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L'ASSOCIATION
L' "Association culturelle
Lorien - archives historiques de la musique alternative"
a été créée à Milan le 28
octobre 1997, en réponse à l'amère constatation
qu'une partie non négligeable du matériel musical
produit vingt ans auparavant par divers groupes de "musique
alternative" était aujourd'hui pratiquement introuvable
et désormais, suivant toute probabilité, définitivement
perdue.
Afin de sauver cet important
patrimoine, un ancien membre du groupe musical "Les Amis
du Vent", Guido Giraudo, un jeune militant turinais collectionneur
passionné et chercheur de musique alternative, Claudio
Volante, ainsi qu'un expert en programmation informatique et
chercheur passionné, Antonio Massina, ont décidé
d'unir leurs forces.
L'association est née
également à la requête expresse du délégué
à la culture de l'époque de la Région Lombardie,
le regretté Marzio Tremaglia, soutien assidu des cultures
"non conformes", expressions d'identité, d'enracinement
et d'amour pour les traditions nationales et populaires.
Dans ses statuts, l'association
Lorien se fixe deux axes de travail : l'un purement historico-documentaire,
l'autre promotionnel et de vulgarisation.
Les objectifs du premier
consistent dans :
1) La création
d'un fonds d'archives historiques regroupant les informations
concernant l'ensemble des groupes, des productions musicales
et des chansons appartenant à la "musique alternative"
(cf. rubrique "La musique alternative"), des années
60 à nos jours, avec les mises à jours correspondantes
;
2) La création d'un fonds d'archives musicales pour l'ensemble
des morceaux produits ou exécutés, y compris dans
leurs différentes versions, avec un classement correspondant,
en prévoyant une remasterisation sur support digital afin
de garantir leur sauvetage et leur utilisation dans le temps
;
3) La création d'un fonds d'archives multimédia
relatives aux activités culturelles et sociopolitiques
associées au phénomène étudié,
en rassemblant, dupliquant, cataloguant et archivant sur support
informatique toute documentation permettant de reconstituer les
phases historiques, les motivations idéologiques et/ou
morales, et même l'ambiance culturelle dans laquelle ce
phénomène a pris naissance et s'est développé.
Dans ce but sont rassemblés et catalogués : articles
de presse, images, témoignages, affiches, tracts, enregistrement
radiophoniques, publications, catalogues, vidéos ainsi
que tout ce qui se réfère spécifiquement
au phénomène.
Les objectifs du deuxième
axe de travail consistent à :
1) Promouvoir et organiser
des activités culturelles et/ou des manifestations publiques
permettant de favoriser la connaissance et la diffusion du phénomène
de la "musique alternative" ;
2) Instituer des bourses d'études et/ou décerner
des prix musicaux afin de favoriser les nouvelles créations
actuelles de chansons faisant référence au milieu
objet de l'étude;
3) Favoriser la connaissance de la "musique alternative"
en rendant exploitable la documentation rassemblée par
les particuliers, les associations, les groupes, ainsi que les
autres archives historiques publiques ou privées ;
4) Soutenir le développement futur des activités
musicales des nouveaux et des anciens groupes de musique alternative.
L'activité de recueil
et de classement multimédia démarre en 1998 après
une analyse attentive du phénomène (qui conduit
à la réalisation d'un premier "catalogue"
sur papier) puis à la rédaction d'un épais
"projet de gestion technique" présenté
à la Région Lombardie, accepté et partiellement
financé par celle-ci, en 1999, dans le cadre de la Loi
régionale qui soutient la création de bibliothèques
et d'archives multimédias.
Depuis plus de deux ans,
dans les locaux de Via Teodosio à Milan, ont été
rassemblées, classées, remasterisées et
archivées toutes les productions officielles originelles
de "musique alternative" italienne. Les mêmes
opérations ont été ensuite étendues
aux enregistrements amateurs de concerts; dans le même
temps s'est également poursuivi la recherche et le classement
de productions musicales italiennes "non alternatives"
(surtout de "musique Oï" - cf la rubrique "Aperçu
historique") et de productions étrangères
de "musique alternative", "rock identitaire"
et "musique Oï".
L'ensemble de ce travail
est directement effectué sur ordinateur en utilisant le
"Programme de gestion des archives multimédias",
développé en exclusivité pour l'association
Lorien par la société Alphard de Antonio Masina,
qui, outre le fait de contenir l'ensemble des informations et
des textes, permet l'écoute de près de 3 500 morceaux
musicaux en MP3 et le visionnage de plus de 3 600 images transférées
sur support digital.
En 2001, malgré
des appels répétés aux adhérents,
aux amis, aux soutiens et aux hommes politiques et en dépit
des demandes de subventions régulièrement présentées
à la Région Lombardie pour les indispensables mises
à jour technologiques des archives (demandes auxquelles
il n'a même pas été adressé de réponse,
après la mort de Marzio Tremaglia) l'association Lorien
a dû d'abord interrompre son travail et par conséquent
abandonner ensuite tout bonnement les bureaux de Via Teodosio.
Aujourd'hui, l'ensemble
des archives des documents possédés (c'est-à-dire
MC, 45 tours, EP, LP, CD et VHS originaux, enregistrements de
concerts, revues de presse, carnets de chants, affiches et matériel
historique); mais également les 360 CD d'archives qui
contiennent les remasterisations des originaux et, naturellement,
l'ordinateur et l'ensemble du programme multimédia sont
conservés par l'Agence Excalibur à Milan (visibles
et consultables sur rendez-vous), laquelle a gentiment - et gratuitement
- mis à notre disposition un peu de son espace.
Les documents audio présents
dans leur version originale au sein du fonds d'archives historiques
de l'association Lorien s'élèvent (dernière
mise à jour en mars 2001) à 524 ainsi subdivisés
:
- Productions officielles italiennes (sur supports divers) :
298
- Enregistrements de concerts : 96
- Enregistrements divers : 35
- Productions étrangères : 95
Le site que vous êtes
en train de visiter [le site de Lorien bien sûr NdT] est
en revanche le fruit de l'engagement passionné et de l'expérience
du vice-président de l'association Lorien, Antonio Masina
et de sa société (Alphard à Milan) avec
la collaboration militante de Aurelio Atzori qui, en plus d'être
un programmateur html, est également le chanteur d'un
groupe de "musique alternative" Indole.
A travers ce site, Lorien
entend inaugurer une nouvelle phase de son activité, en
espérant que la mise à disposition des adhérents,
directement "on line", de l'ensemble du travail réalisé
jusqu'ici et, en particulier, des morceaux qui constituent l'histoire
de la "musique alternative", nous permette d'obtenir
le nécessaire soutien financier pour développer
le site et reprendre le travail de recueil et de classement.
Il reste encore beaucoup
à faire (pensons simplement à la possibilité
de mettre en ligne les enregistrements vidéos) et pour
cette raison nous nous tournons vers tous ceux qui sont en train
de nous lire afin qu'ils nous aident, pas uniquement d'un point
de vue financier, mais également en offrant leur propre
travail et leur propre savoir-faire technique. L'association
Lorien a également la possibilité d'organiser des
conférences sur l'histoire de la "musique alternative",
des présentations de ses archives personnelles (avec vidéo-projecteur
de type Barco) ou des concerts de promotion de la "musique
alternative".
Pour nous contacter, outre
le mail du site lorien@lorien.it, vous pouvez joindre directement
le président de l'association, Guido Giraudo guidogiraudo@libero.it
LA MUSIQUE ALTERNATIVE
Le patrimoine musical
défini comme "alternatif" (cf la rubrique "Aperçu
historique") fait référence à un type
de chansons et de compositions musicales écrites et interprétées
non dans le but de réaliser des produits "pour le
marché", ni dans un but ludique et/ou commercial,
mais plutôt destinées à exprimer, interpréter
et partager l'évolution idéologique, la confrontation
politique, les valeurs sociales et morales, la recherche historique
et, bien sûr, également les émotions, les
sentiments et les rêves des jeunes appartenant à
un milieu politique maintenu durant plus de cinquante ans dans
un état d'isolement.
Ce mouvement musical a
des connotations culturelles et historiques très particulières
qui le rendent unique et exclusif. Avant tout, bien qu'ostracisé,
il ne s'est jamais replié sur lui-même et, même
en étant l'expression d'une culture non conforme, d'une
jeunesse antagoniste, d'une façon de faire de la politique
"alternative" par rapport aux habituels instruments
de la propagande, et en raison même de sa perpétuelle
recherche poétique et de sa constante adaptation aux nouveaux
langages musicaux, il est apparu comme un important instrument
de médiation culturelle et politique entre une élite
de rebelles au conformisme et le monde environnant d'une jeunesse
soumise à l'homologation des modes.
Autre facteur surprenant
propre à ce phénomène culturel : sa durée.
La "musique alternative" ainsi que nous la connaissons
se développe de manière constante et ininterrompue
depuis plus de trente ans (de la fin des années 60 à
nos jours). Nous ne sommes donc pas en présence d'un évènement
musical lié à l'émotivité d'un moment
historique particulier, comme cela se vérifie par exemple
avec les chants de guerre ou les chansons de protestation sociale,
mais au contraire devant une forme d'expression, de communication,
de vulgarisation et - aussi - de propagande fortifiée
par le temps et désormais intégrée en tant
que telle dans le bagage idéologique et culturel de tous
ceux qui appartiennent au milieu politique de référence.
Et puis il y a un autre
aspect absolument unique de ces chansons : la substantielle homogénéité
du message diffusé. Même au cours des différentes
phases historiques et politiques du pays, dans la dynamique complexe
des groupes et des chanteurs et nonobstant les continuelles nouveautés
et diversités des formes musicales adoptées, les
chansons "alternatives"- depuis plus de trente ans
- utilisent des thématiques communes. Dans celles-ci,
on y raconte les aventures, les batailles, les souffrances, mais
également les aspirations, les rêves et les valeurs
de plus de deux générations de militants ; tandis
que demeure constant l'appel à la redécouverte
des valeurs traditionnelles et des thèmes historiques
totalement oubliés par la "culture officielle".
Par conséquent, la "musique alternative" peut
également être définie comme un extraordinaire
exemple (unique dans l'Italie du transformisme y compris musical)
de fidélité et de continuité idéologique.
Enfin, l'aspect vraiment
remarquable, qui définit comme telle la "musique
alternative", en la distinguant de tout autre genre musical
quel qu'il soit, populaire, ethnique, folklorique ou traditionnel
: c'est sa diffusion hors des canaux commerciaux. Aucune des
plus de 300 productions officielles, réalisées
par plus de 100 groupes et solistes italiens recensés
jusqu'à présent, n'a été vendue dans
les circuits commerciaux des magasins de musique; et aucune des
plus de 750 chansons du répertoire "alternatif"
n'a été diffusée par les radios ou les télévisions.
Il n'y a que la presse du milieu qui se soit intéressée
à la "musique alternative", exception faite
de quelques articles, même sur les médias à
large diffusion.
Cet important patrimoine
musical, politique et social a par conséquent été
diffusé et connu (par désormais plus de deux générations)
uniquement à travers l'arme typique de la culture clandestine
: le bouche à oreille. En plein siècle de communication
globale, nous sommes donc devant un énorme, bien que méconnu,
phénomène d'expression artistique antagoniste,
"alternatif" justement, qui rompt avec les schémas
de communication de masse.
Compte tenu de l'importance
de la production, de la durée, de la quantité de
matériel produit et diffusé, du nombre de personnes
impliquées et/ou intéressées, aucun autre
phénomène culturel "carbonaro", "clandestin"
ou "underground" n'a jamais atteint les dimensions
que l'ont peut attribuer à la "musique alternative",
laquelle peut donc être définie comme : L'EXEMPLE
LE PLUS COMPLEXE, LE PLUS DURABLE ET LE PLUS ÉNORME DE
CULTURE SOUTERRAINE QUE L'ITALIE AIT JAMAIS CONNUE AU COURS DE
SON HISTOIRE.
APERÇU HISTORIQUE
L'expression "musique
alternative" naît au milieu des années soixante-dix
pour désigner la production musicale des groupes ou des
chanteurs appartenant au milieu de la droite politique italienne.
Le choix de cette expression était motivé par le
fait qu'il s'agissait d'un mouvement musical "alternatif",
dans le contenu des chansons et dans le mode de diffusion - même
s'il ne l'était pas dans les langages musicaux employés
-, aussi bien vis-à-vis de la "musique légère"
que des chanteurs "engagés" et milliardaires
de gauche.
Toutefois, des chansons
"de droite", avaient déjà été
écrites avant même les années soixante-dix,
si bien que l'on peut affirmer que la "musique alternative"
voit le jour en ayant derrière elle près d'une
décennie de background culturel, allant de la tradition
de cabaret du "Bagaglino" et du "Jardin des supplices"
- dont s'inspire en grande partie la riche production de Leo
Valeriano - aux chants de protestation anticommunistes du groupe
"Europa e Civiltà", et aux ballades militaristes
ou anticonformistes de différents chanteurs italiens et
français.
La "musique alternative"
naît dans une période de grand bouillonnement culturel
pour la droite, contrebalancé cependant par une phase
de répression physique gravissime et par une forte réduction
de l'espace politique. Une période dramatique, marquée
aussi par la mort de nombreux jeunes militants. C'est dans ce
contexte, en 1977, que se déroule à Benevento "Campo
Hobbit 1", premier rassemblement de la jeunesse de droite
qui offre pour la première fois une scène commune
à des dizaines de groupes qui avaient commencé
à mettre en musique leur militantisme, souvent sans même
se connaître. Durant ces années naissent également
les radios libres, dont de nombreuses de droite, qui contribuent
à diffuser ces chansons et vont même, parfois, jusqu'à
les rendre populaires. C'est le cas de Trama nera [Piste noire
NdT] des Amici del Vento, qui devient une chansonnette "à
la mode" chantonnée dans les cours de récréation
même par qui n'était sûrement pas de droite,
au point de remporter le prix du "morceau le plus écouté"
décerné par une radio sicilienne proche du Parti
socialiste...
Au cours des années
soixante-dix, avec la multiplication des groupes et des chanteurs,
démarre également la production officielle de musicassettes,
45 tours et LP, pourtant toujours diffusés de façon
informelle au cours des concerts ou des camps musicaux et ensuite
presque toujours "dupliqués" et échangés
de mains en mains en milliers d'exemplaires. Les "Camps
Hobbit" (1977, 1978, 1979) représentent autant d'étapes
de croissance pour le mouvement musical "alternatif"
sans cesse à la recherche d'une meilleure qualité
sonore pour soutenir des textes fortement politisés, mais
souvent aussi hautement poétiques. Quant aux styles musicaux
utilisés, ce qui prédomine de façon absolue,
c'est le genre "auteur-compositeur-interprète italien"
(avec accompagnement à la guitare sèche et/ou à
l'harmonica) mais il ne manque pas non plus d'excellents exemples
de rock comme c'est le cas du groupe romain Janus.
Même hors d'Italie
- en particulier en France - on trouve au cours de ces années
les premiers exemples de chanteurs "de droite", dont
certains, dans leur pays, parviennent même à remporter
un succès commercial tel Michel Sardou - le "Battisti
français" - qui à la différence de
son confrère italien ne cachait pas ses sympathies politiques
et les exprimait ouvertement y compris en musique.
Avec les années
quatre-vingt la recherche musicale atteinte, pour certains groupes,
un bon niveau qualitatif, mais les canaux de distribution et
de diffusion diminuent de façon drastique alors que s'arrêtent
la quasi-totalité des radios libres et même les
principaux hebdomadaires nationaux de droite comme "Candide",
qui avait toujours accordé une place importante à
la musique alternative. C'est la période de ce que l'on
a appelé "le reflux" qui, comme n'importe quelle
autre mutation du cadre historique social ou politique italien
est également ressentie par des chanteurs alternatifs
lesquels se retrouvent, d'un côté à faire
le bilan de la fin d'une période sombre et extrêmement
dure et, de l'autre, à affronter une nouvelle façon
de faire de la politique. Aux premiers groupes encore en activité
(même avec des équipes fortement renouvelées)
viennent s'ajouter de nouvelles formations et de nouveaux chanteurs
avec une nette prédominance - parmi les plus jeunes -
du rock comme genre musical.
Durant les années
quatre-vingt dix, de nouveaux groupes et de nouvelles tendances
musicales enrichissent le panorama de la "musique alternative".
il y a même certains groupes "historiques" qui
ne dédaignent pas l'usage du rock ou même du rap,
alors que des groupes plus jeunes expriment de nouvelles expériences
d'avant-garde. De là l'utilisation, par plusieurs groupes
du milieu (pas uniquement italiens) de la nouvelle définition
de "rock identitaire" en lieu et place de la désormais
vieille "musique alternative". Mais au-delà
des styles de musiques utilisés, ce qui distingue la Musique
Alternative (en tant que définition générale)
ce sont les contenus exprimés et l'identification des
artistes aux critères que nous avons déterminés
dans la définition générale (cf. la rubrique
"La Musique Alternative")
Parmi les nouveaux espaces
musicaux qui ont émergés ces dernières années,
une place à part revient à ce que l'on a appelé
la "musique Oï", expression de groupes qui se
réfèrent au mouvement Skinhead. Il s'agit évidemment,
là encore, de productions interprétées et
diffusées hors des canaux commerciaux habituels, mais
le circuit "skin", dans chacun de ses aspects : production,
distribution, concerts et public, est complètement différent
de celui "alternatif". Cependant, en particulier au
début, les points de contact n'ont pas manqué entre
les deux mouvements musicaux : beaucoup de groupes skins chantaient
des chansons alternatives et certains groupes alternatifs ne
dédaignaient pas les "chevaux de bataille" du
genre Oï; et puis il y a eu des groupes alternatifs qui
sont entrés dans le circuit skin et vice versa. A l'étranger,
en revanche, où n'existe pas une forte tradition de musique
politique de droite, les frontières entre "rock identitaire"
et musique Oï sont plus fragiles. L'ensemble de ces problématiques
a conduit notre fonds d'archives historiques à étendre
son domaine d'analyse, de recherche et de classement à
ce filon musical (cf. la rubrique "Catalogue général").
Toujours attentifs à
l'évolution technologique, les groupes de droite ont,
au cours de ces dernières décennies, fortement
amélioré la qualité technique et l'image
des productions réalisées, tant pour ce qui touche
aux arrangements et à l'ensemble des phases de production
musicale que pour ce qui concerne l'utilisation des nouvelles
technologies : digitales, vidéos ou informatiques. De
nombreux groupes et maisons de production ont désormais
leur site Internet et les productions peuvent aujourd'hui s'acquérir
"on line" ; néanmoins, ce qui continue à
faire défaut, soit en raison de la suprématie du
lobby communiste dans le monde musical, soit - parfois - en raison
d'un choix délibéré des groupes militants
eux-mêmes, c'est la possibilité de faire accéder
la "musique alternative" aux les grands circuits nationaux
de publication, de diffusion et de distribution.
Nous sommes ainsi parvenus
au début du troisième millénaire et la "musique
alternative" est toujours florissante. De nouveaux groupes
sont nés, y compris durant ces derniers mois, au sein
des mouvements de jeunesse de droite. Chaque année il
y a au moins une douzaine de nouvelles productions et une centaine
de concerts organisés. De plus, l'évolution politique
nationale conduit même, lentement, à une certaine
forme de reconnaissance officielle. En ce sens, le tournant a
été indubitablement le "Concert du vingtième
anniversaire", justement organisé par l'association
Lorien à Monza en décembre 1997, pour célébrer
les vingt ans de carrière de deux groupes historiques
: la Compagnia dell'Anello et les Amici del Vento. Cet important
concert (cinq heures de musique, plus de mille entrées
payantes) reçut en fait, pour la première fois,
le parrainage de deux adjoints à la culture, celui de
la Région Lombardie et celui de la Commune de Monza.
L'espoir est qu'aujourd'hui,
grâce au travail de recueil, de classement historique et
de vulgarisation entrepris par cette association ainsi que, évidemment,
grâce au climat politique national renouvelé, non
seulement les administrations publiques prennent conscience de
ce vaste phénomène culturel "souterrain"
qui a marqué l'histoire de notre pays, mais également
que les médias nationaux, les organisateurs de spectacle,
de festivals ou d'évènements musicaux et - même
- les Universités prennent acte le plus rapidement possible
de l'existence et du potentiel d'un mouvement socioculturel doté
d'une existence aussi longue et d'une force créatrice
aussi grande.
INSCRIPTION
Notre association, pour
pouvoir vivre et poursuivre son travail, a besoin de votre aide.
A dire vrai, ça
devrait être à l'Administration publique de garantir
la vie et le travail de n'importe quelle bibliothèque
ou médiathèque d'intérêt général.
De fait, l'association Lorien (cf. la rubrique "L'Association")
a vu le jour grâce à la contribution de la Région
Lombardie, obtenue par Marzio Tremaglia, en 1998, mais depuis
nous n'avons plus reçu aucune aide.
Rien que pour gérer,
développer et mettre à jour ce site (qui a été
voulu justement pour permettre à tous d'accéder
au catalogue général et à la grande masse
de documents archivés), près de 7 000 Euros par
an sont nécessaires.
Voilà pourquoi
nous vous demandons de vous inscrire afin de nous soutenir.
L'INSCRIPTION À
L'ASSOCIATION COÛTE 77 Euros (505 Francs) PAR AN.
En vous inscrivant, vous
recevrez un code d'accès qui vous permettra d'écouter
:
a) 3 514 morceaux en MP3 parmi lesquels :
3 338 morceaux musicaux
176 discours tirés des concerts
Et même de visionner
sur l'ordinateur et éventuellement de télécharger
:
b) 5 607 images en jpg parmi lesquelles :
718 images de disques (pochettes et intérieur)
3 338 images de revues de presse
392 photos de concerts ou de matériels historiques
NB : téléchargement
jusqu'à 1 giga maximum.
Attention !
La possibilité d'écouter des morceaux musicaux
en MP3 concerne exclusivement la production historique : sont
donc exclues la production des deux dernières années
ainsi que celle actuellement dans le commerce.
Si vous souhaitez vous
inscrire, cliquez sur le bouton ci-dessous [ voir le site de
Lorien sûr NdT]. Vous devrez remplir un bulletin d'inscription
et procéder au paiement par l'intermédiaire du
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Dans ce cas souvenez-vous de toujours indiquer sur le bulletin
vos coordonnées complètes ainsi que votre code
d'accès. Afin de réduire le délai d'inscription,
vous pouvez nous faire parvenir par fax (au 026 080 677) une
copie de votre bulletin d'inscription.
Vous pouvez également
régler par chèque non endossable à l'ordre
de l'Association culturelle Lorien et l'adresser par courrier
à Guido GIRAUDO - Via Ticino, 22 - 20052 Monza-Milano,
en précisant toujours votre code d'accès.
LE CATALOGUE GÉNÉRAL
Il s'agit d'une base de
données qui permet d'effectuer des recherches complexes
et multicritères sur l'ensemble du patrimoine historique
recensé et archivé, avec des connections directes
entre chaque secteur d'analyse.
Ainsi, par exemple, en
partant de GROUPES, on choisit le groupe ou le chanteur qui nous
intéresse (même en utilisant les filtres de sélection)
et l'on trouve sur lui des notes bibliographiques (curiosités,
différents groupes etc.) et les liens vers les rubriques
DISCOGRAPHIE, CHANSONS, REVUE DE PRESSE, CONCERTS et DOCUMENTS
HISTORIQUES qui le concerne. Pour chacune de ces rubriques s'ouvre
une fenêtre avec les informations correspondantes.
Par exemple, en tapant
DISCOGRAPHIE on obtient la liste complète des productions
du groupe choisi, mais également les compilations qui,
le cas échéant, contiennent leurs chansons. En
cliquant ensuite sur l'une de ces productions, on obtient la
fiche la concernant, avec des informations sur le produit, les
chansons qu'il contient et la revue de presse s'y rapportant.
En poursuivant la recherche, on peut cliquer sur l'une des chansons
et apparaît alors le texte de celle-ci (plus de 700 en
mémoire) mais aussi toutes les versions de cette chanson
contenues dans les archives, même interprétées
par d'autres groupes. Une telle information facilite la comparaison
entre les différentes versions (y compris chronologiques)
d'une même chanson.
Toutes les listes (des
groupes, des produits, des chansons, des concerts des revues
de presse) peuvent être imprimées.
Toutes les images des
documents, les photos historiques des groupes, les coupures de
presse apparaissent en format réduit et peuvent être
elles aussi téléchargées (après inscription)
et donc imprimées, même en couleur.
Naturellement, votre recherche
peut également commencer à partir d'un autre critère.
Par exemple, si vous ne vous souvenez que du titre de la chanson,
en cliquant sur CHANSONS (à partir de la page principale),
vous obtiendrez la liste complète des morceaux musicaux
recensés. Afin de faciliter la recherche, vous pouvez
entrer le titre ou une partie de celui-ci dans le filtre de sélection.
Une fois la chanson trouvée, accédez à sa
fiche (qui se réfère naturellement à la
première version officielle) et de là vous pourrez
remonter jusqu'aux autres versions, aux GROUPES qui l'ont interprété,
à la DISCOGRAPHIE qui la contient, à la REVUE DE
PRESSE de référence etc.
Ce qui suit est "le
nombre" de documents contenus dans chacune des rubriques
des archives :
a) GROUPES 704 groupes
et/ou chanteurs
b) DISCOGRAPHIE 1 553 productions musicales sur supports divers
c) CHANSONS 3 102 morceaux interprétés
d) REVUE DE PRESSE 3 019 articles et compte-rendus
e) CONCERTS 716
f) DOCUMENTS HISTORIQUES 181 photos, articles, documents divers
g) MAISONS DE PRODUCTION 261
Au cours de votre recherche,
vous rencontrerez de petites icônes :
UNE PAGE : indique l'existence
de notes ou de texte
UN HAUT-PARLEUR : indique l'existence d'enregistrements musicaux
UN HAUT-PARLEUR : indique l'existence d'un morceau en format
MP3 écoutable sur l'ordinateur (après inscription)
UN APPAREIL PHOTO : indique l'existence d'images, visibles par
tous mais téléchargeables uniquement par les inscrits
LE CATALOGUE DE LA
MUSIQUE ALTERNATIVE ITALIENNE
Il ne représente
qu'une partie du CATALOGUE GENERAL mais il constitue le cur
de l'activité de l'Association. C'est surtout la partie
la plus représentative et la plus complète puisque
TOUTES les productions réalisées depuis plus de
trente ans ont été désormais recensées
et sauvées.
Même s'il reste
encore beaucoup de travail à accomplir pour compléter
et mettre à jour les fiches historiques, les textes, les
informations et, surtout, pour rassembler tous les enregistrements
de concerts, les divers documents historiques (photos, affiches,
tracts, etc.) et pour mettre à jour constamment les nouvelles
productions
cette partie des archives est néanmoins
déjà très riche.
Ce qui suit est "le
nombre" de documents relatifs à cette partie des
archives :
a) GROUPES : 117 groupes
et/ou chanteurs
b) DISCOGRAPHIE : 371
productions musicales sur supports divers
c) CHANSONS : 1 011 morceaux
interprétés
d) REVUE DE PRESSE : 1
771 articles et compte-rendus
e) CONCERTS : 504
f) DOCUMENTS HISTORIQUES
: 181 photos, articles, documents divers
g) MAISONS DE PRODUCTION
: 59
Quant à la méthode
de consultation elle est indiquée sur le catalogue général.
N'hésitez pas à
consulter le site de Lorien : www.lorien.it |