|
Peux-tu
nous résumer en quelques mots l'histoire du groupe ?
Tout a commencé
lorsque nous avons décidé de rompre avec le cliché
typique de notre milieu : le militant qui écrit des chansons
et qui les chante. Nous nous sommes dit : " On va en finir
avec ces guitares dépressives et on va sortir ce genre
musical de sa somnolence ". Nous avons alors monté
ce groupe avec Ricardo (voix), Emiliano (basse), Dimitri (batterie)
et moi-même. Ce fut le quartette qui créa "
L'Ile de la Mémoire ". Depuis est arrivé Enrico
au clavier. Actuellement, chantent Carlotta (de " Terra
du Mizzo ") et moi, Nico.
Pourquoi ce nom
d'Hyperborea ?
C'est le mot gréco-latin
pour désigner " le centre original ". Il représente
une revendication des origines, de l'homme intégral.
|
 |
|
Votre
premier travail date d'un certain temps, pourquoi l'avez-vous
fait et qu'en pensez vous aujourd'hui ?
L'idée
initiale consistait à reprendre les vieux classiques et
c'est ce que nous avons fait. De toute façon, plus que
penser au passé nous avons préféré
regarder devant nous, vers l'avenir. Nous avons ensuite travaillé
sur la version espagnole de " L'Ile de la Mémoire
" et nous pensons à un nouvel album avec cette fois-ci
des chansons qui seront totalement de notre composition.
|
|
Comment
vous ait venue l'idée de faire une version en espagnol
?
L'idée est née
avec une proposition de collaboration entre notre label Italien
Rupe Tarpea et les Espagnols de Rata-ta-ta-tá. Les
bases sonores ont été faites en Italie et complétées
en Espagne avec un chanteur Espagnol. Nous pensons
que ce type d'expérience peut être d'une grande
valeur, d'une grande utilité pour contribuer à
consolider et à développer de nouvelles structures. Les productions qui naissent de cet esprit de collaboration
peuvent arriver à un potentiel bien supérieur à
celui des initiatives purement locales. De la
même manière, elles supposent de faire des efforts
pour surmonter les barrières linguistiques.
|
 |
 |
Que
pensez-vous de la situation "politico-musicale" dans
l'Italie actuelle ?
Il y a eu des groupes
hier, il y en a aujourd'hui et il y en aura demain. L'Italie
a toujours été fertile pour relier l'expression
musicale à une vision alternative du monde ; mais aujourd'hui
existe une différence importante par rapport aux temps
passés puisque, grâce à la technologie, une
considérable amélioration de la qualité
de la musique s'est produite. Il ne faut pas non
plus oublier l'existence de labels musicaux comme Tuno Records
ou Rupe Tarpea qui jouent un rôle essentiel en aidant les
groupes comme ils le font.
|
Du
point de vue du style, de quoi rêve Hyperborea aujourd'hui
?
On
ne peut pas à proprement parler de style concret, chaque
membre du groupe y contribue avec sa façon particulière
de voir les choses. Je te dirai que nous faisons une sorte de
"folk-fusion-punk", et peut être un "folk-punk-mélodique",
mais je ne pourrai pas te le définir avec précision.
En 1996, vous avez joué en Espagne,
quels souvenirs en avez-vous ?
Malheureusement, je n'ai pas pu
accompagner le groupe parce que je suis cassé la jambe
le jour avant le départ mais le reste de la formation
est restée enchanté de l'accueil chaleureux et
du sentiment de camaraderie du public. Ils ont été
aussi très surpris de voir que bon nombre connaissait
les chansons et les chantaient avec le groupe. Sincèrement,
ce fut très bien, un de ces concerts "péchus",
comme celui de Valence, les meilleurs.
Et les perspectives
d'avenir ?
Nous aimerions voir notre scène musicale
croître dans tous les secteurs et encore progresser en
qualité. "La qualité pour toute règle",
cela doit être notre consigne. |
 |
|