Entrevue Ile de France

Voici un groupe parisien plein de punch et de dynamisme appelé "Ile de France" ! Composé à ses débuts de J.C au chant et à la guitare et de Cathie à la basse, il s'est récemment agrandi avec l'arrivée de Thibaud à la batterie. Ce groupe a sorti en 1998 un premier album très remarqué et commence à tourner dans les salles parisiennes. En exclusivité pour Le Coq gaulois voici leur dernière entrevue !

Pourquoi avoir choisi le nom "Ile de France" ?

Parce qu'il exprime bien notre identité. Nous sommes des français d'Ile de France. Il ne s'agit pas de faire du parisianisme. D'ailleurs, il y a longtemps que le dernier parisien est mort. Nous sommes des français déracinés de banlieue. Ce déracinement est une souffrance. C'est pourquoi nos textes expriment entre autre une volonté de renouer avec nos racines.


Quelles sont vos influences musicales et intellectuelles ?

Musicalement, nous n'avons pas d'influences particulières. Nous écoutons beaucoup de musique pêchue, mais aussi de la musique traditionnelle. Je ne sais pas si ça se retrouve dans nos morceaux... Nous jouons la musique que nous aimons, et la plupart des groupes de rock nous rebutent par leur légèreté individualiste et malsaine.
Des influences intellectuelles ? Le bon sens populaire. Les propos de café du Commerce sont souvent plus raisonnables que les tirades des journalistes ou des parlementaires.


Selon vous, quelle est l'utilité militante d'IDF ?

La musique nous permet de faire passer notre message, avec les émotions qui l'accompagnent : la colère souvent, mais aussi l'amour, la peur, le respect... Elle peut atteindre des gens très divers, au delà de certains cercles amis.
Pour que le rock identitaire puisse trouver toute son " utilité militante ", il faut que chacun d'entre nous se sente investi d'une mission, auprès de ses connaissances, des jeunes de sa famille...etc. Nous avons créé l'association Bleu Blanc Rock pour cela : diffusion d'une compilation-cassette bon marché, de dizaines de milliers de tracts, flyers, autocollants.


Le groupe s'est récemment agrandi avec l'arrivée de Thibaud à la batterie, est-ce une nouvelle orientation ? Cela va-t-il avoir des conséquences sur votre style ou sur votre présence scénique ?

Oui, certainement. Plus sur notre présence scénique que sur notre style car Thibaud est un très bon batteur. Il reproduit en mieux tout ce que faisait notre boîte à rythme. Et puis on se connaît très bien, puisque nous participions tous les trois au premier Vae Victis.

Récemment, vous avez donné un concert remarqué au "Gibus" devant un public plus diversifié, est-ce le début d'une propagation du R.I.F dans le grand public ?

Ce concert au Gibus s'inscrivait dans une démarche d'ensemble, une démarche offensive. Nous ne voulons pas être les musiciens d'un ghetto. Nous nous adressons à l'ensemble de la jeunesse française. Nous êtions donc parfaitement à notre place dans le tremplin rock Emergenza qui mettait en concurrence des groupes rock de tous horizons. Après le premier concert du Gibus, nous êtions classés 10e sur 216 groupes inscrits au festival. Nous devions donc rejouer vendredi 14 avril, toujours au Gibus. Mais Ras l'front a appelé la police, comme les premiers de la classe appellent la maîtresse : "M'sieur, M'sieur... y m'embête...". Nous avons été interdits de concert, parce que nous allions encore gagner...

Comment avez vous réagi suite à cette interdiction ?

Le soir même nous avons fait un concert sauvage sous un pont à Paris, soutenus par une bonne centaine de camarades. Au bout de 20 minutes, les CRS sont arrivés (ils nous attendaient à République). Mais nous avons continué à jouer, en tout 10 morceaux. C'était mémorable. Personne ne nous empêchera de nous exprimer ! Et surtout pas les lâches délateurs de Ras l'front !


Sinon, à quand le second album ?


Pour Noël au plus tard.

Le mot de la fin ?

Merci Coq Gaulois, pour l'intérêt que tu portes à notre groupe.

Entrevue Discographie Paroles

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France
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Memoriam
 IPVOX Kaiserbund Traboule Gones Vae
Victis