Pourquoi
le nom de Docteur Merlin ?
Quelques mois après la grande
campagne de presse de l'été 1979 sur (contre !)
la Nouvelle Droite, dans un vide politicien abyssal, nous étions
nombreux à chercher nos racines, et des buts d'engagement
correspondants à nos sensibilités : Refus du monde
marchand, du marxisme (à l'époque triomphant !),
et refus d'une droite "de conviction" ringarde, passéiste,
crispée sur des époques révolues, et traditionnelle
jusqu'à la caricature.
Le Groupement de Recherches et d'Etudes pour la Civilisation
Curopéenne (GRECE) nous a apporté à la fois
réponses, et surtout questionnement ! Dans ce grand bouillonnement
d'idées, les plus novatrices, comme les plus "anciennes",
dans cet appel à la communauté, face à l'individualisme,
le recours à un certain Paganisme a été
l'une des clefs qui ont ouvert nos esprits.
Deux films "culte" s'imposèrent alors : "La
vie de Brian" de Monthy Python pour le coté décalé,
iconoclaste et rigolard, et "Excalibur" de Boorman
pour le coté mythique, musical, enthousiasmant ! Le personnage
de Merlin, cynique et réaliste, s'est imposé à
moi lorsqu'il a fallu trouver un pseudonyme ; le titre de Docteur,
clin d'il à ma profession, permettait de me distancer,
de ne pas trop me prendre au sérieux. |
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Quelles
sont la ou les sources de votre inspiration pour les paroles
?
Ces sources sont bien diverses ! L'espoir de créer
un répertoire à notre vision du monde m'a d'abord
conduit à un répertoire "Païen",
tantôt sérieux, tantôt parodique (NDLR.
Certaines de ces chansons anciennes ont été rééditées
dans le CD "Mémoire"). Puis
il y eut les "coups de gueule", les prises de position
sur certains grands sujets, les préoccupations familiales,
amicales. J'ai d'ailleurs l'impression d'avoir abordé
beaucoup de choses et c'est la raison pour laquelle, aujourd'hui,
j'ai tendance à mettre en musique les textes des autres
!
Dans vos albums vous employez
des rythmes très variés. Comment définiriez-vous
votre musique ?
Lorsqu'une chanson s'impose
à moi (pour l'idée à développer,
pour l'émotion vis à vis d'un texte), naturellement
un style de musique s'impose lui aussi. Même si certains
rythmes me sont chers (Java, Jazz, etc) je n'ai pas d'à
priori, et mes musiques, telle Athéna sortant toute armée
du cerveau de Zeus, essayent de mettre en valeur l'idée
de base. |
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Trois
questions associées. Chantez-vous pour votre plaisir ou
pour convaincre ou pour les deux ? Quel message essayez-vous
de faire passer dans vos chansons ? Que représente pour
vous l'engagement métapolitique ?
Si
j'ai choisi la chanson pour m'exprimer c'est parce que je pense
qu'une chanson sue par cur, chantée des dizaines
de fois, écoutée chez soi, entre amis, dans sa
voiture, est plus "efficace" que n'importe quel discours.
Mais c'est aussi, bien sûr, un moyen d'expression naturelle
chez moi, et j'en éprouve beaucoup de plaisir !
Toutefois, je pense être foncièrement un militant,
tantôt politique, tantôt métapolitique (tout
dépend d'où et à qui l'on parle !).
N'ayant ni l'ambition, ni sans doute le talent, pour devenir
professionnel, j'ai préféré m'en tenir au
rôle de chanteur engagé, en espérant que
mes musiques, mes refrains, puissent devenir pour certains, des
mots de passe pour notre avenir Européen. J'ai eu d'ailleurs,
ces derniers mois, l'occasion de chanter en Allemagne, en Italie,
en Belgique, ce qui est somme toute, la reconnaissance d'une
certaine utilité dans ma façon de mener le combat
! |
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Dans un
entretien avec le chanteur engagé allemand Frank Rennicke
paru dans la revue Résistance N°7 de 1998 (revue du
mouvement NR), l'auteur de l'interview trouve le style des chansons
de Rennicke "assez proche de celui de notre barde national
le Docteur Merlin". Une autre analogie m'a frappé.
Rennicke insiste dans cet entretien sur le fait qu'il a 5 enfants
ce qui est aussi votre cas. Il ajoute "Nous ne défendrons
pas notre peuple avec des gens non nés". Qu'en pensez-vous
? |
J'apprécie le talent
de Frank Rennicke, avec lequel nous débutons malgré
le handicap de la langue, un échange de lettres (prologue
à des réalisations communes ?)
Ses déboires avec la Justice (?) de son pays m'ont scandalisé
et j'envisage de traduire sa chanson "Heitmatland"
en français, pour participer à la lutte pour notre
liberté d'expression (NDLR. Cette chanson est également
appelée "Das Heimatvertriebenen-Lied". Rennicke
a eu des problèmes judiciaires à son sujet. Il
s'agit d'une ballade dans laquelle le chanteur se lamente sur
la colonisation de son pays).
Frank Rennicke a fait, comme moi, le choix d'une famille nombreuse.
Comme moi, il sait que la dénatalité de nos peuples
est une question fondamentale. Je l'ai d'ailleurs abordée
dans plusieurs de mes chansons (NDLR. Exemple la chanson "Europe"
où l'on peut lire "Tu es vieux continent, comme une
vieille femme qui contemple ses rides en attendant la mort devant
un berceau vide, refais nous des enfants ou passe ton chemin.").
Plus que des incitations individuelles, que pourrait proposer
un état par exemple, c'est d'une foi en l'avenir dont
notre peuple a besoin. A l'élaboration de cette foi, chacun
doit apporter sa contribution, qu'il ait ou non des enfants (certains
écrivains, restés sans descendance, ont sans doute
apporté beaucoup à la cause nataliste !). C'est
pourquoi j'espère que pour cette cause, les 6 cordes de
ma guitare seront plus efficaces que le fait d'avoir 5 enfants. |
Le
Dr Merlin en famille.
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Parmi
vos chansons quelles sont vos préférées
?
Je n'ai ni enfants, ni
chansons préférées. Chaque chanson a été
écrite à un moment donné pour répondre
à un besoin, à une émotion. Bien sûr,
certaines vieillissent mal ! D'autres ont des succès qui
m'étonnent parfois. J'essaye d'abord d'émouvoir,
de faire plaisir, de sensibiliser, et je dois reconnaître
(toute modestie mise à part) que certaines, après
plusieurs années, me sont toujours aussi chères
(Louise, Pépé, etc...) |
Dans le
passé assez lointain vous avez enregistré plusieurs
chansons dont les paroles sont de Guillaume Faye. Après
une longue absence de la scène de la résistance
européenne, Faye a fait un retour en force avec en particulier
son livre "La colonisation de l'Europe" qui a marqué
beaucoup d'esprits. Que pensez-vous de ce livre ? Pensez-vous
reprendre une association avec Faye pour des paroles de chansons
?
Je rencontre régulièrement G. Faye,
notamment lorsque nous sommes invités à l'étranger,
et nous reprenons le cours d'une vieille amitié, reprenant
quasiment certaines conversations là où nous les
avions laissées. Nous ne sommes pas toujours d'accord
et je m'interroge sur son positionnement, qui me paraît
un peu bancal, à cheval entre la politique et la métapolitique.
Il m'a promis de nouveaux textes, l'avenir dira si "l'alchimie"
se reproduira ! |
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Quels
sont maintenant vos projets ?
L'éclatement du
mouvement national en France a été très
préjudiciable au combat culturel (livres, revues, disques)
et nous sommes revenus au temps des catacombes !
Les exigences techniques que je me suis imposé dans mon
dernier album, ont un coût, et je ne souhaite pas revenir
en arrière ! Nous verrons si dans un avenir proche, des
possibilités se font jour. J'ai dans ma musette quelques
titres ! |
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Le
mot de la fin ?
Ils sont bien peu nombreux
ceux qui donnent la parole à des courants musicaux marginaux.
Merci donc au "Coq Gaulois" de m'accueillir sur son
site. Il est réconfortant de trouver des gens qui sont
à la fois "Intéressés" et "Désintéressés"
!
Bien sûr, je n'ai pas vendu des dizaines de milliers d'albums,
mais de nombreux témoignages m'ont prouvés que
mes chansons dépassaient souvent leurs ambitions ! L'orgueil,
qui est une qualité s'il n'est pas stérile, sera
sans doute pour moi, de n'avoir pas été inutile. |
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