On a les chefs que l'on mérite !


"Ce sont surtout la faiblesse intellectuelle et morale des chefs et leur ignorance qui mettent en danger notre
civilisation."
Alexis Carrel.

Vous n'imaginez pas le plaisir que j'ai de citer le bon docteur Carrel, enfant d'entre Saône et Rhône, "sommité scientifique" de l'Entre-Deux-Guerres comme diraient aujourd'hui les médias. D'abord parce que la lecture de L'Homme, cet Inconnu offre la plupart des clés nécessaires à la compréhension de la décadence européenne. Ensuite parce que Carrel a acquis sa renommée internationale dans les rangs de l'ennemi, puisqu'il était parrainé, donc financé, par le Rockefeller Institute. Enfin, parce que citer Carrel, c'est faire un merveilleux pied-de-nez aux abrutis qui croient tuer son enseignement en arrachant les plaques de rue à son nom !

Pour dire la vérité, je crois bien que sans cette vague de "décarrelisation" des boulevards et des écoles, je n'aurais en fait jamais eu l'idée de m'intéresser à ses écrits. Messieurs les Censeurs, merci ! Surtout, n'arrêtez pas et, si d'aventure vous manquiez d'idées, sachez qu'il y a bien d'autres figures non-conformistes à sortir de l'oubli. Et si ça ne suffisait pas à votre boulimie haineuse, je pourrai même vous proposer de mettre à bas certaines de vos icônes révolutionnaires qui, confrontées à votre totalitarisme bien-pensant, n'hésiteraient pas à venir nous rejoindre dans le camp des parias du progrès mondialiste.

Bon, mais ce n'est pas pour instruire les marionnettes de la globalisation ultralibérale que le Coq Gaulois m'a confié cette tribune. Non, c'est pour apporter aux poussins du grand poulailler de la résistance nationale du bon grain à picorer.

Le mois prochain, ça fera tout juste deux ans que la représentation politique des forces nationales a sombré dans le vaudeville des bas-faubourgs. Si les figurants que nous sommes, militants, électeurs et sympathisants "de base" - je répète, "de base" - ont un temps accepté de suivre les premiers rôles dans leurs délires aussi assassins que suicidaires, l'heure est venue aujourd'hui de tirer le rideau sur ces gesticulations méprisables.

Car la crise que nous subissons n'est pas irrémédiable. Nos adversaires le savent bien. Si notre poids électoral n'est plus en mesure de faire basculer grand chose, nos idées n'ont pas reculé. Au contraire, la folle spirale des scandales, de la corruption, des mensonges et du désordre ne cesse de les légitimer chaque jour un peu plus !

Mais, privés de direction politique efficace et représentative, nous n'en tirons aucun bénéfice. Notre influence sur la vie du pays est aujourd'hui aussi nulle que l'attitude de nos chefs.

La solution est évidente, encore faut-il oser la choisir : changer de chefs !

Car, quelles que soient nos convictions, nous ne sommes que de misérables produits de la décadence européenne. Et, à l'aventure d'une nouvelle équipée d'où sortiront immanquablement les chefs dont nous avons besoin, beaucoup d'entre nous semblent préférer continuer à applaudir machinalement les répertoires éculés que nous livrent le tribun décati des préaux de la IVe république et l'enfant-prodige des années 80 bercé par les travaux des Chicago Boys et les échos de l'Appel de Cochin.

Mais, depuis le 23 septembre dernier, une poignée de militants a décidé de s'engager dans la seule voie ouverte à ceux qui refusent de se laisser mourir un bulletin de vote à la main (*). Cette voie, c'est celle de l'unité. Pas l'unité d'hier, réduite à son plus petit commun dénominateur. Non, celle de l'unité d'action. Sur des thèmes forts et clairement établis : refus du métissage, de l'islamisation de l'Europe et condamnation de la division électorale.

Dès lors que cette unité d'action se mettra en marche, apparaîtront les chefs qui nous font défaut aujourd'hui. Et qui sauront répondre aux défis de demain. Pour vaincre la course contre le temps qui nous est imposée par le métissage obligatoire, il nous faut des chefs de notre temps.

(*) Je fais référence à l'appel constitutif de la coordiNation. Consultez-le sur le site www.agir.fr.fm et, surtout, signez-le vous aussi.



Guillaume Luyt
Ancien directeur national du FNJ
Animateur des Comités Agir pour la France