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L'ECOLOGIE
VUE PAR LES NATIONALISTES
POUR UNE ALTERNATIVE VERTE
NATIONALISTE ET RADICALE !
Aujourd'hui, l'écologie est récupérée,
à la fois par les partis " écologistes ",
par le système et par la société de consommation.
La percée des partis " écologistes "
est un fait. Derrière celle-ci se cache deux réalités.
D'une part, l'utilisation de l'écologie pour faire carrière
politique. C'est une voie commode pour quelques ambitieux. Ceux-là
sont prêts à toutes les compromissions avec la particratie
traditionnelle. Ainsi en Belgique, des élus " Ecolos
" siègent aux conseils d'administration d'intercommunales
diverses, participent à des majorités nationales
et communales. Les passages aux partis traditionnels sont fréquents.
Ainsi en France des " écologistes " siègent
au gouvernement et se partagent entre la particratie de droite
et de gauche, dans l'espoir de quelque strapontin parlementaire.
En Allemagne, la situation est la même comme partout ailleurs
en Europe.
D'autre part, ces mêmes partis sont le refuge d'utopistes
qui refusent le progrès. L'Ecologie politicienne se disqualifie
par là même comme alternative, même si, parfois,
elle fait entendre une voix utile.
NOUS DENONÇONS LA RECUPERATION DE L'ECOLOGIE PAR LA PARTICRATIE
!
Pour les partis du système, il s'agit de récupérer
l'écologie en vidant de leur contenu toutes ses légitimes
revendications. Les " Verts " sont ainsi devenus l'objet
de toutes les sollicitations. La récupération bat
son plein. Comment s'en étonner ? L'intérêt
subit pour l'écologie montré par la classe politicienne
s'explique non seulement par la sensibilisation, somme toute
récente, de l'opinion aux problèmes de l'environnement,
mais surtout par sa manifestation électorale : lorsque
l'écologie " fait " des voix, elle intéresse
les politiciens. Il est extrêmement amusant de voir les
partis régimistes faire assaut de " volonté
écologiste ". La farce ne provient pas seulement
de l'affreux électoralisme qui, depuis les succès
des groupes "verts", pousse ces partis à les
courtiser. Non, elle vient surtout de cette négation même
de leurs " doctrines " que représente le ralliement
à la défense de la nature et du cadre de vie. Le
Capitalisme, comme la Sociale-démocratie sont tous deux
issus du monstrueux développement industriel du XIXe siècle
et ils ont comme idée maîtresse la croyance en un
progrès économique indéfini. Ces deux idéologies
ne peuvent être que favorables à un productionnisme
forcené, à une quête constante de l'expansion
des forces de production. Même après la vague écologiste,
ces deux idéologies apparaissent liées sur le plan
de la poursuite de la destruction du cadre naturel. Il leur est
impossible de mettre fin aux excès de l'industrialisation
à outrance.
Les alliances des responsables politiques des partis " écologistes
" avec des partis traditionnels montrent simplement qu'ils
font passer leurs carrières politiques et leurs intérêts
privés avant leurs conceptions écologiques.
Enfin, pour la société de consommation, le climat
créé par les revendications écologiques
est une nouvelle source de profit : nourriture et alimentation
" naturelles ", utilisation publicitaire, " produits
verts ", etc.
NOUS AFFIRMONS LA NECESSITE DE L'ECOLOGIE !
Pourtant, l'écologie et ses préoccupations sont
une nécessité vitale.
L'avenir des générations futures est conditionné
par les décisions ou l'absence de décision, que
nous prendrons dans ce domaine ; le débat sur le nucléaire
en étant une illustration. Alors, entre un capitalisme
technocratique sacrifiant tout à ses cités de science
et de violence et une écologie politique rétrograde
et en voie de récupération, il faut ouvrir une
autre voie pour l'écologie.
NOUS LUTTONS POUR UNE ECOLOGIE EUROPEENNE !
Nous, écologistes radicaux, luttons contre ceux qui ont
transformé de vastes parties de la planète en un
vaste dépotoir pour augmenter, qui la puissance politique
d'une bureaucratie tyrannique, qui le taux de profit de certaines
sociétés multinationales.
Nous ne voulons pas céder à nos descendants un
monde saccagé matériellement et moralement par
la société de consommation que nous subissons.
Là encore, nous sommes les seuls à ne pas sacrifier
l'avenir au présent.
Or, la société moderne gaspille toutes les ressources
naturelles de notre planète, dans le seul but de développer
encore une société de surconsommation, forme d'esclavage
sophistiquée pour l'humanité.
Pour nous l'écologie n'est pas une fin en soi, mais implique
toute une conception de l'existence, tout en ensemble de valeurs,
nécessairement opposées aux idéologies dominantes.
NOUS VOULONS PRESERVER L'AVENIR !
Pour préserver l'avenir, nous, écologistes européens
radicaux, réclamons donc l'adoption de mesures concrètes
:
SUR LE PLAN EDUCATIF : Nous voulons une réforme radicale
de l'Education nationale, qui ne doit plus former de nouveaux
consomateurs-producteurs, mais viser à développer
le caractère et le sens critique de l'individu. Les deux
sources principales de POLLUTION MENTALE permettant le productionisme
outrancier étant la PUBLICITE COMMERCIALE NON-INFORMATIVE
et le MONOPOLE DES MOYENS D'INFORMATION détenus par la
ploutocratie dirigeante. Elles doivent être considérées
sur le même plan que les sources matérielles de
pollution et rigoureusement combattues comme telles. Il faut
inverser la marche actuelle de la société vers
une dépendance toujours plus grande vis-à-vis des
choses matérielles et de la technocratie, aux dépens
de la liberté de l'individu et au prix du pillage irréversible
de la nature. L'augmentation des satisfactions matérielles
et donc de la dépendance envers elles est seulement l'augmentation
d'un esclavage. Changer cette orientation suicidaire passe par
le CHANGEMENT DES MENTALITES.
SUR LE PLAN ECONOMIQUE : Nous voulons mettre un terme au gaspillage
engendré par la société de consommation
; produire pour satisfaire des besoins réels et non plus
produire pour produire. Ce devra être obtenu par des mesures
coercitives, telles que le contingentement, par le contrôle
rigoureux de la publicité commerciale et par une incitation
permanente des activités et façons de vivre axées
sur l'exercice de qualités humaines plutôt que sur
la consommation de produits et d'énergies artificielles.
Il s'agira, partout où cela sera possible et à
production égale, de favoriser une reprise de l'agriculture,
de l'artisanat et de la petite industrie. Sur le plan de l'énergie,
il faudra s'orienter vers les énergies non-polluantes.
SUR LE PLAN DE L'ORDRE CIVIL : les mégalopoles de béton
et d'acier, produites par le développement capitaliste
sont des fabriques monstrueuses de névroses et de dégradations
humaines. Il faut mettre un terme définitif à leur
développement. Il est fondamental de bloquer, tout au
moins, et d'urgence, l'urbanisation effrénée de
notre société. L'extension des villes doit cesser
à tout prix grâce à des dispositions législatives
visant à inverser la tendance et à favoriser le
retour des populations vers les campagnes, les petits et moyens
centres.
NOUS AVONS L'AMBITION DE RECONCILIER LA SCIENCE ET L'ECOLOGIE
!
Sur le plan des sciences et des techniques, nous, écologistes
européens radicaux, estimons que le but assigné
à la recherche scientifique doit être bien différent
des actuels (servir la production et améliorer le soi-disant
" bien-être "). Elle devra étudier en
priorité les causes et les conséquences des problèmes
écologiques actuels sur l'Homme et la nature et apporter
les moyens technologiques et matériels pour y remédier.
La recherche et la valorisation des sources d'énergie
alternatives, ainsi que des méthodes de production écologiquement
acceptables, doit être naturellement un devoir pour la
science. Enfin, elle devra déterminer les critères
d'intervention pour l'amélioration du milieu naturel,
de manière à le sortir de son état de dégradation
actuel.
NOUS COMBATTONS POUR CHANGER DE SYSTEME !
La catastrophe écologique, qui menace chaque jour davantage,
réclame des mesures d'urgence et un engagement prioritaire
s'attaquant globalement aux causes du problème et non
à certains de ces aspects sectoriels ou locaux. Cette
tragique réalité est provoquée par les abus
d'une certaine technique et doit être combattue par des
mesures d'ordre technique et scientifique. Cette catastrophe
est la conséquence directe de la pollution engendrée
par l'activité industrielle depuis l'avènement
des structures capitalistes du XIXe siècle et de ses dérivés,
tel hier le capitalisme d'Etat de type soviétique.
La première de ces pollutions est la conception même
de la vie moderne, qui exclut tout ce qui n'est pas lié
à l'utilité économique immédiate.
Cette conception est propagée par la ploutocratie qui
nous gouverne sous le couvert de la fausse " démocratie
" parlementaire et qui cherche avant tout le profit. Elle
repose sur la croyance aux possibilités illimitées
de la Technique et de la Science. En cherchant le placement d'une
masse toujours croissante de produit, et donc en créant
sans cesse la demande pour ces produits, le capitalisme a réussi
à créer à tous les niveaux de la société
une masse énorme de besoins, qui, dans le passé,
n'avaient jamais été ressentis.
Une technique toujours plus évoluée et raffinée
a transféré dans le domaine de la nature le poids
énorme de ces besoins. Notamment en recherchant sans cesse
des fournitures croissantes d'énergie, nécessaires
à la production frénétique de biens et de
services.
Le résultat de tels choix ne pouvait être différent
que celui que nous subissons aujourd'hui. Tandis que d'un côté
la nature manifeste par des signes évidents sa fatigue
et son épuisement, de l'autre la société
économique nie cette réalité angoissante
et prétend toujours assurer le bonheur des hommes. LA
CATASTROPHE ECOLOGIQUE ACTUELLE est un acte d'accusation contre
la société marchande moderne dans son entièreté
et on doit y répondre en tant que tel : C'EST LA SEULE
ALTERNATIVE A NOTRE AUTODESTRUCTION, c'est le seul moyen d'assurer
notre avenir.
NOUS VOULONS CHANGER LES ESPRITS !
Il est clair que pour effectuer des changements aussi radicaux,
une véritable révolution des esprits est nécessaire.
Cela dit l'Europe et la France porte dans son génie les
richesses suffisantes pour relever un tel défi. Deux conditions
sont cependant nécessaires.
Tout d'abord l'indépendance du politique. Rien, en effet,
n'est possible à un Etat soumis en permanence aux pressions
de l'argent, des lobbies, des médias ou même de
l'opinion, dans le domaine où l'intérêt général
heurte tour à tour chaque intérêt particulier.
Comment les autorités locales peuvent-elles imposer une
mesure coûteuse à une entreprise, même si
la législation permet de l'exiger, si cette mesure doit
entraîner licenciements, chômage et, par voie de
conséquence, leur non-réélection et leur
impopularité ? On ne peut tout vouloir à la fois
: la politique du plus grand dénominateur commun et celle
du très long terme.
Ensuite, il est absolument vital que, malgré les suspicions
dont la recherche scientifique est l'objet ces dernières
décennies, le progrès des connaissances se poursuive.
Ce que la science a transformé en travail, en force de
production, de guérison, la même science, née
de l'Europe principalement, doit s'organiser pour reconstruire
la nature et la stabiliser. Le progrès de la science,
notamment celle du vivant, la génétique, est indispensable
pour découvrir les voies d'un nouvel équilibre,
pour nous libérer de l'utilitarisme.
NOUS VOULONS UNIR L'ECOLOGIE ET LA PARTICIPATION DU CITOYEN A
LA VIE DE LA CITE !
Pour nous, écologistes européens radicaux, écologie
et participation du citoyen à la vie de la Cité
doivent forcément aller de pair. L'émergence des
revendications écologiques, et surtout de l'écologie
politique, coïncide avec une remise en cause du fonctionnement
actuel de la fausse " démocratie " parlementaire
et de la particratie usée et corrompue. Elle rend tout
à fait indispensable une exigence renouvelée de
la participation des citoyens à la vie de la Cité,
participation dont ils sont écartés par la particratie
et ses liens avec l'affairisme et l'impérialisme. Cette
remise en cause s'est faite dans diverses directions. L'absence
de débats réels et les méthodes de la particratie
nous ont laissé dériver et négliger pendant
trop longtemps des problèmes aussi essentiels pour la
planète, notre environnement, et finalement pour l'épanouissement
de l'homme. Elle provient du mur d'incompréhension rencontré
souvent par les associations et les particuliers face à
l'Etat et aux élus à différents niveaux.
Elle prend parfois d'autres formes inquiétantes comme
l'appel à la compétence, aux experts, aux scientifiques
pour arbitrer, voire décider en lieu et place des citoyens,
ou encore le recours à un encadrement social et réglementaire
enserrant l'individu dans un carcan de contraintes et de normes
comportementales. Ces deux risques potentiels de dérive
méritent d'être soulignés et condamnés.
Tout au contraire, notre approche de l'écologie part d'un
constat que les écosystèmes révèlent
d'abord la complexité des systèmes, la recherche
permanente d'équilibres renouvelés, l'interactivité
entre les événements et les choses. Aussi, convient-il
au contraire d'inciter à la diversité, à
la confrontation des points de vue, à la participation
de tous et donc d'insister sur la nécessité de
l'exigence de la participation accrue du citoyen à la
vie de la cité. Cette exigence s'élargit désormais
à l'échelle européenne où nous devons
avancer vers une Europe politique appuyée sur des institutions
réellement représentatives des citoyens.
L'écologie part du très voisin pour concerner toute
l'Europe. Le plus souvent aussi c'est un lien continu qui doit
unir l'extension du champ à travers les institutions européennes
de la participation des citoyens et de la nécessité
d'une participation locale plus vivante.
Le constat est sévère, non seulement sur l'état
de la planète, mais aussi sur l'état de la participation
des citoyens à la vie de la Cité, singulièrement
lorsqu'il s'agit des sujets liés à l'environnement.
Nous ne sommes pas des pays démocratiques - d'ailleurs
il n'y en a pas. Nous sommes des pays d'intention démocratique.
La confiscation de la démocratie par la particratie apparaît
singulièrement en matière d'écologie et
d'environnement. L'écologie n'est pas seulement un ajout
à notre pensée communautaire. Par sa force de contestation
et de remise en cause, elle peut constituer un des éléments
moteurs régénérateurs de notre projet civilisateur.
De ce point de vue, l'extension de la participation des citoyens
à la vie de la Cité est un axe essentiel. Elle
passe par deux voies complémentaires : l'amélioration
des mécanismes d'information, de formation, de consultation,
de décision et de contrôle, mais aussi l'affirmation
de valeurs comme celle de l'épanouissement de l'homme
et le refus du primat de l'argent, comme notre conception du
travail, du social et de l'éthique communautariste français
et européen.
NI DROITE, NI GAUCHE, CONTRE LE SYSTEME !
Au départ, l'écologie politique qui n'était
pas encore politicienne est née sur les bases très
saines du principe " ni droite ni gauche ", refusant
de s'engager dans les fausses joutes électoralistes de
la particratie régimiste. Aujourd'hui il n'en est plus
rien ! En Belgique, les " écolos " discutent
aussi bien avec la gauche socialiste qu'avec la droite libérale,
rêvant déjà de strapontins ministériels.
En France, les " Verts " ont éclaté,
" Génération Ecologie " se prostituant
à la droite libérale, tandis que les " Verts
" de VOYNET, après s'être vendus à la
gauche sociale-démocrate avec leur entrée au gouvernement
de la "Gauche plurielle", rêvent aujourd'hui
de strapontins parlementaires.
Aujourd'hui, il n'y a plus aucun espoir pour les écologistes
et la cause de l'écologie dans l'écologie politicienne.
Aujourd'hui la place des militants écologistes radicaux,
authentiques, honnêtes se trouve non pas dans les partis
de l'écologie politicienne qui se sont prostitués
au Système mais dans un front uni, radical, contre le
Système et contre le Régime qui le représente.
C'est à cette lutte unitaire que les nationalistes
appellent les militants écologistes qui veulent redonner
à leur combat le sens qu'il n'aurait jamais dû perdre,
celui d'une alternative au système capitaliste libéral
et à la faillite des partis politiques qui le soutiennent.
Grégory
G.
Directeur du journal ''LA VOIX DU PEUPLE''
www.voiedupeuple.fr.st
voiedupeuple@voila.fr |