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LETTRE OUVERTE A MARC-OLIVER FOGIEL ET AUX KAPOS DE LA PENSEE UNIQUE Monsieur Fogiel, J'ai eu grand plaisir à voir invitée Brigitte Bardot ce lundi 12 mai dans l'émission " On ne peut pas plaire à tout le monde " sur France3. Première partie d'émission fort agréable... mais émission gâchée par une fin montée de toutes pièces par un Marc-Olivier Fogiel particulièrement haineux. Ayant fait part à France3 du fait que j'ai été choqué, il m'a été répondu en substance que la polémique était une des caractéristique de l'émission précitée. Polémique certes, qui reste dans le cadre feutré de la fausse joute verbale tant que les invités se contentent d'assener des banalités ou à promouvoir la drogue, le mondialisme destructeur des peuples ou à faire dans la fausse provocation de mauvais goût. À ce propos, aujourd'hui où les "rebelles" se contentent de cracher sur ce qui a fait notre grandeur, être rebelle n'est ce pas plutôt affirmer la réalité de certains faits occultés, rester droit et lutter pour des valeurs saines ? Brigitte Bardot a d'abord été présentée sous son image de l'actrice qui a représenté l'image de la France pendant des décennies, puis est venue une phase plus sérieuse sur l'horreur de la vivisection et des 6 millions d'animaux sacrifiés en France chaque année sur l'autel de la société de consommation, dans une indifférence quasi-générale. Brigitte Bardot a donc pu défendre la cause qu'elle défend sans y rechercher gloire ni argent contrairement à bon nombre de ces "artistes" qui naviguent dans les eaux boueuses de ce qu'on qualifiera le "charity-buisiness". C'est dans la dernière partie, que de façon machiavélique, sur le ton d'un procès des régimes les plus totalitaires, Marc-Olivier Fogiel a monté un véritable traquenard, a fait preuve de sa hargne et de haine, afin de faire passer Brigitte Bardot pour une mal-pensante voire une folle. Être mal-pensant est plutôt un compliment dans une société dominée par la promotion d'idées politiquement correctes incluant le fait de baisser la tête devant tout ce qui est nocif, d'accepter servilement le mondialisme destructeur comme la pensée unique, le métissage institutionnalisé comme le mépris pour la vie animale. Je ne suis ni adhérent du Front National (Brigitte Bardot non plus à ma connaissance), ni de la Fondation Brigitte Bardot, mais en tant qu'homme libre, nationaliste (nationaliste-européen devrais-je dire mais cette lettre ouverte en soutien à une dame courageuse n'a pas pour but de s'étaler en questions politiciennes ou géopolitiques) et sensible à la cause animale, je tenais à exprimer le dégoût qu'a provoqué en moi le comportement de Marc-Olivier Fogiel. C'était petit bien que destructeur. La séquence la plus odieuse fut celle où un psychiatre (du même tonneau qu'un Gérard Miller qui officie sur l'autre grande chaîne de télévision du "service public"), un certain Grimberg je crois, a fait passer Brigitte Bardot pour folle en s'appuyant sur une analyse plus que douteuse. Les régimes totalitaires, rechignant au débat, rechignant à la pluralité, ont toujours préféré traiter les "mal-pensants" de fous. Pour le Dr Grimberg, les enfants palestiniens qui mènent la "guerre des pierres" sont-ils des "fous" ? Et les 18 % d'électeurs qui le 5 mai 2002 ont refusé d'aller déposer un bulletin Jacques Chirac dans l'urne sont-ils aussi des "fous" ? Et tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le pouvoir sont-ils encore et toujours des "fous" ? Tout le monde est le "fou" de l'autre mais disons-nous que certains "fous" qui ont plus de pouvoir que d'autres ont plus de facilité à traiter leurs opposants de "fous"... Certains qui connaissent
mieux les quartiers chic et toc du Marais ou les casinos de Deauville
que la vie réelle - celle qui fait le quotidien des quelques
centaines de millions de mes compatriotes européens, celle
qui fait la souffrance des millions d'animaux sacrifiés
chaque année, celle qui est immuable et que connaissent
les gens qui ont les pieds sur terre - ces gens Le pamphlet de Brigitte Bardot, son livre "Un cri dans le silence" (16 euros aux Editions du Rocher) est un pavé dans la mare. On peut ne pas être d'accord avec tout, ce qui est mon cas. Mais il est une bouffée d'air pur. Les chapitres s'alternent sur le modèle : un chapitre mélancolique et poignant traitant de sa vie, un chapitre plein de verve, de colère et de déceptions sur des questions de société qui bien souvent méritent dénonciation. Ce livre est un pavé dans la mare car il reste trop peu d'auteurs vraiment libres d'esprit et ayant le courage d'aller jusqu'au bout de leur cause. C'est d'ailleurs pareil en politique où comme le dit fort justement Brigitte Bardot, seuls Arlette Laguiller et Jean-Marie Le Pen sortent du lot. En tant que NR, je n'approuve ni les aspects internationalistes de la première, ni les aspects droitistes du second, mais j'ai du respect pour les deux, car ils ont décidé d'aller jusqu'au bout de leur cause. On ne pourra jamais en dire autant d'un Fabius ou d'un Sarkozy, sans doute parce qu'ils sont très éloignés des peuples de France et d'Europe, contrairement à Arlette Laguiller ou à Jean-Marie Le Pen... J'espère donc que la révolte des gens réels se fera entendre comme j'ai souhaité le faire. J'espère que ce tout petit monsieur qu'est Marc-Olivier Fogiel se fera "remonter les bretelles" par des gens qui se souviendraient que service public rime aussi avec liberté et pluralité. J'espère que tout ce que notre pays compte d'hommes libres achètera le livre de Brigitte Bardot afin de la soutenir, elle et son éditeur, qui risquent d'être victimes des ligues de vertu spécialisées dans la protection de la pensée unique. Faites travailler votre libraire de quartier ! Offrez-vous un bol d'air pur ! Soutenez ceux qui méritent de l'être ! J'espère que le médiateur de France3 prendra les dispositions nécessaires pour que des éclaircissements soient faits publiquement à une heure de grande écoute (prochaine émission de Marc-Olivier Fogiel par exemple). Ni à Marc-Olivier Fogiel, ni aux kapos de la pensée unique, je n'adresse mes cordiales salutations. Je les adresse en revanche à tous les autres qui liront cette lettre ouverte. Yann D. CC : |