Album "Punto di non ritorno - Point de non retour"
1996 (10 titres)

Traductions réalisées par le camarade "Edgir" ! Un grand merci à lui !!!

 

PUNTO DI NON RITORNO
(POINT DE NON RETOUR)

L'aube s'est levée comme un fil de cuivre
Comme le café à la gare
Et la rue se hâte entre chaussures et bitume
A t'amener à destination
Ne sors pas de la maison
N'amène pas la mort
A son point de non retour

Ne retire pas tes lunettes, ne tourne pas le dos
A ton point de non retour
A ta fin du monde

La moto s'est rendue à destination, avec un filet de gaz
Elle t'accompagne vers la mort
Masquée dans ton coeur, il y a la rage
Qui t'applaudit,
Qui t'ouvre la porte
Non, n'offre pas ton cou, ton sourire moqueur
A ton point de non retour
Ne laisse pas mes années, mes sentiments de culpabilité
A ton point de non retour

Alors même que ton corps t'abandonne
Qu'il semble que tu retiennes ton souffle
Dans le ciel Dieu apparaît et te pardonne
Et il semble qu'il t'appelle vraiment

Une flamme a jailli, de ce morceau de métal
Quand ils ont dû t'ouvrir la portière
Une sirène se déclenche, comme un cri de rage
Les gens tournent la tête
Quelqu'un regarde, quelqu'un souffre
Quelqu'un compose une chanson sur toi
Non, ne leur laisse pas à ces visages, à ces yeux en uniforme
Ton point de non retour
Ne trépasse pas comme si c'était la fin
Comme un soleil d'hiver

Alors même que ton corps t'abandonne
Qu'il semble t'échapper un sourire
Dans le ciel Dieu apparaît et te pardonne
Et t'ouvre un coin de paradis
Et alors même que ton coeur t'abandonne
Dans le ciel Dieu apparaît et te pardonne
Et t'ouvre un coin de paradis.

 

OTTO DI SETTEMBRE
(HUIT SEPTEMBRE)

Huit septembre, qu'as-tu fait à mon coeur ?
A mes jambes de 20 ans tellement sûres d'où aller
Huit septembre, toi qui m'as éteint la lumière
Tu nous as chassé dans nos rêves, tu as brisé notre croix
Dix soldats armés, nous firent stopper
Ils nous indiquèrent avec les fusils le chemin à prendre

Et la guerre comme une vague, nous soufflait dans le dos
Une flamme de métal, nous faisait une couronne
En tournant la page l'histoire, comme un livre mal écrit
Nous laissait le souvenir et une République Sociale
Dix généraux fatigués accrochaient déjà sur la poitrine
Des médailles de tissu entre notre coeur et le col

Et l'Italie était une barque, qui s'en allait à la dérive
Et le futur était enchaîné au bois pourri d'un fond de cale
Ils nous rendrons nos morts et nos bouts de drapeaux,
Des bottes de cuir durci et une chemise noire

Huit septembre, qu'as-tu fait à mon coeur ?
A mes jambes de 20 ans qui ne peuvent plus s'échapper
Huit septembre, et sur ces baïonnettes de fusils
Tu as empalé la mort et elle atteint notre poitrine
Dix brigands sales qui se croyaient des soldats
Pressent la détente sur nos sourires en sueur.

 

DONNE
(FEMMES)

Femme fille de joie,
Femme de coeur, femme d'amour
Femme aux jolies jambes
Qui se ressemblent comme des soeurs
Femme, femme en fleur
Femme aimée, femme heureuse
Femme trop dangereuse
Avec son bouquet de mimosa

Avec le jeu de cartes en main,
Mon avenir, je me le lis tout seul. Trop lointain
Femme, femme à la fenêtre
Inquiète lorsqu'il n'arrive pas
Femme un corps enfermé dans un gymnase
Femme une aiguille dans les veines
Femme oiseau des bois ; femme chienne

Femme, femme de pique
Femme de foi, femme qui croit
Femme avec des principes fermes
Qui te tiennent chaud aux pieds
Femme, femme sévère
Entière, qui n'a pas de prix
Femme au visage maquillé
Femme qui t'aime et qui t'embrasse

Avec le jeu de cartes en main,
Qui décide de son destin et de son chemin
Femme, femme à la fenêtre
Inquiète lorsqu'il n'écrit pas
Femme en habit de fête
Avec le sourire éclatant
Femme que tout attire et que tout excite

Femme dame de carreau, femme qui rêve
Femme mensonge
Femme avec l'anneau au doigt,
Femme épouse, femme mari
Femme aux coupes de champagne
Des femmes comme ça il y en a trop
Femme au regard éteint, cherchant toujours un divertissement.

Et avec le jeu de cartes en main, mon avenir je le lis moi-même et je suis son destin
Femme en fin de parcours préoccupée parce qu'elle n'a pas le choix
Femme en force dans l'univers, qui recommence une nouvelle fois
Femme qui parle trop et écoute trop.

 

CANTI ASSASSINI
(CHANTS ASSASSINS)

Nous entrâmes dans la vie par la mauvaise porte
A une époque lâche, avec le visage en sueur,
Nous nous entendîmes appeler, toujours plus fort,
Nous nous sentîmes mourir mais ce n'était pas la mort
Et la vie en riant nous pris par la main,
Ôta nos chaînes et nous porta au loin,
Mais en entendant parler de femmes et de vin,
D'un amour corrompu qui tuait un enfant
Et de vieux marchands et d'acomptes payés
Et d'usines nouvelles et d'oreilles affamées

Et nous priâmes la vie de ne pas nous faire mourir
Avant d'avoir un coucher de soleil dont on puisse se souvenir
Et le coucher de soleil était déjà là, il faisait nuit depuis un bon moment
Et le soleil en se levant nous refusa le mépris
Mais en entendant parler d'une femme au miroir
D'un garçon de 20 ans qui mourait comme un vieux
Et d'un vieux souvenir remontant à 20 ans,
Et d'occasions manquées et de trains loupés
Nous découvrîmes l'amour, nous découvrîmes la rue,
En défendant l'honneur avec le sourire et l'épée

Et nous oubliâmes la maison et comme il y faisait chaud
Pour la chaleur plus froide d'une froide prison
Et nous tuâmes l'ennui en ennuyant la mort
Et nous vainquîmes seulement en chantant plus fort
Et à présent nous sommes loin, nous sommes tous proches
Et nous lançons vers le ciel nos chants assassins
Et à présent nous sommes loin, nous sommes tous proches
Et nous lançons vers le ciel nos chants enfantins.

 

UNA NAVE IN MEZZO AL MARE
(UN BATEAU SUR LA MER)

Il y a un bateau sur la mer
Rempli de mousses et de marins
Les cinq doigts de la main ne suffisent pas
A compter les malheurs de la vie

Il y en a du sel dans cette mer
Exactement comme ça leur plaît,
Un jeu de carte à mélanger
Sous la lumière antibrouillard du phare

Il y a les filets dans la mer
Ceux avec les mailles serrées
Ils capturent les poissons sans les laisser passer
Il passe la nuit à bicyclette

Il y a un hamac dans tes yeux
Il y a le contrôle des passeports
Il y des éclats de vie et de miroir
Il y a un cimetière des rêves morts

Il y a de l'eau dans la mer
Juste de l'eau de mer, elle n'est pas bonne à boire
Elle fait éclater les bulles de savon éclatent
Elle allume les rêves des gens

Il y a une enceinte dans le ciel
Peut-être un feu de paille
Peut-être l'aileron d'un requin
Il sème la panique chez les gens
Comme l'effet d'une explosion

Il y a une veine dans ton coeur
Toute remplie de marins
Avec leur whisky et leurs histoires d'amour
Avec leurs pirates et leurs héros

Il y a le sable dans tes yeux
Il y a un sourire sous mon chapeau
Il y a la pluie qui alors qu'elle te fait vieillir
Te cherche et te trouve sous ton parapluie
Il y a une blessure dans mon coeur
Il y a ma photo affichée dans le commissariat
Presque comme si c'était une histoire d'amour
Un souvenir qui ne faisait plus peur

Il y a un bateau sur la mer
Rempli de mousses et de marins
Pleins de morsures de requins
Sur les jambes et dans le coeur
Et dans la vie combien d'autres malheurs

Il y a un bateau sur la mer
Et la vie s'arrête et le laisse passer
Elle peigne les algues avec le courant
Et allume les rêves des gens

Il y a un chemin dans le ciel
Peut-être un feu de paille
Ou peut-être un amour véritable
Il sème ses enfants au milieu des joutes du monde
Il allume les lampions qui sont en train de s'éteindre.

 

INTORNO AL MIO CUORE
(CONTRE MON COEUR)

Des coeurs de glace m'ont masqué l'amour
Des pièges de métal m'ont bloqué le chemin
Le silence de la forêt m'a appris à écouter
Et un chien éloigné est venu près de moi

Le tracé d'une frontière m'a chassé du monde
Une flèche et un arc m'ont ôté la faim
Un sifflet dans la forêt m'a enseigné le commandement
Et a enfoui ma soif dans un pot de cuivre

Deux bras de femme m'ont attaché aux souvenirs
Et un filet de mer m'a expliqué les couchers de soleil
Des battements de tambours qui résonnent sourdement
Qui nous appellent à la guerre et nous nous sommes prêts

Et j'ai connu la plage
Celle aux confins de la mer
Et j'ai laissé une Italie
Serrée contre mon coeur
Et j'ai connu les nuits
Qui ne vous laissent pas dormir
Et j'ai laissé une Italie
Ployée sous le vacarme
Fermée à ces gestes de main
Que nous voulions expliquer

Des regards cinglants m'ont appris la tromperie
Des poignets de mains qui ont rompu le pain pour toi
Et le vent, les souvenirs et les saisons de l'année
Il n'y a pas de commencement, il n'y a pas de fin

Ô dieu du ciel, pourquoi m'as-tu envoyé la faim
Et pourquoi dans mon coeur as-tu caché la guerre
Et pourquoi sur le pavé entre les feuilles et le goudron
Se trouvent les rêves qui nous laissent à terre

Le tracé d'une frontière nous a caché par le monde
Le cercle et la croix m'ont enseigné le chemin
Et le vent, l'histoire et les saisons de l'année
Font le tour de la terre, construisent l'homme

Et j'ai connu la pluie
Celle aux confins du soleil
Et j'ai chassé le gel
Hors de ma tiédeur
Et j'ai surpris tes yeux
Tout contre mon coeur
Et j'ai laissé une Italie
Tordue de douleur
Fermée à ces morceaux d'histoire
Que moi je continue à chercher.

 

ABORTO
(AVORTEMENT)

Parle donc
Du moment où tu l'as su
Des fois où tu l'as voulu
Et du danger écarté
Et de la faim,
De la faim que tu lui as épargné
De la bouche qui n'a pas été salie
Par un cornet de glace,
Et de ce docteur sans douleur,
Mains de velours.

Parle donc
De cette envie de revenir en arrière
De ces filets de pêcheurs
Qu'ils laissaient dans la mer
Ta main serre fort,
Ton piège qui descend
Ton ange de la mort
T'incite à te rendre
A te regarder au fond des yeux
Tu sembles un demi-rêve
Mais la main qui te réveille cette nuit
N'est pas une main d'amour
C'est seulement une aiguille qui te pénètre
Pour aiguiser ta douleur
Mais à l'angle de la rue
Adossé au futur
Il n'y aura personne
Pour demander un tour à vélo
Ou pour souffrir comme un enfant
Et à la vie, à la mort, à la route
Lui n'y penserait pas encore
Et à combien de pièces a ta maison
Et à combien tu gagnes de l'heure
Et combien est stupide le sourire des gens
Qui à présent te consolent

Moi je te parle
Du monde que je n'ai pas connu
De la vie que je n'ai pas vécue
Et des choses dont je n'ai rien su
De ces bateaux,
De ces histoires de marins
De ces routes et de ces va-et-vient
De ces "bonjour" et de ces "comment vas-tu ?"
De ce brouillard sans couleur
De ces yeux qui sont les miens
Du risque de faire un faux pas
De me tromper et de recommencer
De souffrir en étant amoureux
Et de trembler en ayant peur
Et de la faim
De la faim qui ne nous fait pas peur
De la musique qui nous endort
Et du froid qui nous rend malade
Et du refuge qui nous accueille la nuit,
Sous les draps

Ce choix qui arme ta main
Et qui t'allume la lumière
Te fait femme moderne
Te fait femme qui plaît
Mais au soir tombant, cette nuit,
Il y a un chat sur le toit
Il en a vu des routes et des gens
Passer en bas
Et de la vie, de la mort et du vent
Il s'en fiche
Il regarde le ciel et les étoiles
Qui se sont allumées
Il regarde le monde et cherche la musique
Mais il ne l'entend pas.

 

I MIEI AMICI
(MES AMIS)

Mes amis ont tous des yeux noirs
Et ils ont des cheveux qui ne connaissent pas le vent,
Ils ont des rêves qui sont d'hier,
Ils nous rêvent par dessus le ciment
Et mes amis ont tous une histoire
Et chaque nuit ils vont dormir
Mes amis ont tous une heure de promenade,
Ils se couvrent bien pour sortir
Mes amis ont tous peur
D'une histoire commencée dans la rue
Et finie dans une prison
Mes amis ont des visages froids
Et des yeux francs et dressés vers le soleil,
Ils ont les mains dans les poches,
Ils n'ont pas de boue sous les semelles
Et mes amis n'ont pas de futur,
Ils n'y pensent quasiment jamais
Ils dessinent sur le mur
Les voiles gonflées d'un navire
Mes amis parlent peu
D'une histoire commencée dans la rue
Et finie presque comme un jeu
Mes amis ont tous des yeux noirs
Et un sourire pour chaque jour qui passe
Parfois ils sont mêmes sincères,
Parfois l'ennui les engraisse
Et mes amis n'ont pas de futur,
Mais ils y pensent presque tout le temps
Et ils marquent sur le mur
Chaque jour en moins
Mes amis n'ont pas peur
D'une histoire commencée dans la rue
Et finie dans une prison.

 

IL NOSTRO POVERO CUORE
(NOTRE PAUVRE COEUR)

Des coeurs brisés par des histoires banales
Tous en file indienne entre église et hôpital
Des yeux maquillés par le rimmel et le café
Des coeurs gros sans savoir pourquoi
Dans la rue, entre violons et caresses
De vieilles guenilles qui évoquent des peines

Et si aujourd'hui tu as loupé le tram
Rempli de gens de tant de couleurs différentes
Et tu n'en as pas cru tes yeux
Entre les pages de tes livres à la recherche d'auteur
Et de ton pauvre coeur
Et de ton pauvre coeur

Ces pirates à la parole facile
Un sourire mi-figue mi-raisin
Savent toujours pourquoi tout est arrivé
Piliers de la culture et du progrès

Et si aujourd'hui tu as livré ton coeur
A un fleuve de versets et de mots farfelus
En mettant ta morale en accord avec l'auteur
De la première page de n'importe quel journal
Et de n'importe quelle couleur

Et leur pauvre coeur
Et notre pauvre coeur

Et tes yeux contemplant un monde que tu es en train de perdre
Ce n'est pas la faute des prés s'ils ne sont plus verts

Mais si aujourd'hui ils ont persuadé tes rêves
Et tes yeux qui n'ont couvé aucune passion
Ils ont trafiqué ton histoire et tes souvenirs
Ils ont mis la foi à la retraite
Et aussi ton pauvre coeur
Notre pauvre coeur
Notre pauvre coeur
Notre pauvre coeur.

 

LÉON DEGRELLE

Des sirènes derrière le vent
Déchirent le ciel de Madrid
La nuit tombe sur le trafic
Des gens montent et descendent des taxis
Et un général de 80 ans
Avec un pas venu d'ailleurs
Sans médaille sur la poitrine
Juste une croix toute en or

Et quelqu'un a frappé à la porte
C'est le passé qui vient le chercher
C'est une histoire morte et ensevelie
Par la mer

Mais c'est une histoire dont il faut se souvenir
Comme les Noëls passés à la maison
Comme une guerre perdue pour toujours
Comme un virage dangereux
La chandelle reflète la lumière
Sur la page quadrillée
C'est un lion qui traverse l'histoire
Et le stylo écrit

Général, ton épée est face au vent
Et sa lame se dresse dans le soleil
Et la nuit, derrière le coucher de soleil
Se lève

C'est la vapeur du café qui siffle
Comme un ami qui t'attend
Comme un navire qui gonfle ses voiles
Comme la vie et ses mystères
Comme les gens qui n'en veulent pas

Et les journaux sont déjà sortis
Comme des loups appuyés à leur tanière
Comme des usines remises en route
Par le parfum du café dans la cuisine
Et un général de 80 ans
Avec deux yeux allumés et suspendus au vent
Comme son histoire emprisonnée
Derrière une ligne de front

Général, il y a un navire sur l'eau
Il fend les flots et les recouvre d'écume
Il y a une femme penchée à son balcon,
Qui fume
Et il y a une bande de terre, qui peut-être
Ne vaut même plus la peine d'être revue
Même plus la peine que l'on s'en souvienne
Et il y a une catégorie d'hommes
Qui se regardent une peu mieux
Dans les mains, et ils sont loin
La même race d'hommes
Qui croisent les jambes sur une petite table
Avec un verre de vin à la main
Mais que nous réserve demain ?
Que nous réserve-t-il ?

Discographie Paroles

270 bis Amici del Vento Aurora Compagnia Dell Anello  Delenda Carthago Hobbit Indole Intolleranza Londinium SPQR Massimo Morsello Non Nobis Domine Skoll Sotto Fascia Semplice Zeta Zero Alfa Lorien Perimetro

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Slovénie

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Allemagne