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Traductions issues du livret et réalisées par Jack Marchal J'ai bu du vin Rouge Dense dans mon verre Qui sait comment il colore la paroi de mon estomac Et j'ai mangé de la viande Rouge Et mon assiette était pleine de sang Et l'air était plein de fumée Maintenant que je me déshabille Ma peau est encore jeune Quelques poils blonds sur mes épaules Je sais que ce ne sera pas ainsi pour toujours Je le sais Ma peau ne sera pas toujours jeune Ma chair ne sera pas toujours jeune Mais mon sang sera dense dans mon verre. Orlando Furioso (Orlando Furieux) Cette douleur ne finira-t-elle jamais Cette souffrance ne finira-t-elle jamais Cette fureur ne finira-t-elle jamais Elle est obscure et impénétrable sur ma tête Elle est froide dans mon cur Et toutes mes maudites armes Me font trébucher et tomber Me voici encore avec le visage à terre Et mon armure couverte de boue Mais si je pouvais vraiment blesser ces arbres Je serais un roi de sang Et je m'en fiche des buissons et des épines Et pendant que je cours, on ne voit pas Les larmes que je verse dans mon casque Vu de dehors, il a l'air cruel Et je voudrais être vu Mais mon drapeau vous fait peur Et je voudrais donner mon amour Mais dans mes mains je ne tiens qu'une lame Et je voudrais qu'on m'écoute Mais mon olifant ne sonne que la guerre Je veux me dépouiller de cette ferraille Je veux sentir les éclats dans mon cur Je veux m'arracher cette côte de mailles Je veux passer le mur de la douleur Je veux une croix. La forza tranquilla (La Force Tranquille) J'ai brisé mes mains, j'ai été arrêté J'ai détruit des choses auxquelles je tenais J'ai dis des méchancetés que je pensais pas Je ne veux plus de portes qui ne ferment plus Je ne veux plus casser mes os et percer mes veines Je ne veux plus hurler et je ne veux plus me saouler Et je ne veux plus que ces gens me fassent enrager Ces merdeux avec leurs visages faux Avec leurs histoires sans valeur Qui ne font que se complimenter L'un l'autre de leur existence Pour leur peur travestie en science Pour leur faiblesse Déguisés en homme, déguisés en femmes avec leurs jugements sans appel Je veux la force tranquille Mais ma rage ne fait mal qu'à moi-même Elle leur donne raison et leur donne l'excuse Elle leur donne l'arme du nombre et des langues coupantes Et elle me marque du signe qui dénonce les violents Et elle brûle dans ma poitrine une croix de feu Qui écrase mon esprit et me vole le respect Qui me gonfle les tempes jusqu'à me faire crier Je veux la force tranquille Je veux creuser une tranchée entre moi et ma rage Je veux le front serein même devant la menace Je veux viser à la gorge et maintenir la distance Je veux le temps précieux d'un pas de danse Je veux le dos droit et la pose légère Je veux la main ferme et la lame tranchante Je veux que mon calme soit plein de joie et d'espérance Et que ma fierté n'ait pas l'air d'arrogance Je veux la force tranquille. Crociato (Croisé) Et sur ma main gauche, j'ai encore le parfum des femmes Et sur mon ventre La moiteur des humeurs et du sperme Aujourd'hui, j'ai vaincu au nord Et mes cheveux sentent encore l'encens Et j'ai tenu l'aube entre mes doigts En haut de la montagne Aujourd'hui, j'ai vaincu à l'est Et ma lame est agile et tranchante Et ma main droite Est encore couverte de sang Aujourd'hui, j'ai vaincu au sud Et je n'ai à mes pieds que des sujets fidèles Et pierre après pierre J'ai donné vie à une cité Aujourd'hui, je suis debout devant ta croix Et toi Galiléen Voici mon cur Aujourd'hui, je m'agenouille devant ta croix Mais toi Galiléen Donne de la chaleur à mon cur. Sentinella (Sentinelle) Même quand on te dira que tu avais tort Quand tu diras que tu avais raison Je serai d'accord Je serai d'accord avec ce que tu fais Je serai d'accord avec ce que tu dis Même quand tu ne m'entendras pas Je serai le cauchemar de tes ennemis Et je serai d'accord avec toi Même quand tes nerfs craqueront Quand tous ces braves gens Seront prêts à te condamner Quand ils seront prêts à t'envoyer à la potence Quand ils maudiront tes réactions Quand ils t'enfermeront dans une cage en papier Je serai le miroir de tes meilleures intentions Je serai toujours avec toi Parce que nous voyons la même lumière Parce que je souffre comme tu souffres Parce que nous portons la même croix On ne peut pas me faire taire, ceci est un enregistrement Je serai la bande son de ton exaspération Je serai ton marteau quand tu détruis Je serai ton manche de pioche Et quand tu passeras du mauvais côté Je serai là pour te donner raison Et je crierai toujours avec toi Même quand tu n'auras plus de voix Parce que je souffre comme tu souffres Parce que nous portons la même croix. Duomo di mettalo (Dôme de Métal) Et je ne suis pas ne train de faire le fanfaron Je ne pleure pas et c'est tout Et je ne m'en vante pas non plus Même s'il est vrai que si j'avais l'habitude de pleurer, je n'en serais sûrement pas fier Et ce n'est pas pour dire qu'il en sera toujours ainsi : un fait Une caractéristique Un trait Et si je pleurais Je l'admettrais Les femmes m'ennuient quand elles pleurent Et les hommes me mettent mal à l'aise Je ne sais que dire ou que faire Je me lève Je vais chercher quelque chose Ou je pose une question, en visant bien Comme si d'un seul coup Je pouvais concentrer leur attention Sécher les larmes et les muqueuses Et vider les veines Hier soir dans ma maison Seul Dans ma chambre Seul J'ai massacré mes tympans, mes muscles, mes tendons et mes os D'abord sur la machine à ramer J'ai ramé comme un fou J'ai été esprit, force, cur Souffle et sueur Et les sons dans mes écouteurs étaient les plus violents que je pouvais trouver Et les pensées dans mon crâne suant Etaient les plus cruelles que je puisse éprouver Puis j'ai pris le sabre Sans même toucher les longs bâtons d'entraînement en chêne japonais J'ai pris le sabre en acier Et j'ai commencé les anciens mouvements Et en faisant siffler mon esprit dans l'air J'ai répété les formes que j'avais appris L'une après l'autre Et je les ai répétées Et j'ai découpé l'air Et je les ai répétées et j'ai découpé l'air et le monde aussi Et autour de mon âme, j'ai construit pièce par pièce un tranchant dôme de métal Tant pis pour vous Et dans ma douche, j'ai gratté chaque centimètre de peau Chaque poil, chaque pli de mon corps Sous le savon et dans la vapeur J'ai senti mes muscles devenir de plus en plus secs Mes nerfs de plus en plus prêts Chaque souffle plus profond Et alors j'ai pleuré Dans l'eau Mon visage dans mes mains Mes mains contre le mur Il n'y a plus rien que je puisse faire pour toi. Sul perimetro (Dans le périmètre) Qui n'a ni commencement ni fin Nous voici tous sur ce mur Et nous regardons de l'autre côté Même vous Comme nous Même nous Comme vous Vous aussi Avec nous Même toi Si tu le veux Nous avons tous été un peu violents Mais nous sommes tous délicats Nous avons tous été un peu abusifs Mais nous sommes tous bien polis Nous sommes tous des légionnaires Sans ordres ni officiers Nous sommes tous là et nous attendons Nous avons peu de certitudes Peu de règles à respecter Une enseigne pour chacun Une vie à conquérir. Inno al sole (Hymne au Soleil) Il n'y aura plus mille valeurs Il n'y aura plus mille devoirs Il n'y aura plus mille rancunes Je n'aurai plus trois cents drapeaux Je n'aurai plus trois cents tambours Je n'aurai plus trois cents sacs de sable A mettre devant trois cents murs Je n'aurai plus deux cents compagnons Je n'aurai plus deux cents camarades Je n'aurai plus deux cents ennemis A qui lancer deux cents pierres Ce sera plus facile de laisser passer Ce sera plus facile de pardonner Ce sera plus facile de laisser le temps tout réparer Ce sera plus facile d'oublier Mais je ne perdrais jamais Et je ne mourrai jamais Tant que je regarderai le soleil. Senza croci (Sans croix) En personne, à visage découvert Mes mains sont vides pour une fois Plus de cuirasse ni de bouclier de papier Surprise ! non, je n'ai jamais tranché une tête Et je n'ai jamais eu de jambe de bois Je me tiens debout même sans béquilles Et la croix n'était qu'un dessin Là-bas, il y a mon drapeau Comme tu vois, ce n'était qu'un torchon Et même si je ne suis jamais enfui Il se peut que ce n'ait pas été du courage Me voici en chair et en os Pourquoi ne m'as-tu pas reconnu ? Et j'ai deux cicatrices à la jambe gauche Et un tatouage à demi effacé Voilà ce qu'était ma croisade Même si on ne dirait pas maintenant Mais l'idéal était bon quand même Et le reste, c'est la merde de toujours Donc je m' en fous de toi De toutes façons, tu t'en fous. |
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