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Traductions réalisées par le camarade "Edgir" ! Un grand merci à lui !!! (APOLOGIE) On en trouve quelques-unes qui conservent le souvenir Des années obscurcies par une couverture de mensonges, D'hommes trahis et debout au milieu des ruines de la honte, D'un second serment prêté au nom de l'Honneur, De femmes et d'enfants bombardés par les libérateurs, D'embuscades et de guet-apens couvrant de gloire les vainqueurs De tas d'ossements déterrés par la vantardise des fossoyeurs (1) Apologie, c'est ma faute si je n'ai pas oublié Apologie, c'est ma faute si je n'ai pas déserté Apologie, c'est ma faute si chaque jour je me suis souvenu, Apologie, c'est ma faute si je n'ai pas renoncé ! Le sang d'hommes et de garçons qui ont payé le souvenir : Des fleurs éparpillées sur le pavé de notre terre ingrate Et le ciel déchiré par les barreaux d'une grille ; Pleins de rêves et d'espérances mais incapables d'attendre, Nous nous trouvâmes seuls à chevaucher un tigre Les hurlements et les mensonges des lâches, le vent les disperse. Le rêve qui la soutint n'est sûrement pas une chimère ; Et si sur les places ne brûlent plus de barricades Je rêve encore de voir mes ennemis les mains levées ; Il y a trop de sang et trop de morts que je ne peux oublier, Mais durant de sombres années une lueur continua de briller ; Et si aujourd'hui n'a guère d'analogie avec ces années J'entends résonner à nouveau dans mille curs cette mélodie CANZONE DEGLI ANELLI (LA CHANSON DES ANNEAUX) Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre, Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas, Un pour le Seigneur des Ténèbres sur son sombre trône Dans le Pays de Mordor où s'étendent les Ombres. Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver, Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier Vont Frodon et Aragorn au Pays de Mordor, Par des chemins divers combattre le Seigneur des Ténèbres ; Si ta terre s'assombrit, tu ne dois pas avoir peur Le salut réside dans un bras puissant et une âme pure. Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver, Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier VECCHI LUPI (VIEUX LOUPS) J'ai cherché déjà le sentier de la gloire, Je voulais avoir une âme qui s'envole, Dans la main un marteau ou un pistolet. J'ai renoncé à tant de belles choses En suivant des cieux nouveaux et de nouvelles étoiles, J'ai trouvé des frères dans ces sombres années, Nous avons formé une horde de jeunes loups. Les étoiles infinies scintillent, Mille horizons qui brillent, Les jeunes loups qui avancent Et les chasseurs qui s'enfuient, qui s'enfuient au loin. En jouant dans les prairies de l'histoire ; Alors faisant fi de la prudence, Nous sommes descendus dans une vallée de violence ; Nous avons chassé les jeunes chiots de la bourgeoisie Et nous n'avons pas eu peur de la police, Trahis et tués en démocratie, Nous nous sommes efforcés d'être l'aristocratie. Des feux de mort qui flamboient, Des loups égorgés et dispersés mais Un hurlement dans la forêt, cette nuit s'entendra, encore. Il est sale le sentier de la gloire, Encombré par les détritus de l'histoire, Fleuves de sang et morts raidis Et vivants enfermés pour des années infinies ; Ils nous ont brûlé les prairies de l'histoire, Mais nous avons maintenu vivant le souvenir Des luttes et d'un destin très dur, Avons-nous été des exemples, c'est le futur qui le dira. CHIARI NELL'AURORA (DES CLARTÉS DANS L'AURORE) Des flots de questions après tant d'années, Des recoins de mon esprit pour me mettre à y repenser Et un tapis de souvenir pour m'étendre et me reposer ; Mais les souvenirs sont des amis durs et creux comme le tuf, Ils ne guérissent pas le remord de qui a survécu. Quand je ferme les yeux et que mon âme s'envole, Je ne sais plus quel jour, quelle année nous sommes, Et je revois ces silhouettes tracées sur la voie Et ces douilles recueillies et comptées par la police. Je pleure encore Diego et Enrico Je pleure encore Diego et Enrico Photos jaunies et coupures de journaux même après tant d'années, Ça ne m'aide pas de vous imaginer libérés des ennuis ; Poussière qui n'entend rien dans un tombeau gelé Et les souvenirs n'éclairent pas mon cur ténébreux. Mais une vive clameur a déchiré le voile des tromperies, Et une fraîche lumière vous illumine après tant d'années. A présent je ferme les yeux et mon âme s'envole, Je vous revois et je comprends que vous n'êtes jamais partis, Vous marchez avec moi et vous me souriez comme alors ; Une accolade avant de disparaître, clartés dans l'aurore ; Je ne pleure plus Diego ni Enrico, Je ne pleure plus Diego ni Enrico. ANNI AZZURI (LES ANNEES BLEUES) Moi je voulais simplement connaître le monde, Années rouges de sang, blanches d'hypocrisie Mais pour nous sans une tâche de lâcheté, Années noires, années de lutte que je ne veux pas oublier, Années dures et lâches qui ne doivent pas revenir, Années tristes de fleurs écloses sur l'asphalte, Années joyeuses d'un chant qui s'éleva haut Des places illuminées de mille mains ouvertes, De campements fraternels dans nos réserves C'était un chant joyeux de froides pensées, C'était le chant de curs qui n'étaient plus prisonniers C'était un chant féroce qui s'élevait en gerbe de flammes De canons brunis et de bouteilles lancées Mais les chacals en uniforme et les hyènes de hier N'étaient pas des ennemis dont on puisse être fiers. Années grises, années de plomb, Lambeaux d'épitaphes Nous nous vivions Années grises, années bleues Et je n'ai pas réussi connaître le monde, Une sale guerre née sans victoire Mais la lutte fut belle et ne fut pas sans gloire, Années folles de courses contre le destin, De garçons à l'abattoir pour un nouveau matin ; Ce matin a disparu mais il a duré suffisamment Pour consacrer par les armes la fraternité Pour comprendre et vouloir, apprendre et oser, Pour détruire les chaînes et combattre le mal ; Années candides et perdues dans les souvenirs Etouffées dans le sang de qui ne fît pas l'histoire Années solitaires et perdues dans de lointains cieux, Années égales à l'éternité, peines de prison qui ne finissent jamais Années ensevelies et perdues entre barreaux et cellules, Années vivantes, années bleues pour des rebelles peu nombreux. DALLA SBARRA DEGLI IMPUTATI (DU BANC DES ACCUSÉS) Je ne lierai pas de communiqué, moi je ne me suis pas repenti ; Je suis un homme peu loquace et je sais déjà que vous ne pourrez pas comprendre, Mais je veux parler de toute façon et à présent vous devez m'écouter ; Je viens de loin, de très loin, de la profondeur du temps, Du seuil des valeurs au-delà de la frontière du mépris, Je suis né du passé, je suis fils du sacrifice, J'ai lutté dans le présent pour que le futur puisse encore exister. Mon idée, mon idée est le parfum, est la beauté, Mon idée, mon idée est l'aube et le coucher de soleil, C'est une dure garantie de lutte pour qui voudra l'accepter J'ai vu l'espérance, mon cur s'en est gonflé, Mes veines l'ont accueilli, ma main s'en est saisie ; Je n'ai pas eu peur à part d'échouer Même si je n'ai pas encore l'âge de mourir, Je n'ai jamais respecté, non ! les règles du jeu Peu m'importe de quoi on m'accuse, Peu m'importe si je suis ensuite condamné, Peu m'importe ton mépris, Ta loi et ta morale ; J'ai lutté et lutté durant ces années, Vous ne m'avez pas fait plier, vous ne m'avez pas brisé, Vous ne m'avez pas fait taire, non ! Vous ne m'avez jamais acheté. Parce que dans ma lutte il y a l'honneur, la fidélité et beaucoup d'amour ; Oui, l'amour de ce qui a été, l'espérance pour ce qui sera, Le mépris sacré et magnifique pour ta mesquinerie. |
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