers la démocratie,
mais comme un fils qui cherche a obtenir la liberté de
son père, qui demande à avoir sa propre vie, sa
propre famille et à pouvoir assumer les responsabilités
de ses actes.
Ce que dans certains milieux
jeunes on appelle la "Troisième Europe", c'est
justement cela. Une Europe libérée de tout lien
extra-continental, capable d'agir seule, sans que personne ne
la traite d'ingrate, parce qu'elle saura reconnaître ses
amis et ses ennemis. Une Europe au-delà du communisme
et au-delà du capitalisme, où c'est l'Homme en
tant que tel qui est au centre de la société ;
une Europe fière de son passé, lorsque, durant
son âge d'or, c'était elle qui était la lumière
du monde, le phare de la Civilisation.
Pour l'heure, l'Europe
ne peut s'offrir cette "cure de désintoxication",
elle n'en a pas les moyens ; mais il est certain que demain nos
fils connaîtront une Europe issue de celle qui depuis mille
ans a bâti ce que nous appelons aujourd'hui la Civilisation.
L'Europe le peut. L'Europe le doit. Elle le peut parce qu'elle
possède une culture et une tradition millénaires,
capables de supporter le poids de nouvelle puissance mondiale,
parce qu'elle possède des armes qu'elle affûte sans
cesse d'avantage : de la "primitive" C.E.E., on est
passé à une U.E. plus "maniable", pour
ensuite parvenir à la "lourde" Constitution
européenne. Elle le doit parce que nous ne pouvons plus
accepter le protectorat de qui que ce soit ; parce que le peuple
de l'Europe veut la liberté, veut être justement
une troisième entité, différente et libre
de toute autre.
Aujourd'hui l'Europe est
en train de réaliser la Constitution en faveur d'une politique
étrangère et de défense commune. Le fait
de posséder un ministre des affaires étrangères
européen peut représenter le chaînon manquant
entre l'idée de la Troisième Europe et la pratique
de l'Union européenne. De là découlerait
ensuite une indépendance militaire (déjà
à l'étude) des alliances transocéaniques
pour une véritable et complète Nation européenne.
Evidemment il s'agit d'un
projet à long terme, ou mieux, il va se réaliser
au moment opportun (géopolitiquement parlant) et à
un âge plus avancé (avec la sécurité
de ses propres outils).
Jusqu'à présent,
l'Union européenne n'a pas trahi l'Idéal, adoptant
toujours des mesures "européennes" ; aujourd'hui,
avec la possibilité d'avoir une politique étrangère
et militaire commune, on franchit un nouveau pas de géant.
L'Europe s'est-elle réveillée
? Nous le verrons.
Marco
Cossu |
LA
TERZA EUROPA 
Dalla fine del secondo
conflitto mondiale, alla caduta del muro di Berlino, l'Europa
è stata di fatto una marionetta in mano delle due potenze
economico-militari del momento. Con la caduta del muro di Berlino,
appunto, si è avuto lo sfaldamento e la conseguente dissoluzione
di uno dei due poli, cosicché l'altra potenza è
divenuta una superpotenza, avendo il controllo sull'eredità
lasciata dal nemico. Finalmente oggi i capi della fantomatica
Europa, hanno deciso di sganciarsi dall'ultimo protettore. Ciò
non deve essere visto come atto di irriconoscenza verso chi ha
traghettato l'Europa occidentale verso la democrazia, ma come
il figlio che vuole libertà dal padre, che chiede di avere
una propria vita, una propria famiglia ed assumersi la responsabilità
delle proprie azioni.
Quello che certi ambienti
giovanili chiamano "Terza Europa", è proprio
questo. Un'Europa svincolata da qualsiasi legame extracontinentale,
capace di agire da sola, senza che nessuno l'insulti come irriconoscente,
perché saprà dove trovare gli amici e dove i nemici
; un'Europa oltre il comunismo ed oltre il capitalismo, dove
sia l'uomo in quanto tale il centro della società; un'Europa
fiera del proprio passato, quando durante il suo ciclo d'oro
essa era la luce del mondo, faro di civiltà.
Al momento l'Europa non
può permettersi lo "svezzamento", non ne ha
le potenzialità ; ma è certo che un domani i nostri
figli vivranno un'Europa discendente da quella che per mille
anni costruì ciò che noi oggi chiamiamo civiltà.
L'Europa può. L'Europa deve. Può perché
possiede una cultura ed una tradizione millenaria, capace di
sostenere il peso di neopotenza mondiale, perché ha delle
armi che sta affilando sempre di più : dalla "primitiva"
Cee si è passati ad una più "maneggevole"
Ue, per poi arrivare alla "pesante" Costituzione Europea.
Deve perché non possiamo più accettare il protettorato
di nessuno ; perché il popolo d'Europa vuole la libertà,
vuole essere appunto una terza entità, diversa e libera
da chiunque altro.
Oggi l'Europa sta compiendo
la Costituzione in favore di una politica estera e di una difesa
comune. Il fatto di possedere un ministro degli esteri europeo,
può rappresentare l'anello mancante tra l'idea di "Terza
Europa" e la pratica di Unione Europea. Da ciò conseguirebbe
poi un'indipendenza militare (già allo studio) da alleanze
transoceaniche, per una vera e completa Europa nazione.
Ovviamente il progetto
è a lungo termine, o meglio, va attuato al momento opportuno
(geopoliticamente parlando) e in età più matura
(con la sicurezza dei propri strumenti).
Fino ad ora l'Unione Europea
non ha tradito l'Idea, attuando sempre provvedimenti "europei"
; oggi, con la possibilità di avere una comune politica
estera e militare, si sta facendo un ulteriore passo da gigante.
L'Europa s'è desta
? Vedremo.
Marco
Cossu |