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Globalisation Ce monde nous injecte trop de poisons mortels Faut qu'on se méfie C'est pas naturel, non C'est pas naturel J'te dis faut qu'on s'attende au pire Est-ce que tu la vois comme moi cette société décomposée qui porte les stigmates de la mort sur son visage ? Sous les pavés, y'avait la plage, Mais sous la plage y'a l'esclavage Hélas J'aurais pourtant voulu vivre dans un monde libre ! Pas d'exception Pas question d'échapper au hachoir Tout doit devenir homogène Plus de population indigène, Une triste addition de chaire humaine On nous engraisse comme des porcs Pour faire tourner l'import export, (Gling, gling) le tiroir caisse Mais qu'est-ce qu'on a à perdre puisqu'on est plus rien ? Qu'est-ce qui nous reste à espérer ? On se prend à rêver de révolution This world is slavery, But we will keep on the fight and set fire Society is rotten, corruption everywhere New world order = war. Sourire commercial Que je simule l'amitié quand mon cur est glacial Tu voudrais que je me range parmi les gens que tu maîtrises Et qui courent derrière toi en traînant tes valises Tu fais ton numéro de charme VRP La facade est parfaite Tout s'achète et tout se vend Désolé. Ca ne vient pas Je ne sais pas faire semblant Tu soignes l'extérieur de ton bunker Tuer le bourgeois Allongé sur son canapé, il consomme à l'écran un destin artificiel Mais soudain il perd le fil de son égoïsme tranquille Il rêve de partir à l'aventure, loin du confort qui endort Doucement, sa conscience lui murmure : Il s'engage Il donne de sa personne Il rend service et se fait beaucoup d'amis Aux dernières nouvelles on ne sait pas s'il est en guerre ou en pèlerinage A la tête d'une armée d'analphabètes et d'anciens voyous On dit de lui et de ses camarades qu'ils sont prêts à tout. Joli temps de crise Razzia sur le marché des populations affamées Dans l'hémisphère sud, quelques milliers de paysans s'exilent vers les villes Et des villes vers l'occident Joli temps de crise Nous prendrons un cocktail et le dîner sera prêt Prête-moi s'il te plaît pour la nuit cette jolie hôtesse blonde Je t'échange une usine contre un pays du tiers-monde Joli temps de crise Et même au bord des larmes, elle sera si " sexy " A Moscou, elle rêvait d'une carte bleue, d'un visa A quoi songe-t-elle maintenant qu'elle en ait arrivée là ? Flics de la pensée Tous les mondialismes nous mènent à la guerre Il faut regarder au-delà des apparences A coup de plume, à coup de trique, d'arguments philanthropiques, On nous endort, on nous endoctrine On viole les peuples comme les femmes : On les séduit, puis on les assassine De l'art servile et de la propagande politique Nouvelle morale bourgeoise : Il n'est plus interdit d'interdire Interdire, ça les fait jouir Les nouveaux censeurs ont la fibre internationale, Gentils fabricants de guerre mondiale Discipline militaire pour le français moyen : " Il faut l'avoir à l'il, c'est pour son bien " Dans les coulisses du pouvoir, flics de la pensée Dans les couloirs des assemblées, flics de la pensée Dans les réseaux de distribution, flics de la pensée Et dans les salles de rédaction : flics de la pensée. Caméléon Je n'ai pas de goût Je ferai tout comme vous voudrez Vous verrez, je ne suis pas gênant Je suis transparent J'adopte la couleur de la boue dans laquelle je me traîne Je m'adapte à la perversion à la perfection Bien sûr, j'ai mes convictions mais il y a longtemps que je les ai mises dans ma poche Je suis un pur produit du système ! Voici les chiens Avec leurs yeux de prédateurs Ils te traquent Ils sont payés pour le spectacle On nous promet plein de couleurs Tous les projecteurs se braquent sur un faux bonheur Les transistors hurlent à la mort sur tes talons Cours plus vite, pars loin, toujours plus loin Il n'y a rien qui puisse t'arrêter si tu cours sans te retourner Tu aimes la vie, mais ne la prend pas comme elle vient Car derrière elle, il y a ces chiens Mais ne la prend pas comme elle vient Car il y a derrière toi, un monstre froid qui te dis : " Viens, viens avec moi " Jette toi au-dehors de la grande mâchoire : Toutes ces dents qui claquent, Tout ce temps perdu à consommer, Tous ces os qui craquent, Ces cerveaux nettoyés au karcher Jette toi dans la mer Déleste toi de ton fardeau ; trop de superflu Tout nu et plus rapide, comme ceux qui n'ont rien Tu en connais le prix Tu aimes la vie Tu aimes la vie, mais ne la prend pas comme elle vient Car derrière elle, il y a ces chiens Mais ne la prend pas comme elle vient Car il y a derrière toi un monstre froid qui te dis : " Viens, viens avec moi " Entre les pattes adorables de ses chiens de garde Voici les chiens, ils te regardent, avec leurs yeux de prédateurs Et toi, as-tu les yeux d'un voyeur ? Non. Toi tu aimes la vie. Publicité Dressé comme un chien pour répondre à la demande Pour obéir aux slogans publicitaires Où que tu sois, ils te suggèrent d'acheter sans répits, d'acheter sans délai Le désir de chaque seconde doit être satisfait Résiste à la propagande ! Arrache cette chaîne à laquelle ils te pendent ! La pub fait marcher au pas les " masses imbéciles " Le choix des thèmes ne pose aucun problème : Un pingouin pour vendre un shampoing, Une paire de fesse pour vendre une crème dont on n'a pas besoin Résiste à la propagande ! Arrache cette chaîne à laquelle ils te pendent ! Tu lis sur les murs de la ville le menu de ta mort : Une armée de corps déchirés au garde à vous Sifflent sur ton passage pour nourrir ton dégoût Bombardements d'images anthropophages : ce soir après la météo, on va manger ton cerveau Résiste à la propagande ! Arrache cette chaîne à laquelle ils te pendent ! Rien ne peut guérir ma rage Et ce soir mon existence me semble privée de sens Je me noie dans la foule, la tête pleine du regret d'une autre vie J'essaie d'être calme, d'évoquer ton visage J'essaie d'être sage, fermer les yeux, voir ton visage Je voudrais fuir cette banlieue prison, à l'horizon barré de fer. On nous enferme. On t'enferme. On m'enferme Demain. Je ne serai plus jamais séparé de toi J'essaie d'être calme, d'évoquer ton visage J'essaie d'être sage, fermer les yeux, voir ton visage Bilan d'activité Réunis pour m'écouter, pour qu'on apprenne à s'aimer L'année a été bonne : nous écrasons nos concurrents Retroussez vos manches ! Aiguisez vous les dents ! Soumettez vous à la loi du commerce et de la consommation Vous n'êtes pas des humains mais des facteurs de production Mais le prix à payer c'est le gel de vos salaires Vos vies privées, vos états d'âme ne me regardent pas Je veux du résultat, moins de pauses, moins de retards, moins de maternités Soumettez vous à la loi du commerce et de la consommation Vous n'êtes pas des humains mais des facteurs de production La société ne vous doit rien et vous lui devez tout Les faibles et les rêveurs n'ont pas leur place parmi nous Je suis le patron Bienvenue en France Qui est responsable de ma défiance et de mes peurs ? Qui sont payés pour quelques heures ce que je gagne en une année Depuis leurs ministères, ils font monter la haine Derrière les clowns qui nous commandent, j'entends comploter les marchands Aucune frontière ne doit entraver leur négoce et le trafic de travailleurs sous-payés : Main d'uvre bon marché pour les nouveaux esclavagistes Dictature planétaire Oublie qui tu étais Désormais ta vie sera sans surprise, Rythmée par nos bienfaits Enfile ta combinaison grise Recouvre la nudité de ton humanité Plus de points cardinaux, Un code barre dans le cerveau Il n'y a plus d'aborigènes, il n'y a plus d'asiatiques, Presque plus d'Atlantique dans le kérosène Il n'y a plus d'africains, il n'y a plus d'européens Mais putain, qu'est-ce qu'on est bien On n'est plus rien Oublie. |
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