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Soral
c'est avant tout un sociologue, un romancier, un réalisateur,
un boxeur et un ancien membre du PC ! Mais Soral c'est aussi
et surtout un écrivain critique et pertinent sur l'évolution
de notre société, un auteur courageux qui n'a pas
peur d'aller à l'encontre de tout ce qui se pense et se
dit au sein des milieux dits intellectuels.
Son courage,
comment l'exprime-t-il ? Il le fait à travers un cycle
de cinq livres se proposant de décortiquer l'idéologie
de domination contemporaine, cycle commencé avec "Vers
la féminisation ?" (1999), qui culmine par la "Chute
! Eloge de la disgrâce" (2006) en passant par "
Abécédaire de la bêtise ambiante - Jusqu'ou
va-t-on descendre" (2002), "Socrate à St Tropez"
(2003) et "Misères du désir" (2004).
Dans l'ensemble de ces livres, il critique le communautarisme,
tous les communautarismes qu'il soit féministe, gay, corse,
arabe ou juif. La quasi-totalité de ces critiques lui
attirent les foudres des media, surtout pour sa critique des
racailles qu'il appelle "Z'y-va" dans "Jusqu'où
va-t-on descendre ? " et des juifs dans "Socrate à
St Tropez". Tout cela lui attire successivement l'animosité
de chacune de ces communautés et à chaque fois
la haine des bien-pensants, des media et de la classe politique.
Quoiqu'il en soit, tous ces ouvrages contribuent chacun à
leur manière à lutter contre la pensée dominante. |
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Dans "Socrate
à St-Tropez" par exemple, il passe à la moulinette
un nombre impressionnant d'idées reçues et de tabous,
le tout sous forme de liste à la Prévert : Amérique,
Art contemporain, Ben Laden, Chirac, Dandysme, Djihad, Droit
de l'homme, Ecologie, Ecrivaine, Europe, France d'en bas, Gauche
plus rien, Homophobie, Houellebecq, Intellectuel communautaire,
Israël, Jeunisme, Le Pen, Manipulation médiatique,
Multiculturalisme, Néo-matriarcat, Pape, Papon, Peuple
élu, Racisme, Révolution, SDF, Sida, Sport de glisse,
Totalitarisme, Travailleuse du sexe, Ultra-libéralisme...
En plus
des critiques qui constituent l'essentiel de ces livres, qu'ils
soient pamphlets ou romans, Alain Soral se caractérise
aussi par ces petites phrases acerbes. Pêle-mêle,
il présente la Démocratie comme l'alibi du Marché,
du capitalisme et il constate "l'échec de l'assimilation
des populations immigrées des banlieues". Il
décrit l'association "Ni putes ni soumises"
comme un "pseudo-mouvement créé de toute
pièce par les mêmes petits malins du P.S. qui avaient
lancé " Touche pas à mon pote " en d'autres
temps". Il présente Daniel Cohn-Bendit comme
l'anti-rebelle type et affirme que Louis-Ferdinand Céline
est pour lui l'exemple parfait du vrai rebelle, "l'éternel
irrécupérable, le champion toute catégorie,
pour le XXème siècle, [
] encore gênant
de vérité aujourd'hui, pour tous...".
De la même manière, dans une entrevue à VSD,
il dit avec humour : "Quant à comparer BHL à
Le Pen, je trouve ça un peu dur pour Le Pen. On a beau
se méfier du bonhomme, personne ne mérite d'être
traîné aussi bas !". |
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Bien sûr,
il ne s'agit pas de prétendre que Soral est "identitaire",
mais une chose est certaine : il croit en certaines idées,
il souscrit à certaines grilles qui sont communes à
ce que nous défendons. Tous ces propos ne sont peut-être
pas pertinents (notamment sa position sur le foulard islamique)
mais c'est un homme qui a le courage de ses idées, qui
est un libre penseur, ne craignant pas d'accorder des entrevues
à des magazines ou sites internet dont il ne partage pas
forcément les convictions (comme la revue "Eléments",
n°113, été 2004 et Novopress, entrevue publiée
le 20 avril 2006 http://fr.novopress.info/?p=4886).
En plus,
ses idées il les vit et les subit puisque en plus des
innombrables menaces de mort, il a été victime
d'une agression en 2004 dans une librairie du Marais par une
bande de 35 extrémistes sionistes, qui a fait pas moins
de sept blessés, agression dont on attend toujours les
résultats de l'enquête ! |
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Solidaire
de Dieudonné dans ses différentes déclarations
et actions, ancien proche du comité de soutien d'Euro-Palestine,
auteur d'une relation épistolaire avec les Identitaires,
il a sorti en avril son dernier livre "Chute ! Eloge de
la disgrâce" dans lequel il narre au "quotidien
les affres d'un journaliste honnête, élevé
à l'école républicaine de notre belle France,
et qui s'efforce de sauver à la fois son honneur et son
gagne pain
". C'est en fait l'histoire d'une chute,
celle d'un journaliste qui s'est retiré du cirque médiatique
après que des propos -qui prêtaient à la
condamnation- sur un plateau de télévision lui
aient valu des menaces de mort et même une agression. Depuis,
le héros ne veut plus s'exprimer sur le communautarisme,
ce sujet empoisonné. Sauf, peut-être, à la
rigueur, sur le communautarisme inuit : "Je me suis rencardé,
le lobby inuit est le seul à être complètement
inopérant en France, mais sur les autres communautarismes
: féministes, gays, corses, gitans, myopathes, obèses...
plus un mot, tu peux pas savoir tous les emmerdes que ça
attire !". Quelques citations intéressantes :
"Quand la mode est au communautarisme, quand certains,
implantés au plus haut niveau de l'Etat et prétendant
incarner la Nation, confondent justice et vendetta, avec derrière
la razzia maquillée en dette imprescriptible, quand en
plein centenaire de la loi de 1905, les représentants
de la République n'ont d'autres valeurs à proposer
aux Français que de les culpabiliser ad vitam aeternam
pour des vilaines choses faites par des Allemands il y a soixante
ans en Pologne, ça dérègle tout et ça
déboussole!... Dès lors, on peut comprendre que
tout le monde retourne au tribalisme! Et pas seulement les Corses!
Les féministes paritaires qui se mettent à harceler
les hommes, les gays communautaires qui en ont contre les hétéros,
les immigrés indigènes de la République
qui demandent des comptes à la France prolétaire,
jusqu'aux Antillais qui veulent maintenant savoir qui touchait
sur la Traite transatlantique ! Partout, l'esprit de revanche
et les réparations, le devoir de mémoire et son
racket, viennent empêcher l'universalité de l'histoire,
et il n'y a plus de paix !". Alors bonne lecture ! |
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