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Au crépuscule Le temps a fait son ouvrage, ta jeunesse s'est envolée. Dans le reflet d'une glace que tu aimerais tant briser Tu recherches en vain ta place dans notre triste société Où les hommes sont devenus de vulgaires numéros, Des machines qu'on use et qu'on remplaceaussitôt. Dans les mouroirs s'entassent ceux qui nous ont enseigné Que trop de progrès efface l'humanité. Le systeme te pousse lentement vers l'abime, Il te fautlibérer la place : vieillir serait devenu un crime? Pour qu'on effacedéjà ta trace, pour qu'on te remplace! Comme une prison pour ton esprit qui ne veut plus te laisser partir Au soir de ton existance il n'y as personne à qui parler, Seuls les souvenirs de ton enfance parviennent encore à t'apaiser. Toute une vie de labeur pour partir dans l'oubli, Chacun mérite d'avoir une fin digne d'un patriarche! Si nos destins ne se resemblent pas dans la vie, Ne serons-nous pas égaux devant la mort? Un jour serez-vous vieux à votre tour connaitrez-vous le même sort? Rouge sang Ces fantomes du passé reviennent nous harceler pour que l'on expie nos fautes. Tantôt, ils chantent l'Internationale, tantôt s'opposent au nouvel ordre mondial. Ces fanatiques attisent nos rancoeurs, exploitent nos peurs, ils soignent le mal par le mal. Mais rouge sang reste leur étandard Ils ne voient le monde qu'en rouge et noir. Ils se croient déjà prêts pour le grand soir. Merci pour les charniers, les millions d'internés Merci aussi pour Prague, merci pour les goulags. Merci pour Berlin Est et merci pour Belgrade, merci pour Tienanmen Merci pour le Tibet Qui pervertissent notre jeunesse, utilisent ses faiblesses, et tout ça pour leur business Leur idéal n'est pour eux q'une façade, une farce, une mascarade pour vider la caisse, Ils contestent pour contester, protestent pour protester, car avec eux rien n'est vrai. En homme libre Vouloir faire le bien avant que le glas ne sonne Me maintient en vie, me sort de ma léthargie. En homme libre à jamais je vivrai. Poursuivre ma quête, en gardant raison, Rester à l'écoute, maintenir le cap, Choisir une route en tirant les meilleures cartes Donne un sens à ma vie, me garde bien de l'ennui. En homme libre à jamais je vivrai. U$A Un vent de fronde s'abat sur le Nouveau Monde. La statue de la liberté s'effrite, Avec elle aussi s'effrondre tout un mythe, Celui d'un songe, un rêve qu'on dit américain. Un cauchemar né du massacre des amérindiens, Dont les rescapés, parqués dans des réserves, Noient dans du whisky leurs chagrins et leurs peines. Pas étonnant : tout le monde a un port d'arme. Alors ca flingue à tout va dans les écoles, Leurs mômes ont dû sniffer trop de colle. L'unique modèle duquel on veut nous cloner. On appelle ça un nivellement par le bas! Votez, made in USA ! Cette fausse puritaine ne songe qu'à nous avilir. Elle se prend pour le Zorro de la démocratie, Comme au temps d'Hiroshima et de Nagasaki. Elle prend la planète pour une poubelle, La pollution pour elle c'est pas un problème. Tout ce qui compte c'est la course au nucléaire, Elle a toujours adoré jouer à la guerre. La C.I.A, le F.B.I, super shérifs du nouvel ordre mondial, La N.S.A sont ses yeux et ses oreilles N'oubliez pas que les U.S.A veillent ! A l'aventure Décider de mon futur est devenu pour moi une urgence. Absolue, impérative, absolue, c'est une question de vie ou de mort! De l'Atlantique à l'Oural, partout de nouveaux paysages, Vastes plaines et hautes montagnes, attendent qu'on les rejoigne. Elles s'offrent à moi, elles s'offrent à toi, Ca ne te dirait pas qu'on y aille, Depuis le temps que ça nous travaille. Décider de mon futur est devenu pour moi une urgence. Chercher la paix de l'âme, goûter au silence et au calme, Est salutaire, prioritaire,même nécessaire Pour réveiller en moi le volcan qui sommeille, Traverser les océans, gravir le toit du monde, Atteindre le firmament sans perdre une seconde. On y va ? Pour de bon ! Fais ton choix ! Mais surtout, oui, surtout ne dis pas non. Persona non grata Notre couleur de peau n'est plus à la page. Les uns nous rejettent, les autres nous baîllonnent. Nos pensées sont suspectes, il faut qu'on change la donne ! "Persona non grata". Toujours debout malgré les coups, et ça, Ca ne changera pas. Si ce n'est de refuser de rentrer dans leur système? Quels crimes, quels délits aurions-nous commis? Vouloir aimer les nôtres? Rejeter la haine! Ces chiens sont féroces mais nous ne plierons pas. Leur faiblesse est ta force, ton courage grandit. Alors changeons notre approche et sortons de l'oubli ! Spleen de Paris Les gens referment leur fenêtres ils n'arrivent plus à respirer. Dans le métro ce n'est guère mieux la foule écrase les petits vieux. Avec la RATP tu voyages gratis pour Alger, Pour Istanbul ou Marrakech descendre station Barbès. Pour le bruit et l'odeur, plus besoin de marteau-piqueur Le ramdam des tamtams ça fait aussi mal au crâne. Paris me donne le vague à l'âme. Avec ses tours de Babel qui s'élévent dans le ciel Sa ferraille, ses égouts et ses poubelles. 11 heures du soir sur le périph, l'air est toujours aussi vieié La ville a retrouvé son calme hormis sur les champs Elysées, Le Marais, Stalingrad et ses cités. Rencontre Et quand arrive la chance on ne veut pas la laisser S'en aller aux quatre vents sans même pouvoir la saisir Alors j'ai capturé l'objet de mes desirs. Coïncidence ou destin : on avait les mêmes idées La même vision d'un monde qu'il va nous falloir changer Pour l'enfant que tu portes, que Dieu va nous donner Je serai fort, tu sera forte, telle est notre destinée! Tendre vers l'équilibre, vers une profonde Harmonie Ensemble nous allons donner à un être la vie. Rencontre, rencontre, tu parles d'une rencontre! Et si je n'ai plus peur de vieillir en ta compagnie. je croque la vie à pleines dents, je ne cesse de m'épanouir J'aurai toujours le plaisir de voir nos enfants grandir. Quand on trouve le bonheur on ne veut plus le laisser fuir! Et je ne comprends pas les fous qui n'ont pas voulu saisir, Par peur du quotidien, la chance de leur vie, Et gâcher leur destin pour une chimère, une utopie. Comme un oiseau sur une branche, un jour tu t'es posée La chance m'a souri, je ne l'ai pas laissée filée. La colonne
Mémoire vive Le devoir de mémoire n'appartiendrait qu'à certains? On érige en exemple des fossoyeurs d'empires Aussi vite qu'on enterre les héros qui n'ont pas de sang sur les mains. On réécrit l'histoire façon Spielberg, Plus le mensonge est gros, moins on a de peine à y croire, A ne plus voir, l'obscurantisme aurait-il envahi nos mémoires? Ils effacent les traces de la splendeur de l'Occident Manichéisme chronique / Apologie du mythe N'y aurait-il plus de place que pour les mensonges, les ressentiments ? Ne les laissons pas salir la mémoire de nos pères, Ne nous laissons pas tromper par ces faussaires! Soyons fiers, identitaires! Bientôt, c'est sûr, tout deviendra clair. I had a dream... (J'ai fais un rêve)
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