Vers la "délobotomisation" des esprits : un bilan, un but, des combats...


Votre gallinacé tricolore préféré sur le oueb m'offre cette tribune libre. En tout bien tout honneur, je vous livre donc mes réflexions sur ce sujet et bien sûr si vous avez des remarques personnelles à me faire, c'est avec grand plaisir que j'en prendrai connaissance si vous me les envoyer dans ma BAL. La structure de cette tribune a un caractère un brin "scolaire", j'espère que cela permettra la plus grande clarté. Tout d'abord quand je dis "nos idées" je parle évidemment des miennes et je ne vais pas polémiquer comme certains aiment le faire, mais je conçois que tout le monde peut ne pas avoir exactement la même vision et les mêmes buts, cela étant il y a des idées "communes" aux différents courants "identitaires". De toute façon ici il ne sera pas question de "droite" ou de "gauche" qui sont des concepts trompeurs et sans grand intérêt mais bel et bien du triomphe des valeurs "nationalistes-européennes". Le titre de cette tribune est un petit barbarisme linguistique, je crois, mais ce sera le seul. L'idée est là : les peuples d'Europe (je crois que la France, la Belgique et l'Allemagne sont les plus touchées, d'ailleurs pour des raisons fort différentes) ont été anémiés et véritablement lobotomisés par le politiquement correct (idéologie pernicieuse excellement traitée par Vladimir Volkoff dans "Petit manuel du politiquement correct") et donc ne raisonnent plus du tout mais restent coincés dans ce carcan qui nous mène droit dans le mur parce que le capitalisme international sait qu'il veut détruire sur son passage avec son rouleau compresseur, parce que l'envahisseur sait lui aussi ce qu'il veut, parce que les politiciens sont des pantins qui servent les deux catégories précédentes. Disparaître physiquement, intellectuellement, humainement : ça n'a rien d'enthousiasmant!

I. UN BILAN :

- Des valeurs perverties :

Il ne s'agit pas de se plaindre de l'ordre moral moribond mais bel et bien d'appréhender le mot "valeurs" de façon plus large. Il nous paraît logique de défendre les intérêts de notre peuple, de notre sang, les intérêts du Vieux Continent ? Oui. Aujourd'hui on assiste à une véritable entreprise d'autodestruction qui fait que non seulement nous nous dévalorisons à l'échelle internationale mais qu'en plus nous n'avons plus la maîtrise de ce qui se passe chez nous. Il nous paraît logique de défendre les intérêts de la famille comme un des piliers de la Nation et de perpétuation de la grande aventure de notre civilisation à travers l'Histoire ? Oui. Aujourd'hui on assiste à un développement de notre autodestruction par la destruction des structures familiales : avortements de complaisance (depuis une vingtaine d'années, quand même 6 millions !), mise en avant du modèle de la "famille homoparentale" (sic !). Il nous paraît logique (en tout cas en ce qui me concerne) de favoriser l'être humain par rapport aux intérêts financiers du capitalisme international. La "gauche" et la "droite" pensent l'inverse. Il nous paraît logique que la jeunesse bénéficie d'une éducation enracinée, axée sur le principe d'un esprit sain dans un corps sain. Aujourd'hui les enfants sont éduqués dans le culte d'une démocrassouille qui n'a rien de démocratique, des "Droits de l'Homme" (surtout lorsqu'il s'agit de repentances à profusion : de l'esclavage à la shoah, de la colonisation à la guerre civile européenne 39-44) et de la médiocrité tant intellectuelle que physique.

- Une lobotomisation des esprits :

Ce qui précède pourrait passer pour un détail (important) s'il était aussi simple de renverser la vapeur que d'aller acheter un sandwich au jambon (profitez-en aujourd'hui, demain est un autre jour !) ou d'éteindre son poste de télévision quand les menteurs professionnels vous irritent. Le problème est qu'aujourd'hui nos idées ne passent pas car les gens y sont imperméables, certains par réflexe pavlovien suite au travail de sape organisé par les flics de la pensée, d'autres ont même une conscience "antifasciste" aiguisée. Ainsi il y a des sujets ou une époque très précise de l'Histoire sur laquelle pas la moindre discussion non-politiquement correcte n'est admise. Il en est aussi de certains sujets où vous exprimer avec moult bon sens vaut l'opprobre et le blocage de votre interlocuteur. Ainsi aujourd'hui, notre peuple est envahi par la propagande politique (qui lui dicte de rester dans les carcans politiquement corrects et qui fait le nécessaire pour que les cerveaux réagissent négativement de façon automatique à tout message "incorrect"), économique (qui dicte d'encaisser ses chèques, de consommer au rythme de la publicité et de la mode dictée désormais à l'échelle mondiale par un capitalisme plus que jamais apatride), culturelle (qui dicte de s'éloigner des lectures, musiques et peintures marquant l'enracinement au profit d'une pseudo culture visant à détruire toutes les autres). Il me paraît donc illusoire à ce jour d'arriver à rassembler derrière nos valeurs des gens qui peuvent être ouvert à tout... sauf à ce que nous leur disons. Faites l'expérience : certaines personnes approuveront leur propos, puis sachant quelles sont vos idées se rétracteront face au danger que vous représentez (sic! mais pas mdr du tout!).

II. UN BUT :

- "Créer le déclic" :

Pour la majorité des gens vous avez tort avant d'avoir parlé. Le problème est là. Dans l'optique de la politique dans le cadre démocratique actuel, il paraît presque impossible de conquérir une majorité de gens en se contentant d'intensifier une propagande si les gens sont imperméables à cette propagande. La priorité est de créer un "déclic" chez un maximum de gens. Quelques exemples :

* Vous vous adressez à un ancien communiste trompé par son parti, par le patronat, par l'Etat. Vous lui expliquez comment vous pensez que chaque Français (chaque Belge si vous êtes Belge, chaque Allemand si vous Allemand, chaque Européen si vous avez une vision plus globale et continentale de nos combats) a droit à un travail, une dignité dans son pays et le nécessaire de structures pour qu'à travers sa famille il perpétue la pérennité de notre civilisation (adaptez le langage à la personne que vous avez face à vous). Si c'est un homme sincère, il approuvera. Si c'est un lobotomisé, il se coincera quand il comprendra où vous voulez en venir. Mettez-le face à sa contradiction. Refaites la même chose quelques semaines plus tard. Si un déclic se fait chez lui, c'est un partisan de gagné. Sans ce déclic, il y a 99 % de chances qu'il reste imperméable à nos idées au moment des élections en particulier.

* Vous vous adressez à une féministe, souvent aux premières loges du combat contre nos idées. Parlez-lui de la situation des femmes dans certains pays puis lisez-lui quelques textes de dirigeants de ces pays, venez-en à la non-séparation du religieux et du politique dans ces mêmes Etats. Essayez de glisser vers la situation dans les zones de non-droit "françaises". La dame se cabrera sans doute. Mettez-là devant le fait accompli : préfère-t-elle être libre et respectée avec nous ou préfère-t-elle le statut de la femme dans les pays dont vous lui avez parlé et qui pourrait se profiler sur notre Vieux Continent dans les prochaines décennies ? Elle sera sceptique mais, au fur et à mesure des événements à venir, peut-être le déclic...

* Etc À adapter à la "droite de conviction", aux abstentionnistes dégoûtés de la politique, à certains "socialistes" qui seraient prêts à se poser des questions, à des gens proches de nos idées mais qui n'osent pas se poser certaines questions. Laissez tomber les antifafs convaincus (ils ont autant de volonté que vous sinon plus) et les centristes (ce sont des carpettes).

- Faire triompher de saines valeurs :

Le triomphe de certaines valeurs n'est possible que si un grand nombre de personnes ont eu le déclic. D'ailleurs une fois le déclic amorcé, elles seront sans doute, pour le coup, beaucoup plus accessibles à nos propos qu'à ceux qui les ont roulés dans la farine depuis 1944 et qui tentent de sauver ce qui reste de gâteau desséché. Les Français sont peut-être trop souvent des veaux mais de la révolte de la Commune en 1871 à la révolte nationale-populaire du 6 février 1934, quand les Français se réveillent... ça bouille!

III. DES COMBATS :

- Le politique "politicienne" :

J'admire ceux qui s'y consacrent beaucoup même si cela concerne un nombre très réduit des gens de notre peuple (et je crois qu'il en est de même chez nos frères européens, je ne sais pas trop quelle est la situation au Québec) et si ça concerne un nombre si réduit de gens c'est parce que l'économique a pris le pas sur le politique ("à quoi bon puisque tous les gouvernants sont les exécutants des capitalistes ?"), parce que le politique a perdu de ses lettres de noblesse ("de toute façon ce sont tous des pourris!"), parce que le politique a perdu sa place dans le blafard train-train métro-boulot-télé-dodo. Cela étant comme le dit l'excellent Guillaume Faye (pensez à le soutenir financièrement en achetant ses livres et en s'abonnant à sa revue car il vient, lui et son éditeur, d'être condamné à une très grosse amende pour avoir osé donné un coup de pied dans la fourmilière avec son livre "La colonisation de l'Europe - Discours vrai sur l'immigration et sur l'islam"), les structures politiques existent et elles permettent d'avoir des moyens matériels et structurels intéressants, mais il est bon d'organiser d'autres réseaux "de Lisbonne à Vladivostok" de ceux qui veulent prévoir une alternative salvatrice (au moins pour une partie de notre peuple) si nous n'avons pas les moyens de gagner et de faire appliquer nos idées à assez brève échéance (je dirais une dizaine d'années).

- Le combat culturel :

Très souvent négligé au profit d'élections qui n'apportent qu'une effervescence de courte durée et concrètement peu de choses faites au fond. Car les élections ne devraient rester qu'un moyen et non pas une fin. Nous n'avons pas de vrai réseau pour faire valoir notre courant de pensée. Pourtant la "Nouvelle Droite" et ce qu'il en a découlé à travers des gens de talent tels Pierre Vial, Alain de Benoist, Jean Mabire ou Guillaume Faye était encourageant. Ça n'a pas atteint les buts recherchés, mais l'idée de créer sur le fond plus que sur la forme et sur la durée plus que pour de brèves échéances était excellente. Aujourd'hui, si parallèlement à ce qui précède, on développait sérieusement ce volet nous en tirerions sûrement satisfaction : alors à moi, à vous, à nous de diffuser le Rock Identitaire Français (R.I.F) pour désintoxiquer en douceur la jeunesse, de diffuser de façon "artisanale" dans nos villes les zines identitaires pour être présents chez les buralistes (et achetez !), de participer aux mouvements qui forment intellectuellement et physiquement car à défaut de sauver tout le monde renforçons-nous, etc.
D'autre part je viens d'entendre une polémique sur des journaux gratuits qui se développeraient (et qui déplairait aux mafias syndicales!). Plutôt que de cracher sur cet exemple (le principe de ces journaux est une exécrable façon pour le capitalisme de mieux asséner la publicité dans le crâne des gens), pourquoi ne pas songer à créer ce type de journal sous un aspect "soft" et d'y faire passer nos valeurs? Pour vaincre les ennemis, utilisons leurs armes!

- Envisager...

L'avenir sera-t-il glorieux? Nous le souhaitons, mais il faut être réalistes. Nous sommes à la fin d'une époque, soit nous prenons le contrôle de l'avion pour la nouvelle ère (du Renouveau) soit nous disparaissons lors du crash de l'avion. Nous préférons la première alternative et j'espère que personne ne se résoudra à la seconde. Notre Histoire est tourmentée, par des moments plus glorieux et d'autres moins, par les guerres civiles européennes de 14-18 et de 39-45 qui en saignant nos peuples dans nos terroirs ont favorisé l'ascension du Nouvel Ordre Mondial et depuis que le communisme est mort, le politiquement correct a fait une synthèse entre un libéralisme apatride et un marxisme intellectuel d'où le danger de ces "gauches" et "droites" transgéniques qui travaillent contre leur peuple. Et même entre nous, gagner les élections c'est peut-être gagner une bataille, mais pas forcément la guerre... Toujours est-il que si nous sommes au bord du gouffre et que nous ne pouvons plus reculer et que nous ne voulons pas faire un grand pas en avant, peut-être faudra-t-il songer à faire le nécessaire pour sauver au moins la minorité de nos peuples qui le méritent vraiment (car franchement les kollabos du Système ne m'inspirent que mépris).
Trois petites citations pour terminer. La première date de 1790 et émane d'un Vendéen. La seconde des années 1940 et émane d'un écrivain politiquement très incorrect. La troisième de 1999 et émane d'une chanson d'un excellent groupe partageant les valeurs "identitaires".

"Si j'avance, suivez-moi. Si je meurs, vengez-moi. Si je recule, tuez-moi." (Comte de La Rochejacquelein).

"Il n'y a plus qu'une façon aujourd'hui d'aimer la France, c'est de la détester telle qu'elle est" (P.Drieu La Rochelle)

"Je ne suis pas né d'un hasard. Je suis le fruit d'une histoire. Et je tiens dans mes mains le monde de demain. Pour unique destin d'être un Européen. De la naissance à la fin, le sang est notre lien" (Aion - "L'ascète et le guerrier").



Yann D.