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Division
250 a dépassé les 10 années d'activité
Vous pouvez nous faire un petit bilan de cette période
?
Division 250 fait effectivement
de la musique nationaliste européenne depuis une dizaine
d'années et l'histoire du groupe a été en
fait l'histoire de nos vies, la lutte politique, la prison, la
police, les arrestations
plein de choses nous sont arrivées.
En fait, nous avons été lancés, quand nous
faisions partie du mouvement skin, par la sortie du premier album
produit par le label "Rebelles européens" [NDT
: CD " Sangre de Conquistadores " en 1992], qui nous
a permis de tisser des liens un peu partout au Portugal, en Italie,
en Angleterre avec de bons camarades nés dans notre Europe
jusqu'à ce que nous soyons touchés en Espagne mais
aussi en Italie par la répression du système qui
avait une nouvelle fois augmenté tombant ainsi dans l'illégalité
judiciaire la plus complète. Les choses empiraient toujours
plus, la police et les juges inventaient et falsifiaient, tout
ça pour lutter contre notre organisation de lutte nationale
européenne "Action radicale".
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| Notre deuxième
album "Révolte" est sorti à un moment
où la situation politique se rapprochait pour nous de
ce qu'avait vécu l'Italie dans les années 70 avec
une répression qui était en fait une lutte personnelle
entre la police politique et les nôtres. Evidemment, au
final, la police gagna. Le chanteur du groupe fut emprisonné
et le reste des membres furent mis sous surveillance pendant
deux ans. "Action radicale" s'éteignit quand
nous n'avions plus de couverture légale pour notre politique.
Depuis, ont été mis en place d'autres projets musicaux,
un long silence puis finalement notre album "Imperium",
[NDT : le 2e album] un CD dans lequel nous parlons de ce que
tout nos curs renferment. Le bilan donc ? Une sacrée
lutte ! |
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Que
pensez-vous de votre troisième CD "Imperivm"
? et des précédents ?
Sincèrement, nous
pensons que "Imperivm" est le meilleur des trois que
nous ayons fait [N.D.T : le dernier album étant une compilation].
"Sangre de conquistadores" bénéficie
de l'ingénuité positive de chansons écrites
à l'âge de 16 ans, autant dans les paroles que la
musique et forcément plusieurs années plus tard,
nous les voyons un peu vieillies au niveau du son et du contenu
mais c'est normal. "Sangre de conquistadores" est un
disque chargé de force et de rage, réalisé
avec les illusions de tout un groupe pour sa première
production. Il a marqué une étape essentielle.
"Revuelta" est arrivé trois années plus
tard, en 1995 ; en toute logique pendant le temps écoulé
beaucoup de chansons ont été composées et
abandonnées et nous avons appris la musique et quelque
chose d'encore plus important : choisir les bons sons. "Revuelta"
est empli d'une grande charge émotionnelle du fait de
notre situation de l'époque, des problèmes judiciaires
et aussi endoloris par le nombre de personnes que nous croyions
de bons camarades mais qui nous trahirent.
C'est avec "Imperivm" que nous sommes revenus
sur le devant de la scène, et nous voulions un disque
fort. Nous avons composé 16 morceaux, on en a gravé
11 sur la maquette et finalement choisi 10. Tous ont une signification
sentimentale et une explication personnelle pour nous. Nous avons
fait ce qui a plu, pour partie grâce au label Rata-ta-ta-ta
qui nous ont laissé une liberté absolue. Nous savons
que certains de ces chansons ne verront pas leur sens percé
par le public général qui achète ce type
de musique mais nous ne les avons pas fait pour eux, même
si, peu à peu, ils peuvent en comprendre la signification.
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D'ailleurs,
pourquoi avoir choisi "Imperivm" pour ce CD ?
Parce que c'est le morceau
qui nous plaisait le plus pour ce troisième disque. Cette
chanson mérite vraiment d'être écoutée
et fournit presque seule la réponse à cette question. L'Europe s'est hissée au rang d'Empire depuis
l'époque de Rome au cours de laquelle l'Hispanie (1) était
une des zones les plus importantes. Nous ne voulons donner des
leçons d'histoire mais après avoir affronté
Rome, l'Hispanie fournissait à l'Empire des sculpteurs,
des militaires, des architectes et des écrivains de génie. Le concept impérial est nôtre, très
européen, tout comme l'idée que les jeunes peuvent
toujours réaliser de grands gestes héroïques. Au XVIe siècle, l'Empire Européen était
d'origine espagnole, beaucoup de peuples et de nations étaient
organisées sans perdre leurs racines pour faire rayonner
à nouveau le pouvoir impérial, une force supérieure
à tous et à tout, une force politique, culturelle,
militaire et économique la plus importante au monde. Il y eu plus tard d'autres projets pour dresser des
organisations politiques supérieures à l'Etat,
avec l'héritage de Monde Antique ; il y a justement de
jolies photos dans le livret du CD, non ?
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Quelles
sont vos impressions sur l'Espagne des années 2000 ?
Pour ce qui est la politique,
ils sont essayent de légaliser l'immigration afin que
l'Etat paye toutes les charges qu'induit cette masse énorme
d'immigrés. Il y a 5 ou 6 ans, le problème d'immigration
n'était pas si dangereux en comparaison à d'autres
pays européens, mais maintenant le gouvernement de la
droite capitaliste et des libéraux, soutenus par la gauche,
est en train de réformer le droit des étrangers
de telle manière que les immigrés auront dorénavant
plus de droits que les Espagnols de sang Espagnol. Et ce n'est
pas une blague ! Nous pensons que cette question est le thème
essentiel sur lequel les "forces nationales" doivent
intervenir.
En ce qui concerne les productions musicales, notre opinion est
double. D'un côté, nous avons de bonnes productions,
de bonne qualité au niveau musical, des paroles et de
la présentation. Mais d'un autre côté, existent
aussi des productions très mauvaises, qui vont quasiment
à l'encontre des sentiments nationaux, quasiment dépourvus
de musique de qualité avec des paroles qui sont franchement
Heureusement, ces productions ne sont pas la majorité
et il y a aussi quelques chanteurs-paroliers nouveaux, en plus
de Hispania (un projet parallèle à División),
il y en a un de Vascongadas et l'autre de Madrid.
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En
Europe, l'expression "rock identitaire" se développe
de plus en plus, notamment en France, en Allemagne et en Italie
(dans ce dernier pays, elle surpasse l'ancienne expression de
"musique alternative"), que pensez-vous de ce phénomène
? Partagez-vous des sentiments et des buts communs avec cette
nouvelle scène ?
Bien sûr, le plus important
est de partager les buts et les idéaux, le style musical
n'est pas important ! Ce qui est fondamental,
c'est la lutte pour le sang et la nation, si la musique est un
moyen pour ça, alors allons-y franchement !!! Notre
vision de la musique politique n'est pas, par exemple, une musique
de skins pour les skins ! Au contraire, nous la voyons comme
un moyen pour diffuser largement nos idées sociales et
nationales dans toute l'Europe. Si un groupe à
les mêmes idéaux que nous, même s'il fait
partie d'une "autre scène musicale", nous sommes
alors certainement les camarades d'une même lutte nationale
européenne. |
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Jusqu'à
maintenant, vous avez travaillé avec des labels de France,
du Portugal et d'Italie sans jamais renoncer à vos racines
Espagnoles. Certainement, pour vous l'Europe représente
plus qu'une monnaie
Nous croyons en l'Europe,
un camarade qui est comme nous, qui lutte comme nous, est identique
en Italie, en France ou en Hollande. Pour nous, le plus important
est le sang, pas la langue ou la nationalité. Nous voulons
des nations européennes fortes et "nationales"
pour construire à terme un Empire
Le choix des labels
se fait aussi selon les circonstances du moment, pour plusieurs
raisons. Quand Division 250 commença à travailler
avec "Rebelles Européens", ils avaient une discographie
de qualité et à vrai dire il n'y avait pas de label
NR. Après, nous sommes entrés en contact avec beaucoup
de gens d'Italie, dont "Tuono", qui étaient
plus sérieux et professionnels avec les groupes. "Dogs
of war" nous a beaucoup aidé à percer au Portugal.
"Rupe Tarpea" monta un label de lutte NR avec un style
que nous appréciions beaucoup. Et finalement, "Rata-ta-ta-tà",
un label Espagnol pour les Espagnols, des gens biens et professionnels
Oui, nous sommes Européens
(1)
L'Hispania est l'ancien nom de la péninsule ibérique
sous l'antiquité romaine.
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