Présentation Association Culturelle Lorien

Cette présentation de l'association culturelle italienne Lorien est la traduction des informations disponibles sur le site du même nom (www.lorien.it). Une nouvelle fois, un grand merci à Edgir pour son énorme travail !!!

 

L'ASSOCIATION

L' "Association culturelle Lorien - archives historiques de la musique alternative" a été créée à Milan le 28 octobre 1997, en réponse à l'amère constatation qu'une partie non négligeable du matériel musical produit vingt ans auparavant par divers groupes de "musique alternative" était aujourd'hui pratiquement introuvable et désormais, suivant toute probabilité, définitivement perdue.

Afin de sauver cet important patrimoine, un ancien membre du groupe musical "Les Amis du Vent", Guido Giraudo, un jeune militant turinais collectionneur passionné et chercheur de musique alternative, Claudio Volante, ainsi qu'un expert en programmation informatique et chercheur passionné, Antonio Massina, ont décidé d'unir leurs forces.

L'association est née également à la requête expresse du délégué à la culture de l'époque de la Région Lombardie, le regretté Marzio Tremaglia, soutien assidu des cultures "non conformes", expressions d'identité, d'enracinement et d'amour pour les traditions nationales et populaires.

Dans ses statuts, l'association Lorien se fixe deux axes de travail : l'un purement historico-documentaire, l'autre promotionnel et de vulgarisation.

Les objectifs du premier consistent dans :

1) La création d'un fonds d'archives historiques regroupant les informations concernant l'ensemble des groupes, des productions musicales et des chansons appartenant à la "musique alternative" (cf. rubrique "La musique alternative"), des années 60 à nos jours, avec les mises à jours correspondantes ;
2) La création d'un fonds d'archives musicales pour l'ensemble des morceaux produits ou exécutés, y compris dans leurs différentes versions, avec un classement correspondant, en prévoyant une remasterisation sur support digital afin de garantir leur sauvetage et leur utilisation dans le temps ;
3) La création d'un fonds d'archives multimédia relatives aux activités culturelles et sociopolitiques associées au phénomène étudié, en rassemblant, dupliquant, cataloguant et archivant sur support informatique toute documentation permettant de reconstituer les phases historiques, les motivations idéologiques et/ou morales, et même l'ambiance culturelle dans laquelle ce phénomène a pris naissance et s'est développé. Dans ce but sont rassemblés et catalogués : articles de presse, images, témoignages, affiches, tracts, enregistrement radiophoniques, publications, catalogues, vidéos ainsi que tout ce qui se réfère spécifiquement au phénomène.

Les objectifs du deuxième axe de travail consistent à :

1) Promouvoir et organiser des activités culturelles et/ou des manifestations publiques permettant de favoriser la connaissance et la diffusion du phénomène de la "musique alternative" ;
2) Instituer des bourses d'études et/ou décerner des prix musicaux afin de favoriser les nouvelles créations actuelles de chansons faisant référence au milieu objet de l'étude;
3) Favoriser la connaissance de la "musique alternative" en rendant exploitable la documentation rassemblée par les particuliers, les associations, les groupes, ainsi que les autres archives historiques publiques ou privées ;
4) Soutenir le développement futur des activités musicales des nouveaux et des anciens groupes de musique alternative.

 

L'activité de recueil et de classement multimédia démarre en 1998 après une analyse attentive du phénomène (qui conduit à la réalisation d'un premier "catalogue" sur papier) puis à la rédaction d'un épais "projet de gestion technique" présenté à la Région Lombardie, accepté et partiellement financé par celle-ci, en 1999, dans le cadre de la Loi régionale qui soutient la création de bibliothèques et d'archives multimédias.

Depuis plus de deux ans, dans les locaux de Via Teodosio à Milan, ont été rassemblées, classées, remasterisées et archivées toutes les productions officielles originelles de "musique alternative" italienne. Les mêmes opérations ont été ensuite étendues aux enregistrements amateurs de concerts; dans le même temps s'est également poursuivi la recherche et le classement de productions musicales italiennes "non alternatives" (surtout de "musique Oï" - cf la rubrique "Aperçu historique") et de productions étrangères de "musique alternative", "rock identitaire" et "musique Oï".

L'ensemble de ce travail est directement effectué sur ordinateur en utilisant le "Programme de gestion des archives multimédias", développé en exclusivité pour l'association Lorien par la société Alphard de Antonio Masina, qui, outre le fait de contenir l'ensemble des informations et des textes, permet l'écoute de près de 3 500 morceaux musicaux en MP3 et le visionnage de plus de 3 600 images transférées sur support digital.

En 2001, malgré des appels répétés aux adhérents, aux amis, aux soutiens et aux hommes politiques et en dépit des demandes de subventions régulièrement présentées à la Région Lombardie pour les indispensables mises à jour technologiques des archives (demandes auxquelles il n'a même pas été adressé de réponse, après la mort de Marzio Tremaglia) l'association Lorien a dû d'abord interrompre son travail et par conséquent abandonner ensuite tout bonnement les bureaux de Via Teodosio.

Aujourd'hui, l'ensemble des archives des documents possédés (c'est-à-dire MC, 45 tours, EP, LP, CD et VHS originaux, enregistrements de concerts, revues de presse, carnets de chants, affiches et matériel historique); mais également les 360 CD d'archives qui contiennent les remasterisations des originaux et, naturellement, l'ordinateur et l'ensemble du programme multimédia sont conservés par l'Agence Excalibur à Milan (visibles et consultables sur rendez-vous), laquelle a gentiment - et gratuitement - mis à notre disposition un peu de son espace.

Les documents audio présents dans leur version originale au sein du fonds d'archives historiques de l'association Lorien s'élèvent (dernière mise à jour en mars 2001) à 524 ainsi subdivisés :
- Productions officielles italiennes (sur supports divers) : 298
- Enregistrements de concerts : 96
- Enregistrements divers : 35
- Productions étrangères : 95

Le site que vous êtes en train de visiter [le site de Lorien bien sûr NdT] est en revanche le fruit de l'engagement passionné et de l'expérience du vice-président de l'association Lorien, Antonio Masina et de sa société (Alphard à Milan) avec la collaboration militante de Aurelio Atzori qui, en plus d'être un programmateur html, est également le chanteur d'un groupe de "musique alternative" Indole.

A travers ce site, Lorien entend inaugurer une nouvelle phase de son activité, en espérant que la mise à disposition des adhérents, directement "on line", de l'ensemble du travail réalisé jusqu'ici et, en particulier, des morceaux qui constituent l'histoire de la "musique alternative", nous permette d'obtenir le nécessaire soutien financier pour développer le site et reprendre le travail de recueil et de classement.

Il reste encore beaucoup à faire (pensons simplement à la possibilité de mettre en ligne les enregistrements vidéos) et pour cette raison nous nous tournons vers tous ceux qui sont en train de nous lire afin qu'ils nous aident, pas uniquement d'un point de vue financier, mais également en offrant leur propre travail et leur propre savoir-faire technique. L'association Lorien a également la possibilité d'organiser des conférences sur l'histoire de la "musique alternative", des présentations de ses archives personnelles (avec vidéo-projecteur de type Barco) ou des concerts de promotion de la "musique alternative".

Pour nous contacter, outre le mail du site lorien@lorien.it, vous pouvez joindre directement le président de l'association, Guido Giraudo guidogiraudo@libero.it

 

LA MUSIQUE ALTERNATIVE

Le patrimoine musical défini comme "alternatif" (cf la rubrique "Aperçu historique") fait référence à un type de chansons et de compositions musicales écrites et interprétées non dans le but de réaliser des produits "pour le marché", ni dans un but ludique et/ou commercial, mais plutôt destinées à exprimer, interpréter et partager l'évolution idéologique, la confrontation politique, les valeurs sociales et morales, la recherche historique et, bien sûr, également les émotions, les sentiments et les rêves des jeunes appartenant à un milieu politique maintenu durant plus de cinquante ans dans un état d'isolement.

Ce mouvement musical a des connotations culturelles et historiques très particulières qui le rendent unique et exclusif. Avant tout, bien qu'ostracisé, il ne s'est jamais replié sur lui-même et, même en étant l'expression d'une culture non conforme, d'une jeunesse antagoniste, d'une façon de faire de la politique "alternative" par rapport aux habituels instruments de la propagande, et en raison même de sa perpétuelle recherche poétique et de sa constante adaptation aux nouveaux langages musicaux, il est apparu comme un important instrument de médiation culturelle et politique entre une élite de rebelles au conformisme et le monde environnant d'une jeunesse soumise à l'homologation des modes.

Autre facteur surprenant propre à ce phénomène culturel : sa durée. La "musique alternative" ainsi que nous la connaissons se développe de manière constante et ininterrompue depuis plus de trente ans (de la fin des années 60 à nos jours). Nous ne sommes donc pas en présence d'un évènement musical lié à l'émotivité d'un moment historique particulier, comme cela se vérifie par exemple avec les chants de guerre ou les chansons de protestation sociale, mais au contraire devant une forme d'expression, de communication, de vulgarisation et - aussi - de propagande fortifiée par le temps et désormais intégrée en tant que telle dans le bagage idéologique et culturel de tous ceux qui appartiennent au milieu politique de référence.

Et puis il y a un autre aspect absolument unique de ces chansons : la substantielle homogénéité du message diffusé. Même au cours des différentes phases historiques et politiques du pays, dans la dynamique complexe des groupes et des chanteurs et nonobstant les continuelles nouveautés et diversités des formes musicales adoptées, les chansons "alternatives"- depuis plus de trente ans - utilisent des thématiques communes. Dans celles-ci, on y raconte les aventures, les batailles, les souffrances, mais également les aspirations, les rêves et les valeurs de plus de deux générations de militants ; tandis que demeure constant l'appel à la redécouverte des valeurs traditionnelles et des thèmes historiques totalement oubliés par la "culture officielle". Par conséquent, la "musique alternative" peut également être définie comme un extraordinaire exemple (unique dans l'Italie du transformisme y compris musical) de fidélité et de continuité idéologique.

Enfin, l'aspect vraiment remarquable, qui définit comme telle la "musique alternative", en la distinguant de tout autre genre musical quel qu'il soit, populaire, ethnique, folklorique ou traditionnel : c'est sa diffusion hors des canaux commerciaux. Aucune des plus de 300 productions officielles, réalisées par plus de 100 groupes et solistes italiens recensés jusqu'à présent, n'a été vendue dans les circuits commerciaux des magasins de musique; et aucune des plus de 750 chansons du répertoire "alternatif" n'a été diffusée par les radios ou les télévisions. Il n'y a que la presse du milieu qui se soit intéressée à la "musique alternative", exception faite de quelques articles, même sur les médias à large diffusion.

Cet important patrimoine musical, politique et social a par conséquent été diffusé et connu (par désormais plus de deux générations) uniquement à travers l'arme typique de la culture clandestine : le bouche à oreille. En plein siècle de communication globale, nous sommes donc devant un énorme, bien que méconnu, phénomène d'expression artistique antagoniste, "alternatif" justement, qui rompt avec les schémas de communication de masse.

Compte tenu de l'importance de la production, de la durée, de la quantité de matériel produit et diffusé, du nombre de personnes impliquées et/ou intéressées, aucun autre phénomène culturel "carbonaro", "clandestin" ou "underground" n'a jamais atteint les dimensions que l'ont peut attribuer à la "musique alternative", laquelle peut donc être définie comme : L'EXEMPLE LE PLUS COMPLEXE, LE PLUS DURABLE ET LE PLUS ÉNORME DE CULTURE SOUTERRAINE QUE L'ITALIE AIT JAMAIS CONNUE AU COURS DE SON HISTOIRE.

 

APERÇU HISTORIQUE

L'expression "musique alternative" naît au milieu des années soixante-dix pour désigner la production musicale des groupes ou des chanteurs appartenant au milieu de la droite politique italienne. Le choix de cette expression était motivé par le fait qu'il s'agissait d'un mouvement musical "alternatif", dans le contenu des chansons et dans le mode de diffusion - même s'il ne l'était pas dans les langages musicaux employés -, aussi bien vis-à-vis de la "musique légère" que des chanteurs "engagés" et milliardaires de gauche.

Toutefois, des chansons "de droite", avaient déjà été écrites avant même les années soixante-dix, si bien que l'on peut affirmer que la "musique alternative" voit le jour en ayant derrière elle près d'une décennie de background culturel, allant de la tradition de cabaret du "Bagaglino" et du "Jardin des supplices" - dont s'inspire en grande partie la riche production de Leo Valeriano - aux chants de protestation anticommunistes du groupe "Europa e Civiltà", et aux ballades militaristes ou anticonformistes de différents chanteurs italiens et français.

La "musique alternative" naît dans une période de grand bouillonnement culturel pour la droite, contrebalancé cependant par une phase de répression physique gravissime et par une forte réduction de l'espace politique. Une période dramatique, marquée aussi par la mort de nombreux jeunes militants. C'est dans ce contexte, en 1977, que se déroule à Benevento "Campo Hobbit 1", premier rassemblement de la jeunesse de droite qui offre pour la première fois une scène commune à des dizaines de groupes qui avaient commencé à mettre en musique leur militantisme, souvent sans même se connaître. Durant ces années naissent également les radios libres, dont de nombreuses de droite, qui contribuent à diffuser ces chansons et vont même, parfois, jusqu'à les rendre populaires. C'est le cas de Trama nera [Piste noire NdT] des Amici del Vento, qui devient une chansonnette "à la mode" chantonnée dans les cours de récréation même par qui n'était sûrement pas de droite, au point de remporter le prix du "morceau le plus écouté" décerné par une radio sicilienne proche du Parti socialiste...

Au cours des années soixante-dix, avec la multiplication des groupes et des chanteurs, démarre également la production officielle de musicassettes, 45 tours et LP, pourtant toujours diffusés de façon informelle au cours des concerts ou des camps musicaux et ensuite presque toujours "dupliqués" et échangés de mains en mains en milliers d'exemplaires. Les "Camps Hobbit" (1977, 1978, 1979) représentent autant d'étapes de croissance pour le mouvement musical "alternatif" sans cesse à la recherche d'une meilleure qualité sonore pour soutenir des textes fortement politisés, mais souvent aussi hautement poétiques. Quant aux styles musicaux utilisés, ce qui prédomine de façon absolue, c'est le genre "auteur-compositeur-interprète italien" (avec accompagnement à la guitare sèche et/ou à l'harmonica) mais il ne manque pas non plus d'excellents exemples de rock comme c'est le cas du groupe romain Janus.

Même hors d'Italie - en particulier en France - on trouve au cours de ces années les premiers exemples de chanteurs "de droite", dont certains, dans leur pays, parviennent même à remporter un succès commercial tel Michel Sardou - le "Battisti français" - qui à la différence de son confrère italien ne cachait pas ses sympathies politiques et les exprimait ouvertement y compris en musique.

Avec les années quatre-vingt la recherche musicale atteinte, pour certains groupes, un bon niveau qualitatif, mais les canaux de distribution et de diffusion diminuent de façon drastique alors que s'arrêtent la quasi-totalité des radios libres et même les principaux hebdomadaires nationaux de droite comme "Candide", qui avait toujours accordé une place importante à la musique alternative. C'est la période de ce que l'on a appelé "le reflux" qui, comme n'importe quelle autre mutation du cadre historique social ou politique italien est également ressentie par des chanteurs alternatifs lesquels se retrouvent, d'un côté à faire le bilan de la fin d'une période sombre et extrêmement dure et, de l'autre, à affronter une nouvelle façon de faire de la politique. Aux premiers groupes encore en activité (même avec des équipes fortement renouvelées) viennent s'ajouter de nouvelles formations et de nouveaux chanteurs avec une nette prédominance - parmi les plus jeunes - du rock comme genre musical.

Durant les années quatre-vingt dix, de nouveaux groupes et de nouvelles tendances musicales enrichissent le panorama de la "musique alternative". il y a même certains groupes "historiques" qui ne dédaignent pas l'usage du rock ou même du rap, alors que des groupes plus jeunes expriment de nouvelles expériences d'avant-garde. De là l'utilisation, par plusieurs groupes du milieu (pas uniquement italiens) de la nouvelle définition de "rock identitaire" en lieu et place de la désormais vieille "musique alternative". Mais au-delà des styles de musiques utilisés, ce qui distingue la Musique Alternative (en tant que définition générale) ce sont les contenus exprimés et l'identification des artistes aux critères que nous avons déterminés dans la définition générale (cf. la rubrique "La Musique Alternative")

Parmi les nouveaux espaces musicaux qui ont émergés ces dernières années, une place à part revient à ce que l'on a appelé la "musique Oï", expression de groupes qui se réfèrent au mouvement Skinhead. Il s'agit évidemment, là encore, de productions interprétées et diffusées hors des canaux commerciaux habituels, mais le circuit "skin", dans chacun de ses aspects : production, distribution, concerts et public, est complètement différent de celui "alternatif". Cependant, en particulier au début, les points de contact n'ont pas manqué entre les deux mouvements musicaux : beaucoup de groupes skins chantaient des chansons alternatives et certains groupes alternatifs ne dédaignaient pas les "chevaux de bataille" du genre Oï; et puis il y a eu des groupes alternatifs qui sont entrés dans le circuit skin et vice versa. A l'étranger, en revanche, où n'existe pas une forte tradition de musique politique de droite, les frontières entre "rock identitaire" et musique Oï sont plus fragiles. L'ensemble de ces problématiques a conduit notre fonds d'archives historiques à étendre son domaine d'analyse, de recherche et de classement à ce filon musical (cf. la rubrique "Catalogue général").

Toujours attentifs à l'évolution technologique, les groupes de droite ont, au cours de ces dernières décennies, fortement amélioré la qualité technique et l'image des productions réalisées, tant pour ce qui touche aux arrangements et à l'ensemble des phases de production musicale que pour ce qui concerne l'utilisation des nouvelles technologies : digitales, vidéos ou informatiques. De nombreux groupes et maisons de production ont désormais leur site Internet et les productions peuvent aujourd'hui s'acquérir "on line" ; néanmoins, ce qui continue à faire défaut, soit en raison de la suprématie du lobby communiste dans le monde musical, soit - parfois - en raison d'un choix délibéré des groupes militants eux-mêmes, c'est la possibilité de faire accéder la "musique alternative" aux les grands circuits nationaux de publication, de diffusion et de distribution.

Nous sommes ainsi parvenus au début du troisième millénaire et la "musique alternative" est toujours florissante. De nouveaux groupes sont nés, y compris durant ces derniers mois, au sein des mouvements de jeunesse de droite. Chaque année il y a au moins une douzaine de nouvelles productions et une centaine de concerts organisés. De plus, l'évolution politique nationale conduit même, lentement, à une certaine forme de reconnaissance officielle. En ce sens, le tournant a été indubitablement le "Concert du vingtième anniversaire", justement organisé par l'association Lorien à Monza en décembre 1997, pour célébrer les vingt ans de carrière de deux groupes historiques : la Compagnia dell'Anello et les Amici del Vento. Cet important concert (cinq heures de musique, plus de mille entrées payantes) reçut en fait, pour la première fois, le parrainage de deux adjoints à la culture, celui de la Région Lombardie et celui de la Commune de Monza.

L'espoir est qu'aujourd'hui, grâce au travail de recueil, de classement historique et de vulgarisation entrepris par cette association ainsi que, évidemment, grâce au climat politique national renouvelé, non seulement les administrations publiques prennent conscience de ce vaste phénomène culturel "souterrain" qui a marqué l'histoire de notre pays, mais également que les médias nationaux, les organisateurs de spectacle, de festivals ou d'évènements musicaux et - même - les Universités prennent acte le plus rapidement possible de l'existence et du potentiel d'un mouvement socioculturel doté d'une existence aussi longue et d'une force créatrice aussi grande.

 

INSCRIPTION

Notre association, pour pouvoir vivre et poursuivre son travail, a besoin de votre aide.

A dire vrai, ça devrait être à l'Administration publique de garantir la vie et le travail de n'importe quelle bibliothèque ou médiathèque d'intérêt général. De fait, l'association Lorien (cf. la rubrique "L'Association") a vu le jour grâce à la contribution de la Région Lombardie, obtenue par Marzio Tremaglia, en 1998, mais depuis nous n'avons plus reçu aucune aide.

Rien que pour gérer, développer et mettre à jour ce site (qui a été voulu justement pour permettre à tous d'accéder au catalogue général et à la grande masse de documents archivés), près de 7 000 Euros par an sont nécessaires.

Voilà pourquoi nous vous demandons de vous inscrire afin de nous soutenir.

 

L'INSCRIPTION À L'ASSOCIATION COÛTE 77 Euros (505 Francs) PAR AN.

En vous inscrivant, vous recevrez un code d'accès qui vous permettra d'écouter :
a) 3 514 morceaux en MP3 parmi lesquels :
3 338 morceaux musicaux
176 discours tirés des concerts

Et même de visionner sur l'ordinateur et éventuellement de télécharger :
b) 5 607 images en jpg parmi lesquelles :
718 images de disques (pochettes et intérieur)
3 338 images de revues de presse
392 photos de concerts ou de matériels historiques

NB : téléchargement jusqu'à 1 giga maximum.

Attention !
La possibilité d'écouter des morceaux musicaux en MP3 concerne exclusivement la production historique : sont donc exclues la production des deux dernières années ainsi que celle actuellement dans le commerce.

Si vous souhaitez vous inscrire, cliquez sur le bouton ci-dessous [ voir le site de Lorien sûr NdT]. Vous devrez remplir un bulletin d'inscription et procéder au paiement par l'intermédiaire du code postal 41404203 au nom de l'Association culturelle Lorien. Dans ce cas souvenez-vous de toujours indiquer sur le bulletin vos coordonnées complètes ainsi que votre code d'accès. Afin de réduire le délai d'inscription, vous pouvez nous faire parvenir par fax (au 026 080 677) une copie de votre bulletin d'inscription.

Vous pouvez également régler par chèque non endossable à l'ordre de l'Association culturelle Lorien et l'adresser par courrier à Guido GIRAUDO - Via Ticino, 22 - 20052 Monza-Milano, en précisant toujours votre code d'accès.

 

LE CATALOGUE GÉNÉRAL

Il s'agit d'une base de données qui permet d'effectuer des recherches complexes et multicritères sur l'ensemble du patrimoine historique recensé et archivé, avec des connections directes entre chaque secteur d'analyse.

Ainsi, par exemple, en partant de GROUPES, on choisit le groupe ou le chanteur qui nous intéresse (même en utilisant les filtres de sélection) et l'on trouve sur lui des notes bibliographiques (curiosités, différents groupes etc.) et les liens vers les rubriques DISCOGRAPHIE, CHANSONS, REVUE DE PRESSE, CONCERTS et DOCUMENTS HISTORIQUES qui le concerne. Pour chacune de ces rubriques s'ouvre une fenêtre avec les informations correspondantes.

Par exemple, en tapant DISCOGRAPHIE on obtient la liste complète des productions du groupe choisi, mais également les compilations qui, le cas échéant, contiennent leurs chansons. En cliquant ensuite sur l'une de ces productions, on obtient la fiche la concernant, avec des informations sur le produit, les chansons qu'il contient et la revue de presse s'y rapportant. En poursuivant la recherche, on peut cliquer sur l'une des chansons et apparaît alors le texte de celle-ci (plus de 700 en mémoire) mais aussi toutes les versions de cette chanson contenues dans les archives, même interprétées par d'autres groupes. Une telle information facilite la comparaison entre les différentes versions (y compris chronologiques) d'une même chanson.

Toutes les listes (des groupes, des produits, des chansons, des concerts des revues de presse) peuvent être imprimées.

Toutes les images des documents, les photos historiques des groupes, les coupures de presse apparaissent en format réduit et peuvent être elles aussi téléchargées (après inscription) et donc imprimées, même en couleur.

Naturellement, votre recherche peut également commencer à partir d'un autre critère. Par exemple, si vous ne vous souvenez que du titre de la chanson, en cliquant sur CHANSONS (à partir de la page principale), vous obtiendrez la liste complète des morceaux musicaux recensés. Afin de faciliter la recherche, vous pouvez entrer le titre ou une partie de celui-ci dans le filtre de sélection. Une fois la chanson trouvée, accédez à sa fiche (qui se réfère naturellement à la première version officielle) et de là vous pourrez remonter jusqu'aux autres versions, aux GROUPES qui l'ont interprété, à la DISCOGRAPHIE qui la contient, à la REVUE DE PRESSE de référence etc.

Ce qui suit est "le nombre" de documents contenus dans chacune des rubriques des archives :

a) GROUPES 704 groupes et/ou chanteurs
b) DISCOGRAPHIE 1 553 productions musicales sur supports divers
c) CHANSONS 3 102 morceaux interprétés
d) REVUE DE PRESSE 3 019 articles et compte-rendus
e) CONCERTS 716
f) DOCUMENTS HISTORIQUES 181 photos, articles, documents divers
g) MAISONS DE PRODUCTION 261

Au cours de votre recherche, vous rencontrerez de petites icônes :

UNE PAGE : indique l'existence de notes ou de texte
UN HAUT-PARLEUR : indique l'existence d'enregistrements musicaux
UN HAUT-PARLEUR : indique l'existence d'un morceau en format MP3 écoutable sur l'ordinateur (après inscription)
UN APPAREIL PHOTO : indique l'existence d'images, visibles par tous mais téléchargeables uniquement par les inscrits

 

LE CATALOGUE DE LA MUSIQUE ALTERNATIVE ITALIENNE

Il ne représente qu'une partie du CATALOGUE GENERAL mais il constitue le cœur de l'activité de l'Association. C'est surtout la partie la plus représentative et la plus complète puisque TOUTES les productions réalisées depuis plus de trente ans ont été désormais recensées et sauvées.

Même s'il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour compléter et mettre à jour les fiches historiques, les textes, les informations et, surtout, pour rassembler tous les enregistrements de concerts, les divers documents historiques (photos, affiches, tracts, etc.) et pour mettre à jour constamment les nouvelles productions… cette partie des archives est néanmoins déjà très riche.

Ce qui suit est "le nombre" de documents relatifs à cette partie des archives :

a) GROUPES : 117 groupes et/ou chanteurs

b) DISCOGRAPHIE : 371 productions musicales sur supports divers

c) CHANSONS : 1 011 morceaux interprétés

d) REVUE DE PRESSE : 1 771 articles et compte-rendus

e) CONCERTS : 504

f) DOCUMENTS HISTORIQUES : 181 photos, articles, documents divers

g) MAISONS DE PRODUCTION : 59

 

Quant à la méthode de consultation elle est indiquée sur le catalogue général.

N'hésitez pas à consulter le site de Lorien : www.lorien.it


Présentation Entrevue

270 bis Amici del Vento Aurora Compagnia Dell Anello  Delenda Carthago Hobbit Indole Intolleranza Londinium SPQR Massimo Morsello Non Nobis Domine Skoll Sotto Fascia Semplice Zeta Zero Alfa Lorien Perimetro

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