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Traductions issues du livret de l'album. Bienvenus à notre rallye Bienvenus à cette soirée privée Visages souriants Je vous vois contents Je vous vois soulagés Mais celles-ci sont des petits jeux de portiers Oui en effet ! Sortons-les les casse-couilles habituels Tous ces gens distingués (et même pas d'ailleurs) Parce que ce soir c'est une fête pour nous Ils veulent peut-être nous foutre la honte ? Ont-ils quelque chose encore à nous expliquer ? A la porte ! Il sera mieux de garder ces gens dehors Parce qu'ici on respire un air différent Un air déformé Parce que c'est maintenant qu'on est seul Sans les maîtres de vie Avec les fausses expériences de faux bohémiens Ou les fausses âmes pures Les faux vieux sages et les faux conseillers Non ! Nous, nous sommes vrais ! Vrais et nus Débarrassons-nous de ces regards de durs De ces regards perçants Et assez de ces corps athlétiques Ce soir nous sommes vrais Vrais et nus Sans ces os blindés Ce soir seulement des âmes nues Ecorchées Ames suantes et dansantes Finalement libres De nos corps véritables De ces corps luisants et tranchants comme des couteaux Mortels comme des armes Pourtant simplement des illusions Des sacs de chair et de boue Enveloppes de tatouages A la porte ! A la porte des maîtres de vie Avec leur savoir noué autour des doigts Avec leurs jugements toujours prêts à tomber Nous ne voulons pas les voir Parce qu'ils sont déprimants Ils sont les miroirs de ce que nous ne sommes pas Les âmes droites que nous n'avons pas Alors dansons Regardons nos âmes nues et dansons Nous sommes boiteux, cassés Certains sont pliés à moitié, d'autres ne sont rien que des yeux Nous sommes sourds, aveugles, muets Voilà comme on est vraiment Finalement on arrive à se voir On se voit mais on s'en fout ! Dansons et n'ayons pas honte Dansons libres et dansons légers Voilà des âmes d'êtres humains Dansons et foutons nous-en Et peut-être ce soir Nos corps réels Nos corps idéaux Nos corps banals On les brûlera ! Je ne l'avais pas vu Et pourtant ce secret n'était pas caché du tout A la lumière du soleil, dans la lumière du soleil Il était peut-être dans la mer Ou peut-être caché dans le granit Et j'ai du porter tellement de poids Sans jamais me rendre compte que Au contraire la raison était si légère Et combien de sueur, combien de larmes Chaque fois que j'ai échoué Chaque fois que mon ombre dans le miroir me criait Debout ! tu n'as pas fini ! Les règles sont faites en fer La loi c'est de souffrir et la souffrance c'est la vie La vie c'est l'effort de la volonté, la vie c'est l'effort de monter Mais après tout j'étais mort Mort fatigué de moi, fatigué de règles et de discipline Mort dans l'obscurité, mort dans la lumière de midi Mort assis fatigué et suant dans une voiture en regardant un panneau coloré qui me passait devant Et j'ai entendu ma voix me parler du dedans Pendant que j'étais éteint J'ai entendu ma voix me dire Ceci n'est que ton il qui regarde Et tout était plat sans matière Ma voix m'a parlé clairement Ceci n'est que ton il qui regarde Après toute cette violence Après ces cauchemars de discipline Mais alors la lumière qui me libérait était la lumière divine Qui m'aurait secoué Sans mots vides Mon, même le vide me parle ! Même la plus petite connerie Oublie l'aube ! Tout me parle, tout crie C'est toi qui es libre Tout crie et j'ai envie de rire Parce qu'il me semble impossible Que ce n'ait été que ça Voilà la loi, il n'y a pas de loi. J'ai allumé mes moteurs et j'ai largué mes amarrages Toute la lagune à l'air de bouger Mais je traîne encore Ce poids est peut-être trop grand J'y parviendrais peut-être mais je n'y crois pas encore Il y a peut-être trop de poids sur mes ailes Mes moteurs sont peut-être trop faibles Je dois accélérer Les hélices rugissent et se vissent dans l'air comme tous mes rêves En dessous de moi je sens le vent, le vent et l'écume Toute cette structure vibre Je décolle L'eau et la boue ne ma ralentissent plus Ni les émotions ni les sentiments Dans mon hydravion ! Et vous autres, vous pouvez tous rester les pieds au sol Car je vous voie là-bas, avec vos petits drapeaux " Il ne suit pas non plan de vol " Je m'en fous de mon plan de vol Et même si mes deux flotteurs sont encore mouillés Des gouttes de peur et du sel des larmes Je suis déjà loin Et je regarde en avant Hydravion. Combien de compliments vous méritez Donc te voilà assis les mains dans les cheveux Et tu te demandes pourquoi même ceux que tu aimais tellement Sont prêts à te trahir Pourquoi même ici au centre de la ville malgré ton salaire Celle-ci n'est plus la vie qu'on t'avait promis Et les besoins et les droits qu'ils t'avaient concédés Il ne reste que des cafards qui ne partiront jamais Parce que la saleté d'où ils viennent s'est incrustée dans ta vie Et regarde ton monde comme il perd et comme il se traîne Avec tous ces capitaines d'un navire qui coule déjà Voilà vos âmes dans l'enfer des pitres Encore à chercher des ruses et des excuses Vous vous demanderez pourquoi pourquoi pourquoi C'est parce que vous avez renoncé à défendre le futur De ce qui vous avez été donné Et c'est pour ça que vos enfants ne vous respectent pas Ils ne connaissent pas le respect Ils n'ont rien à apprendre Toujours contents et prêts à tout A cinq heures du matin bourrés de pilules, junk food et cocaïne Voilà vos jeunes qui devaient vous sauver Ils sont allés s'éclater avec la voiture de papa Voilà vos jeunes à qui vous aviez appris Les valeurs de la paix et les erreurs du passé Voilà vos jeunes démocratiques et sincères Rendus imbéciles par les jeux vidéo Les joujoux et les téléphones portables Vous vous demanderez pourquoi pourquoi pourquoi Pourquoi vos jeunes, votre seule espérance Vous répètent les slogans de vous autres couillons des années soixante Les clowns de Indymedia, les nouveaux révolutionnaires Bla-black-Block les pacifistes de tout genre C'est toujours la faute aux USA pour les nouveaux partisans Mais après tout voilà leurs ennemis: une cannette et un hamburger Et alors regarde comme ils pleurnichent à l'arrivée des flics Gratte un peu tu verras que c'est eux les vrais Yankees C'est eux qui sont les résultats du désastre nucléaire C'est eux qui sont les vrais fils de cette paix sale et fausse Avec la gueule de Guevara et leurs drapeaux arc-en-ciel C'est eux qui sont les vrais fils du rêve américain Vous vous demanderez pourquoi pourquoi pourquoi Et en même temps en dehors de l'Europe Comme les zombies de Romero Voilà les masses sans travail et sans argent De tous les continents que vous avez pillés Bourrés de mensonges et de conneries et ensuite abandonnés Les masses appauvries par les astuces De ceux qui ont fait des règles du marché leur justice Eux ils ne jouent certainement pas avec les vidéo-téléphones Ils n'ont certainement pas de draps propres et parfumés Ils n'ont pas maman qui lui prépare le café chaque matin Avec son petit croissant et ses petites pantoufles Avec papa anti-raciste qui promène son chien pendant qu'il se sert tranquillement des prostituées nigériennes Plus de temps pour les enlèvements en Sardaigne et en Calabre Plus de films des années soixante-dix avec des bandits et des fausses blondes Ils ne parlent pas trop Et même si la Ligue du Nord pense qu'elle est forte Ces gens n'ont que leurs dents et ils vous les enfoncent dans les fesses Vous vous demanderez pourquoi pourquoi pourquoi Vous vous demanderez pourquoi mais nous ne vous répondrons pas Venez-nous chercher, nous ne serons pas là Voilà la fin de votre monde équitable Et si cela était le bien, alors oui nous sommes le mal Et si on parle de courage, c'est parce que nous nous sommes préparés En combattant pour rien dans les rues et les stades Dans un monde de ruine destiné à être ruiné En mettant le feu aux barricades quand les blindés arrivent Donc te voilà assis les mains dans les cheveux Sans argent, sans histoire, sans enfants, sans terre Il n'y a pas de point de retour dans ta malédiction Il n'y a aucune connection, aucune solution Cette fois-ci il n'y a pas de fin, pas d'arrivée des anglais, Il n'y aura pas de bombe atomique à jeter aux japonais C'est la fin de ton monde, mais nous n'y serons pas Et ta triste et fausse histoire nous ne la verrons pas. Je ne parle pas ta langue Je ne la parle pas et je ne veux pas la parler Ta langue me rend malade Pourquoi devrais-je avoir honte Si ta langue me fait peur Pourquoi devrais-je l'apprendre Si elle va contre ma propre nature Ne me parle pas dans la langue que je ne parle pas C'est la langue des faux regards Je la connais parce que je l'ai parlée C'est la langue des rencontres dans les toilettes En fin de soirée C'est la langue de la trahison Qui se parle quand la lumière est basse Petits signaux et fausses émotions C'est une langue que je n'aime pas du tout Ne me parle pas dans la langue que je ne connais pas Je ne veux pas être avec toi dans ces salles En jouant le jeu que tu joues Je choisis par moi-même les danses qui me plaisent Et je ne vends pas mon cur juste pour tirer un coup Et ne me parle pas dans la langue que je ne parle pas. Tu es belle parce que tu es pure Et tu es pure parce que tu es belle Tu bouges parce que tu vis Et tu vis parce que tu bouges Tu souris parce que je te veux Et je te veux parce que tu souris Tu es à moi parce que tu es libre Et tu es libre parce ce que tu es à moi Tu es pure parce que tu es vraie Tu es belle parce que tu me vois Et tu es libre parce que je te le jure Tu es pure parce que tu es vivante Et tu es vivante parce que tu bouges Je t'aime parce que tu m'aimes Et tu m'aimes parce que je t'aime Tu me cherches parce que je te cherche Et je te cherche parce que tu me cherches Tu me touches parce je te touche Je te touches parce tu me touches Et je te regarde parce que tu me regardes Et tu me regardes parce que je te regarde Mes épaules touchent tes épaules Tes épaules touchent mes épaules Mes jambes ouvrent tes jambes Et tes jambes ouvrent mes jambes Parce que tu es vraie Parce que tu me vois Parce que tu te le jures Parce que tu me crois. Que le trafic est bouillant Que la fumée des automobiles vibre et vole sur les moteurs Je me demande Les vieilles femmes dans la rue portent leurs cabas Il n'y a presque personne, la chaleur tombe sur l'asphalte et sur la peau Quand la lumière est si forte que tout semble plat et immobile Et les gens qui passent ressemblent aux murs Méditerranée Et le Tibre est si bas que je ne le vois presque pas Mais c'est alors que je sais qu'il est beaucoup plus proche de moi Que la Tamise ou le Rhin Les gens sur ses rivages ont la peau dure et n'ont peur de personne Tu as peut-être raison, ceux-ci sont mes gens Mais que tu le veuilles ou non, la méditerranée nous appartient. Voyez-vous comme elle clignote dans le ciel Certains d'entre nous ont choisi la voie de la motocyclette D'autres le rude et risqué chemin du fantassin Mais certains, comme moi, par choix solitaire Ont quitté la lagune en hydravion Oui je l'admets, j'ai connu des atterrissages en urgence Il est tout aussi vrai que parfois mes coups n'atteignent pas la cible Mais du ciel je peux vous dire ce qu'il y a devant vous Et parfois je peux vous avertir de ce qui vous poursuit J'ai volé mes instruments de bord à l'ennemi Mais j'ai peint notre symbole sur les ailes Et avec mon moteur je chante une chanson qui dit : je m'en fous ! Et parfois vous ne me voyez pas mais moi je vous vois Voyez-vous ma lumière dans le ciel Voyez-vous comment je vous salue du ciel. Pas du tout Combien de taureaux dans l'arène ont pensé qu'ils auraient pu s'en sortit Convaincus Au moins pendant quelques minutes Mais deux-zero puis trois-sero, quatre-sero, cinq-zero, six, sept Et puis on ne récupère plus Richard III était convaincu qu'avec un cheval Un cheval vite ! on verra ensuite Pour l'instant l'important, c'est de rester en vie, on verra ensuite Mais désormais trop de sang dans le sable L'énergie est faite comme cela, c'est un liquide, il suffit de faire un trou Pointes, piques, obstacles de tous les côtés Notre propre volonté ne suffit pas, il faut compter aussi sur celle des autres Un taureau noir dans l'arène, le souffle commence à manquer, poudre, calcaire Parce que le verbe est harceler Ils serrent de près Ceux qui l'ont subi le connaissent Le rythme des sabots tout autour Les blessures augmentent Il semblait possible Maintenant jamais plus Echec en deux tours, facilement Puis encore échec en deux tours facilement Je ne m'y attendais pas Ils ne semblaient pas si proches, si nombreux, si tranchants Combien d'insectes, combien d'animaux chassés Juste un instant pensaient pouvoir survivre, encore une ouverture, une voie ouverte Combien de renards poursuivis par tous ces chiens Combien de sangliers Le troisième canard, le troisième soldat Mais comment ! on se croyait déjà hors de danger C'est pour ça qu'il n'est pas évident qu'on réussisse à s'en sortir Mais en tout cas, il n'y a aucune dignité dans l'immobilité. J'avais quarante ans et un casier judiciaire On dit que je me suis engagé chez les mercenaires Seulement pour le butin et l'argent Mais maintenant que je suis mort, regardez dans mon sac Il n'y a qu'une bouteille vide et un paquet de tabac C'est inutile que vous cherchiez de l'argent dans mon sac à dos J'ai tout dépensé dans le whisky et les putes J'aimais une femme congolaise Mais je l'ai perdue en jouant aux dés avec Jimmy l'Irlandais Si j'étais resté à Lucera J'aurais une grosse femme, des enfants et un bide Des dettes et une fiat 600 Un crédit, une télé, un salon et un double menton Mais j'ai choisi de voyager dans le monde entier Et maintenant me voilà en train de crever au Congo Vive ma mort et la jeunesse J'ai sauvé des moines et des nonnes du feu des rebelles Mais le pape s'en fout si ma peau brûle Si ma peau brûle dans ce taudis Les Nations-Unies s'en foutent car je suis mercenaire Les feux s'éteignent, la nuit tombe Adieu vertes collines, adieu fille de joie Adieu douces filles aux fleurs dans les cheveux Jeunes femmes sans nom, rencontrées dans les bordels J'ai fait un drapeau de sa guêpière Portez-là à mes amis qui vieillissent à Lucera. |
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