Album "Seguimos vivos - Toujours vivants" - 2000 (8 titres)


Traductions réalisées par Le Poussin Gaulois


Hacia la revolución (La révolution est proche)

Les temps meilleurs
Sont toujours passés
Les confiances et les luttes
Tu n'es pas résigné

Tu évoques les débuts
Qu'ils ont déjà oublié
Les souvenirs futurs
Les rêves passés

Témoins inertes
Tout ce qui est resté
Scènes glorieuses
Temps lointains

À nouveau ensemble, se battant comme hier
Cherchant une nouvelle aube
Nous poursuivons les traces que l'histoire nous a laissé
Nous marchons ensemble vers la révolution

Rancunes fières
Ils veulent nous condamner
Notre crime :
Notre passé

Racines profondes
Dans notre héritage
Fierté de race
Toujours enracinée.

 

Esta es mi Patria (Ca, c'est ma Patrie)

L'amour des idées existe ailleurs que du côté des berceaux
Nous chantent nos mères et pousse l'enfance
L'amour sacré de la Patrie, que l'histoire et les traditions
Transforment avec les années en culte et en devoir

Baignée par deux mers, ma Patrie est cette terre
De génies qui ont formé mon esprit espagnol
Ma Patrie est celle qui peut exhiber le plus de lauriers sur son front,
Bien plus que n'importe quel autre pays

Ça, c'est ma Patrie

Cervantes et Murillo !… ma Patrie est celle qui engendra
Ces morts immortels qui ne cesseront jamais de renaître
Ma Patrie, c'est ce sol créateur de notre race
Qui librement sent son sang brûler

Ma Patrie, c'est Covadonga, Las Navas, et El Salado
Ma Patrie est à Sagunto, à Cadix et à Bailén (1)
Oh, peuple de montagnes et de châteaux forts guerriers
Ils conservent, invulnérable, ton ancienne liberté.

Auteur : Eduardo Benot (1822 - 1907)

(1) Noms de villes où se déroulèrent d'importantes batailles de l'histoire espagnole. Ainsi, au VIIIe siècle, dans la ville de Covadonga se déroula la première bataille contre les envahisseurs Maures qui symbolisa le début de la Reconquista. De même, Las Navas et El Salado furent de ces batailles. Bailen est par contre le symbole de la victoire des Espagnols sur l'armée anglaise au XIXe siècle.

 

Seguimos vivos (Toujours vivants)

Une fois encore, nous continuons à combattre
Une fois encore, à nouveau ici
Une fois encore, à nouveau cités
Est-ce pour toi ? Est-ce pour moi ? C'est pour toi !

Merci pour votre constance
Merci pour votre intérêt
Nous savons que sans votre aide
Nous n'aurions jamais pu renaître

Cette fois, plus forts que jamais
Même si beaucoup nous ont vu mourir
Cette fois, plus vivants que jamais
Est-ce pour toi ? Est-ce pour moi ? C'est pour toi !

Toujours vivants
Votre engagement nous fait croître
Toujours vivants
Votre insistance nous rempli de foi
Toujours vivants
Votre appui nous remet debout
Toujours vivants
Avec vous tous. Une lignée, une nouvelle fois.

 

Tu serás (Tu seras)

Sang de mon sang
Qui ravive mes illusions
Tu soutiens mes espérances
Tu fortifies mon courage
Je ne serais pas te dire
Que je ressens tout ça en moi
Quand je veille tes rêves
Loin de ma condition

Je vois grandir ton corps à une telle vitesse
Que je me mets à penser
Au destin que tu vas devoir affronter

Je vois grandir ton corps à une telle vitesse
Que je frémis en pensant
À ta fragilité

Tu seras
La lumière qui me pousse
Et qui me fait naviguer
Prêt à me battre contre l'impossible

Chair de ma chair
Qui inspire ma chanson
Lumière qui m'illumine
Dans ma sombre direction
J'attends, anxieux, le moment
Où je pourrais entendre ta voix
Tes pas, tes larmes et tes rires
À l'intérieur de mon cœur.

 

Rojo y Oro (Rouge et Or)

Combien de sang versé
Toujours pour cette nation
Combien de guerriers anonymes
Se battant avec ardeur
Combien de mères sanglottantes
Pour un fils mort
Combien de guerres, combien de sang
Pour toujours chercher cette union

Si la voix de tes ancêtres
Aujourd'hui tu pouvais entendre
Quelle honte tu ressentirais !
Si c'est ce que tu ressens déjà
Ils te diront les couleurs
Que tu dois honorer
Rouge et Or, les couleurs
De ton drapeau national

Rouge et Or, les couleurs
De ton drapeau national
Qui se mêle à ces peuples
Dont le courage est sans égal
Aujourd'hui, des intérêts obscurs
Ils nous affirment affronter
Rouge et Or, les couleurs
De ton drapeau national

Ces peuples fraternisés
Par l'histoire et la raison
Aujourd'hui, ils se bradent eux-mêmes
Cherchant le meilleur berger
Rebellez-vous contre eux
Ne rompons pas l'unité
Rouge et Or, les couleurs
De ton drapeau national.

 

Patria (Patrie)

Un jour, voulant
Savoir ce qu'était la Patrie
L'aimant beaucoup
Un ancien me dit

La Patrie se ressent
Parmi les langues humaines
Il n'existe pas de mots
Qui l'explique parfaitement

Ici où toutes les choses nous parlent
Avec une voix venant des profondeurs,
Elle pénètre notre âme

Ici où commence une brève journée
C'est à l'homme du monde
Que les cieux signalent
Ici où le chant maternel s'élève
Le berceau que l'Ange
Veille et surveille ;
Ici, dans cette terre
Bénie et sacrée,
Des ancêtres et des pères,
Les restes reposent ;
Ici, où s'élève le toit
De la maison de nos aïeux…
Ici est la Patrie !

La vallée profonde
La droite montagne
Qui virent heureuse
Notre enfance courir ;
Les vieilles ruines
Des tombes et des autels
Sont aujourd'hui recouvertes de manteaux
De lierre et de ronces ;
L'arbre dont les fruits
Et l'ombre nous protège
Au son harmonieux
De l'oiseau et du vent ;
Souvenirs, amours,
Tristesse, espoirs,
Quelles sources furent-ils
De joies et de peines ;
L'image du temple,
Le rocher et la plage,
Que ni les années ni les absences
De l'esprit ne pourront arracher ;
La voix familière,
La jeune qui passe,
La fleur que tu lui as offerte
Et le champ que tu laboures ;
Réunie dans un doux concert,
À travers quelques notes isolées,
Tu entendras ce qu'ils te disent tous :
Ici, est la Patrie !

Ventura Ruiz Aguilera (1820-1881)

 

Levantarse (Se lever)

Plusieurs fois, je me suis demandé
Si mon intention était claire
Si tu comprenais ce que je cherche
Quand j'écris une chanson

Je veux faire bouillir ton sang
Pas sentir ton admiration
Je veux que tu t'engages
Et que tu vois que ce n'est pas qu'une chanson

C'est de la pure rage que j'expulse
Depuis le plus profond de moi
Et la haine monte quand je te vois là
Installé dans ton fauteuil

Se lever et lutter
Chaque fois avec les seuls moyens disponibles
Tu dois savoir
Que le chemin à parcourir est dur
Fais le pour toi
" au moins tu quitteras un moment ton fauteuil "
Quelle triste condition !

Si tu crois que ce que je cherche
C'est plus de ventes, alors laisse tomber
Ils sont si peu nombreux ceux
Qui nous aident à croître

Ce qui m'importe, c'est ton attitude
Que penses-tu faire ?
Te lever et te mettre en marche,
Ou laisser tout ça continuer à aller de travers ?

 

Homenaje a mi bandera (Hommage à mon drapeau)

Ici vous avez l'emblème de la Patrie !
Hissée des racines de notre terre
Fondée sur la foi de notre race
Arborée sur un autel de fleurs

Fécondée par le savoir de son histoire
En de glorieux gestes par-delà les frontières

La voici !
La voici, notre bannière !

Deux fleuves de sang espagnol
Dans une mer d'ondes jaunes
Que quelqu'un ose la profaner !
Qu'il n'en effleure pas même les joues

Mais qu'il chante sa victoire
Et qu'il lui donne un baiser prosterné à genoux.

José Luis Diez.

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