Album "Per la contea - Pour la Contée" - 2003 (10 titres)

Traductions réalisées par le camarade "Edgir" ! Un grand merci à lui !!!

 

RADIO 25 APRILE
(RADIO 25 AVRIL (1))

Good morning Italia !!!

Bonjour l'Italie, aujourd'hui le soleil brille,
Nous sommes sur Radio 25 avril
Aujourd'hui l'émission est dédiée
À une terre belle et libérée
Et n'oublions pas de trinquer
D'agiter le drapeau tricolore
"Voilà une fête à laquelle je ne suis pas invité"

On ne peut pas entendre les jérémiades
La même histoire le 25 avril
Parce que chaque année on nous ressort
Le sermon sur les libérateurs
"Pour moi la radio en a déjà suffisamment dit
Alors j'allume la télé"
L'Oncle te veut avec son doigt pointé

Alors je descends faire un tour dans la rue,
Je ne reconnais plus ma ville,
Entre le rouge sang et le bleu police
Il y a un défilé en bas de chez moi
Ils ont des têtes à sortir de l'école
Ils n'ont rien compris mais ils répéteront la leçon
Déjà couve en moi ma réaction

Je fouille dans mes poches et j'ai 2.000 lires
Pour un litre, ce sera suffisant
Je trouverai bien quelqu'un d'ouvert
Dans cette putain de ville

Les lumières jaunes d'un réverbère
Les lumières blanches de la gare
Les feux verts pour me faire traverser
Mais maintenant c'est à mon tour d'allumer la lumière
Je lance en l'air ma bouteille
Tout s'illumine comme en plein jour
Pour la flambée et le désordre autour
Good night Italia !!!

(1) Date de la... de la... de la "libération" de l'Italie (excusez-moi, ça a du mal à passer !)

 

SAF (1)

Elle le serrait dans sa main
Elle le tenait tout près
Le sort de l'Italie lié à son propre destin
Elle avait seize ans,
Dans ses yeux d'enfant,
Il y avait déjà tant d'amour pour l'homme qu'elle suivait

Partie pour le front, en laissant sa maison
Tout comme l'espoir de revenir...
Partie pour l'honneur, un rêve au fond du coeur
Elle embrassait le drapeau tricolore avec l'aigle (2)

Pense à ces lâches
Qui t'ont torturé,
Pense à cette histoire
Que l'on a raconté
Pense à tout ce que tu as donné,
Tu l'a fait même pour eux
Tu es femme jusqu'au bout,
Mère du futur...

Elle chantait Giovinezza,
Elle chassait la peur,
Et l'homme qui partait trouvait en elle sa force,
Elle avait seize ans,
Et pourtant elle connaissait déjà
Le bout de son chemin et sur quel chemin elle se trouvait...

Et à présent que la terre est devenue rouge,
Tu reviens agiter le drapeau tricolore...
Et dans ce corps mince
La force de réagir
L'Italie est trop belle pour mourir...

Pense à ces lâches
Qui t'ont torturé,
Pense à cette histoire
Que l'on a raconté
Pense à tout ce que tu as donné,
Tu l'a fait même pour eux
Tu es femme jusqu'au bout,
Mère du futur...

L'Italie est trop belle
Et toi tu es encore plus belle...

(1) Section Auxiliaire féminine
(2) Drapeau de la R.S.I.

 

DONNA ALLA MODE
(FEMME À LA MODE)

Elle est là,
Et dans son sourire se cache déjà
La glace de celle qui a décidé
Que c'est ce rayon de soleil
Qui engloutira ce jeune amour.

Lui est là,
Assis au bord de la mer
Il pense déjà
Au moment où il pourra revenir
Là avec elle,
Rosée d'une fleur
Qui distillera le poison au fond de son coeur.

Elle est là,
Elle se regarde dans le miroir,
Elle se met un peu de rimmel
Et les chaussures à talons
En bas il y a déjà,
Un autre qui l'attend
Bien sûr qu'elle le sait, Mais elle va descendre sans se presser.

Lui à présent,
Est un loup traqué
Il fait déjà nuit
Elle n'est pas rentrée à la maison
Ça passera
Il le demande à la lune
Mais dans l'obscurité de la nuit, de réponse
Il n'y en a aucune...

Aucune...
Aucune...
Aucune...

Tu te moques de l'amour
Tu joues avec les sentiments
Mais c'est jouer
Avec le feu
Et ce jeu ne dure pas longtemps.

 

STRADE
(ROUTES)

De la poussière sur les chaussures
Sur les routes désormais lointaines,
Routes qui descendent vers la mer
Et les blessures tu les refermes avec du sel
Routes abandonnées, sur les traces effacées
Sur les pavés, combien de batailles oubliées
Routes avec les cheveux en broussailles
Et les yeux toujours marqués
Routes avec des larmes dans la voix
Et le coeur recouvert de boue
Routes illuminées
Par des vitrines colorées
Tant de gens nous regardent
Et va savoir ce que l'on raconte

Mais regardons-nous dans les yeux
Nous sommes restés seuls,
Peu de sous en poche
Mais tant de rêves au fond du coeur...

Routes sous nos pieds
Garçons d'aujourd'hui et de hier
Routes froides et gelées
Routes étranges, fausses routes
De la poussière sur cette Europe
Alors qu'on ne recule pas même d'un mètre
Routes d'autrefois
Et routes d'une force nouvelle
Routes sous un ciel étoilé
Rêvant d'un monde enchanté
Routes le long du chemin
Où l'on se restaure au "Poney fringant"
Routes le bras tendu, routes vieilles et piétinées
Routes qui nous ont fait grandir
Et qui tant de fois nous ont trompées
Routes couvertes de mille drapeaux,
Routes qui conduisent vers de froides prisons,
Routes où certains nous ont laissés
Que nous n'avons pas oublié
Routes, routes de problèmes,
Qui pour nous ne finissent jamais
Routes, vous nous voulez détruits
Routes pour peu de gens et non pour tous...

Mais regardons-nous dans les yeux
Nous sommes restés seuls,
Peu de sous en poche
Mais tant de rêves au fond du coeur...

 

NOTTI
(LES NUITS)

La pluie dans la nuit tombe sur l'asphalte et sur mes pensées
Les lueurs des réverbères modifient un peu le visage de ma ville
Une ruine antique fait s'envoler mon esprit
Alors que dans la voiture passe une vieille chanson de la Compagnia (1)
Le hurlement d'une altercation déchire le silence de ces trois heures du mat'
Des allogènes tirent des coups de pieds dans des bouteilles brisées
Quand je pense à ce tu es devenue en quelques d'années ma chère ville
Mais ensuite la neige se met à tomber et un voile blanc masque la réalité

Refrain
Et une autre nuit s'en va
Sur les murs de cette ville
Et une autre nuit s'en va
Quelqu'un comprendra peut-être
Et une autre nuit s'en va
Sur les murs de cette ville
Et une autre nuit s'en va
Demain peut-être que tu comprendras

Les voitures en procession achètent l'amour autour de la gare
Et il y en a qui achètent la mort de la main noire d'un dealer
L'odeur du pétrole annonce désormais la parution des journaux
Il y a un nouveau calendrier sexy pour combler le vide de ton futur
Arrive l'aube, on se dit au revoir en bas de chez moi
Les sièges salis de colle et la peinture noire qui ne s'en va plus
Cette ruine antique met dans mon coeur tant de nostalgie
Alors que résonne toujours plus fort cette vieille chanson de la Compagnia.

(1) La Compagnia Dell'Anello.

 

VENTO TRA I CAPELLI
(VENT-DANS-LES-CHEVEUX)

Vent-dans-les-cheveux ne parle pas ce soir
Assis devant le feu, il attend la nuit noire
Même la lune se cache derrière les nuages
Et semble nous abandonner à notre triste destin

D'un regard de faucon, il interrompt la danse,
On comprend au regard qu'il n'y a plus d'espoir
Ces coups de feu se rapprochent sans cesse
Ils n'épargneront ni les femmes ni les enfants

Et de la colline descendent les envahisseurs
Aveuglés par une pierre jaune dont ils sont les adorateurs
Même le sang nous donnerons à cette terre
Ils auront nos corps mais nos coeurs ils ne les auront jamais

Jamais, jamais, parce que déjà ils volent dans le ciel bleu
Jamais, jamais, parce que déjà ils dansent avec le Manitou
Jamais ils ne les auront, jamais ils ne les auront...
Et ils ne les auront jamais... ils ne les auront jamais... ils ne les auront jamais...

Vent-dans-les-cheveux parle à son peuple
Et sa voix est forte et imposante
Et puis dans un hurlement commence la bataille
Nos corps nus et purs contre des bouches à feu

Il est de plus en plus rouge le fleuve Mowake
Mais il portera le corps du guerrier jusqu'à la mer
Comme une fleur, comme une fleur
Comme une fleur qui à éclôt au coucher du soleil
Mais la première étoile a illuminé son visage
Vent-dans-les-cheveux est mort avec le sourire
Parce qu'il sait, oui lui il sait
Qu'à présent ils ont nos corps
Mais que nos coeurs ils ne les auront jamais...

Jamais, jamais, parce que déjà ils volent dans le ciel bleu
Jamais, jamais, parce que déjà ils dansent avec le Manitou
Jamais ils ne les auront, jamais ils ne les auront...
Et ils ne les auront jamais... ils ne les auront jamais... ils ne les auront jamais...

Ses paroles sont comme les étoiles, elles ne s'éteindront jamais
Ses paroles sont comme les étoiles, elles ne s'éteindront jamais
Et ils ne nous auront jamais... ils ne nous auront jamais... ils ne nous auront jamais...

 

D.N.A
(A.D.N)

Je me rappelle encore le jour de ma première manif
Les bagarres dans les AG à l'époque du lycée
Et toutes les nuits blanches passées à la perm'
Rentrer tard à la maison et passer par le balcon
Ma mère se lamente et elle a raison,
Une nouvelle inscription coco a sali ma porte d'entrée

Et mille et mille fois ils me l'ont juré
Que mille et mille fois ils me stopperaient
Mais comme tu vois je suis encore là...
C'est la faute de mon ADN !!!

Je me rappelle encore quand, à l'université
Ils voulaient rester hors de l'amphi
Et cette lie hurlante et une dinde pacifiste
Qui criaient "béret noir, tu es le premier de la liste"
Ils ont même essayé, des commandos à n'en plus finir
Je n'ai pas baissé la tête, en moi j'ai trouvé la force de réagir

Et mille et mille fois ils me l'ont juré
Que mille et mille fois ils me stopperaient
Mais comme tu vois je suis encore là...
C'est la faute de mon ADN !!!

ADN... pour qui est de bonne race
ADN... pour qui est de bonne race
ADN... pour qui est de bonne race.

 

VECCHIO CONTINENTE
(VIEUX CONTINENT)

Vieux continent, tu es resté tout seul,
Même le dernier guerrier a pris son envol
Dans nos esprits restent les souvenirs
D'une race qui luttait des Apennins jusqu'aux fjords

Vieux continent, à présent tu pleures
Dans les nuits de Belgrade tu peux en entendre la plainte
Mais l'espoir réside dans les yeux d'un enfant
Qui en ce moment grandit à Odham, Derry ou Berlin

Grande Europe, ton étoile recommence à briller
Que de sang sur tes montagnes et au fond de ta mer
Grande Europe, tu es mère de héros et de chevaliers
Mais que veulent ces marchands et ces banquiers

Vieux continent, quel triste destin,
De voir ton peuple marcher la tête basse
Aveuglé par l'or, étranglé par l'usure
Il a vendu son âme aux Yankees et au Croissant

Vieux continent, à présent tu espères
En voyant sur cette place tes bannières encore flotter dans le vent
Il y en a qui luttent encore, il y en a qui espèrent encore
Et cet envahisseur nous le voulons... dans l'arène

Grande Europe, ton étoile recommence à briller
Que de sang sur tes montagnes et au fond de ta mer
Grande Europe, tu es mère de héros et de chevaliers
Mais que veulent ces marchands et ces banquiers.

 

PERCHE
(POURQUOI)

Passent les jours, les étés et les hivers
Seules changent les têtes des nouveaux gouvernants
Comme le disait le vieux sage
Ici, plus ça va et pire c'est
Vaches folles, clonages
On n'a plus d'arrières saisons

Refrain
Et tu ne te demandes jamais pourquoi
Et tu ne te demandes jamais pourquoi

Gamin sur les bancs de l'école
Avec les mensonges ils ont réécrit l'histoire
Et ne te rebelle pas garçon modèle
Tu es le type idéal pour Loft Story
Mange Mc Do, achète les Nike
Tiens-toi près pour une nouvelle Gay Pride

Nouveaux sexes, nouvelles limites
Pédophiles qui guettent nos enfants
Scientologues, raëliens
Choix multiples pour escroquer ton futur
Nouvelles sectes, nouveaux mages, nouveaux saints
Mais ce qu'ils veulent, c'est ton pognon

Gamin sur les bancs de l'école
Le chef de classe vient d'Angola
Jeunes italiens sans travail
Pendant que les syndicats s'en mettent plein les poches
Les nouveaux prophètes s'appellent Mollah
Encore une mosquée dans ta ville

Mais si un beau jour tu te le demandes
En voyant que ta vie jamais ne change
Alors écoute, fais attention
Moi je te la donne la solution
Avec la prédiction de Dante
Soyez des hommes, pas de sots moutons...

 

VIA RASELLA (1)
(RUE RASELLA)

23 mars, un homme et une charrette
Dans cette Rome enveloppée de fumée
Un instant puis la découverte du carnage accompli

Trente-trois soldats au sol
Et leurs corps déchirés par le TNT
Alors que tout autours... Qu'un hurlement...

Lâche qui te cache dans cette charrette
Crois-tu que cette mort soit correcte
Petit homme déguisé en balayeur
Ce jour-là l'as-tu raconté à ton enfant ?

As-tu jamais pensé à ces soldats ?
As-tu jamais écouté leurs coeurs ?
Aujourd'hui que tu te pares d'une médaille
Trempée dans le sang de vrais hommes

À présent que tu passes par Via Rasella
Regarde ce qui est resté sur le sol
Pas le sang mais le souvenir
Que le vent ne chassera jamais
Et il n'ôtera pas l'honneur à cet uniforme
Quel que fut celui qui le portait...

23 mars, un homme et une charrette
Dans cette Rome enveloppée de fumée
Et trente-trois soldats restèrent au sol.

(1) Le 23 mars 1944, Via Rasella à Rome, une bombe cachée dans une charrette de balayeur explose au passage d'une compagnie du bataillon de police allemande "Bozen". Immédiatement après, des commandos de partisans communistes lancent des grenades et ouvrent le feu sur les survivants. 33 soldats perdront la vie. 110 seront blessés. En 1999, un arrêt de la Cour de Cassation italienne a décrété que cet attentat terroriste était une "légitime action de guerre". Souvenons-nous des premières paroles de "Braveheart" : "L'histoire officielle n'est-elle pas toujours écrite par ceux qui ont pendu les héros ?"

 

 

Album "Incipium - Commencement" (3 titres)

 

En Bonus, voici les paroles de la 1re cassette-démo de Hobbit,
aujourd'hui malheureusement épuisée.

 

SARANNO GUAI
(IL VA Y AVOIR DES PROBLÈMES)

Nous sommes la voix de qui n'en peut plus
Des fausses nouvelles de votre TV
Bustes clonés, scribouillards incohérents
Mercenaires et marionnettes au service des puissants
Vous espérez nous faire taire avec la désinformation
Sachez dès à présent que ce n'est qu'une illusion
Colporteurs de mensonges, sangsues des pauvres gens
Maçons et marchands, ne vous approchez pas de nous.

Refrain
Nous sommes en mission au nom de la Tradition
Vous ne nous ferez pas plier
Votre répression n'arrêtera pas l'action
En ne vous faites pas d'illusions
Marchands et usuriers parce que bientôt pour vous il va y avoir des problèmes

Ils multiplient les banques et les caisses agricoles
Toujours plus de malades, toujours moins d'hôpitaux
Le chômage est pour vous une source de profit
Mais le peuple est désormais fatigué de vos promesses
Et l'immigration, où est la solution ?
Vous ne voyez pas combien il y a de drogue et de prostitution ?
Les gens sont désormais fatigués et ont soif de révolte
Politicien corrompu prépare-toi au cimetière...

 

FUORI DAL GREGGE
(HORS DU TROUPEAU)

Sors du troupeau
Jette bagages et chaînes
Qui te clouent la bouche
Et t'enchaînent les pieds
Faire sortir la rage
Que nous portons en nous
Plus les jours passent
Plus la vie est un tourment

Refrain
Lutte, lutte avec nous
Notre devise : "Pensée et Action"
Lutte, lutte avec nous
Nous bâtirons une nouvelle nation
L'heure est venue : RÉVOLUTION

Si tu regardes autour de toi
Quelle désolation
Des garçons sans idéaux
Vaincus par la résignation
Cesse d'espérer
Que tout cela peut changer
Sans lutte, il n'y a pas de changement
Il n'y a qu'un corps à la merci du vent.

 

HIROSHIMA

Il volait dans le ciel d'Hiroshima
Ce 6 août qui l'oubliera ?
Le super bombardier Enola Gay
Made in USA
Après un bref compte à rebours
Un grand champignon rouge, voilà ce qu'il laisse
Et à l'emplacement de la cité s'élève un feu
Qui brûle encore en qui n'a pas oublié
Les enfants qui jouaient dans les cours
Des cobayes pour un esprit destructeur
Et les maisons rasées sur le sol démoli
Des milliers de personnes incinérées
Un désert à la place d'Hiroshima
Et il n'y a plus âme qui vive
Voilà les porte-drapeaux de la nouvelle humanité
Qui apportent la mort à la place de la liberté
Qui parlent de paix mais ce n'est que de l'hypocrisie
Parce que leur loi c'est la lâcheté
Mais un vent souffle au-dessus des ruines
Et parvient jusqu'à qui ne veut pas voir
Et à qui ne veut pas comprendre aujourd'hui
Que la liberté... ce jour-là a perdu.

Entrevue Discographie Paroles

270 bis Amici del Vento Aurora Compagnia Dell Anello  Delenda Carthago Hobbit Indole Intolleranza Londinium SPQR Massimo Morsello Non Nobis Domine Skoll Sotto Fascia Semplice Zeta Zero Alfa Lorien Perimetro

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