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Entre terre et lumière A jamais idéaliste Pour tout l'or du monde, il ne saurait en être question, Et sans jamais me soumettre ni jamais me compromettre Je choisis mon camp, celui de la passion Une passion qui m'anime, une cause qui m'enivre, Et qui, lorsque je doute me donne une bonne raison de vivre, Et je lutte pour cette cause plus que je ne lutte pour un parti, Car je préfère l'idée à l'homme qui l'avilit Par penser comme j'aurais vécu, et s'il me faut tout sacrifier, Même s'il me faut tout abandonner, pas une seconde, je n'hésiterais Car mon idéal est juste, mon idéal est vrai, Une seule chose m'importe, vous le faire partager, Il ranimera la flamme éteinte de votre âme, Réveillera votre ardeur, apaisera vos douleurs Les cercles du pouvoir Les cercles du pouvoir sur toi, se ferment lentement, Comme un étau titanesque, ces mille réseaux gigantesques, Sur tous les continents font la pluie et le beau temps, Et tout cela pour des miettes de pouvoir Le complot se dévoile et lentement se met en place, Les financiers, les journalistes, les philosophes, les politiques, Deviennent peu à peu des disciples au service de l'Antéchrist Au service du mal et du vice Propagent le néant, provoquent en toi mille tourments, Ils calomnient ta religion, pour mieux te convertir, La comparent à une secte pour mieux t'anéantir, Et tout cela pour des miettes de pouvoir. L'alchimiste Simple mortel il était Et si le sang coule à travers le temps, C'était pour mieux l'écurer C'est à vingt ans qu'il entrepris d'accéder à l'immortalité, Il a bravé la mort, a traversé les âges, Ses vux étaient enfin exaucés L'immortel alchimiste paierait cher son forfait, Tel est le prix de la cupidité, La folie l'a rongé et les siècles ont passé, La boucle ne sera jamais bouclée Oui, la mort, aussi stupide soit elle, Oui, la mort est encore plus cruelle, Pour un immortel Les divinités se sentant offensées, Le condamnèrent à errer, A errer pour l'éternité Mais le monde moderne ne sait, Que dans les rêves, les mythes et les divinités, Se trouvent une part de vérité Et dans cent ans vous n'entendrez plus parler, De cette légende oubliée, Les hommes de notre temps ont déchiré les pages, Du grimoire des anciens sages Les divinités surgiront du passé, Et de nos rêves les plus secrets, Apaisés pour l'éternité. La fille Une blancheur immaculée, Son regard m'avait envoûté, Elle avait tout pour me faire rêver Des yeux d'une beauté radieuse, Elle était vraiment merveilleuse Même les déesses d'autrefois, Si belle image n'avaient pas droit Vivre une grande aventure d'hantant, Elle serait ma princesse adulée, Et moi son ardant chevalier On s'aimerait éperdument, D'enlaçant inlassablement, Notre histoire serait gravée, Dans la pierre pour l'éternité A moi s'est alors révélée, De mon nuage, je suis tombé, Tous mes rêves se sont effacés Au grand bonheur de ces dames, La triste évolution des murs, Etait la cause de mon malheur. Le petit fonctionnaire Son sport préféré, la glande dans toute sa splendeur, L'éternel partisan du moindre effort, Rêvait de devenir agent du trésor Le petit scribouillard carriériste, Allait enfin réaliser son plus beau rêve, Entamer son premier jour de grève Lorsqu'il fut promu adjoint au chef de service, Après vingt ans de bons et loyaux caprices, Le petit fonctionnaire allait enfin goûter, A la promotion canapé Le petit fonctionnaire allait enfin quitter son service, C'est vrai qu'il commençait à s'ankyloser, A force de roupiller derrière son guichet C9M Les forces de l'ordre nous ont encerclé, C'est dans l'immeuble qu'elles ont investi, Que Seb a paniqué puis s'est enfui, Mais las et fatigué, il s'est réfugié, Il a gravi les marches jusqu'au sommet, Mais ces chiens enragés n'ont pas voulut le lâcher, Car il était la plus belle proie de leur journée, 7 Mai, 7 Mai de vie à trépas Le comité du 9 Mai ne t'oubliera pas, 7 Mai, 7 Mai de vie à trépas Nous nous sommes rappelés combien la vie était belle, La haine, la tristesse et la rage au cur, On est devenu violent et les flics ont pris peur Peu après suivirent des manifestations, Et c'est en silence que nous défilions, Sous l'il méprisant des autorités Seb n'était pas de ceux dont ils ne se souciaient Chaque année, à l'endroit où ton corps est tombé, D'une seule voix, tes camarades chantent les lansquenets, Ultime prière, en souvenir du passé Celtitude |
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