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Pourquoi
avoir choisi le nom "Ile de France" ?
Parce qu'il exprime bien
notre identité. Nous sommes des français d'Ile
de France. Il ne s'agit pas de faire du parisianisme. D'ailleurs,
il y a longtemps que le dernier parisien est mort. Nous sommes
des français déracinés de banlieue. Ce déracinement
est une souffrance. C'est pourquoi nos textes expriment entre
autre une volonté de renouer avec nos racines. |
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Quelles
sont vos influences musicales et intellectuelles ?
Musicalement, nous n'avons
pas d'influences particulières. Nous écoutons beaucoup
de musique pêchue, mais aussi de la musique traditionnelle.
Je ne sais pas si ça se retrouve dans nos morceaux...
Nous jouons la musique que nous aimons, et la plupart des groupes
de rock nous rebutent par leur légèreté
individualiste et malsaine.
Des influences intellectuelles ? Le bon sens populaire. Les propos
de café du Commerce sont souvent plus raisonnables que
les tirades des journalistes ou des parlementaires. |
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Selon
vous, quelle est l'utilité militante d'IDF ?
La musique nous permet
de faire passer notre message, avec les émotions qui l'accompagnent
: la colère souvent, mais aussi l'amour, la peur, le respect...
Elle peut atteindre des gens très divers, au delà
de certains cercles amis.
Pour que le rock identitaire puisse trouver toute son "
utilité militante ", il faut que chacun d'entre nous
se sente investi d'une mission, auprès de ses connaissances,
des jeunes de sa famille...etc. Nous avons créé
l'association Bleu Blanc Rock pour cela : diffusion d'une compilation-cassette
bon marché, de dizaines de milliers de tracts, flyers,
autocollants. |
Le groupe
s'est récemment agrandi avec l'arrivée de Thibaud
à la batterie, est-ce une nouvelle orientation ? Cela
va-t-il avoir des conséquences sur votre style ou sur
votre présence scénique ?
Oui, certainement. Plus
sur notre présence scénique que sur notre style
car Thibaud est un très bon batteur. Il reproduit en mieux
tout ce que faisait notre boîte à rythme. Et puis
on se connaît très bien, puisque nous participions
tous les trois au premier Vae Victis. |
Récemment,
vous avez donné un concert remarqué au "Gibus"
devant un public plus diversifié, est-ce le début
d'une propagation du R.I.F dans le grand public ?
Ce concert au
Gibus s'inscrivait dans une démarche d'ensemble, une démarche
offensive. Nous ne voulons pas être les musiciens d'un
ghetto. Nous nous adressons à l'ensemble de la jeunesse
française. Nous êtions donc parfaitement à
notre place dans le tremplin rock Emergenza qui mettait en concurrence
des groupes rock de tous horizons. Après le premier concert
du Gibus, nous êtions classés 10e sur 216 groupes
inscrits au festival. Nous devions donc rejouer vendredi 14 avril,
toujours au Gibus. Mais Ras l'front a appelé la police,
comme les premiers de la classe appellent la maîtresse
: "M'sieur, M'sieur... y m'embête...". Nous avons
été interdits de concert, parce que nous allions
encore gagner... |
Comment
avez vous réagi suite à cette interdiction ?
Le soir même
nous avons fait un concert sauvage sous un pont à Paris,
soutenus par une bonne centaine de camarades. Au bout de 20 minutes,
les CRS sont arrivés (ils nous attendaient à République).
Mais nous avons continué à jouer, en tout 10 morceaux.
C'était mémorable. Personne ne nous empêchera
de nous exprimer ! Et surtout pas les lâches délateurs
de Ras l'front !
Sinon, à quand le second album ?
Pour Noël
au plus tard.
Le mot de la fin
?
Merci
Coq Gaulois, pour l'intérêt que tu portes à
notre groupe. |
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