Le Seigneur des Anneaux

U.S.A, Nouvelle-Zélande - 2001, 2002 et 2003.
Réalisation : Peter Jackson. Acteurs principaux : Elijah Wood, Sean Astin,
Viggo Mortensen, Ian McKellen, Orlando Bloom, John Rhys-Davies.

Le jeune hobbit Frodon Saquet hérite d'un anneau.
Il s'agit de l'Anneau Unique, instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, Seigneur des Ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples...
A moins que Frodon et ses fidèles compagnons ne parviennent à emporter l'Anneau jusqu'en Mordor, lieu où il a été forgé pour détruire à jamais...


On ne présente plus la fameuse trilogie du Seigneur des Anneaux tirée de l'œuvre de John Ronald Revel Tolkien, cet écrivain britannique diplômé d'Oxford (1892-1973) qui a mis 14 ans pour écrire cette oeuvre. Que ce soit par la lecture ou par le cinéma, cette œuvre a bercé nombreuses de nos heures. Son adaptation cinématographique a été effectuée par Peter Jackson, réalisateur néo-zélandais au profil atypique puisqu'il a commencé sa carrière par des films "gores" (alliant horreur et humour 2e degré) avec notamment le fameux "Brain dead". Le choix de Peter Jackson pour cette adaptation pouvait donc surprendre, et un seul et unique studio s'est finalement risqué dans l'aventure, mais il livre ici une trilogie hallucinante, jamais vue dans le cinéma contemporain, qui est à l'origine de ce qui fut une mode des films en plusieurs volets (ex : "Kill bill" et "Matrix" dans des styles totalement différents), même si le charme n'opère plus désormais de la même manière. Basé sur le jeu d'acteurs relativement peu connus, cette trilogie a constitué un magnifique contrepoids aux classiques superproductions hollywoodiennes.
Ce qui représente l'intérêt le plus important de ce film réside dans les valeurs qu'il transmet. Tiré de l'œuvre de Tolkien, dont les rumeurs disent de lui qu'il avait des idées proches de ce qui aujourd'hui constitue notre tendance, son imagerie et ses thématiques ont fasciné des générations de militants identitaires. Il suffit de se souvenir des fameux camps Hobbit de nos camarades Italiens qui constituent une des références essentielles de la musique alternative des années 70 et 80. Des groupes comme "Compagna dell Anello" ou "Amici del Vento" ont basé un nombre important de leurs chansons sur cet esprit. Encore aujourd'hui, des groupes toujours Italiens comme Hobbit en sont les dignes héritiers. Bien sûr, la France n'est pas en reste et le superbe groupe "Elendil" a bercé nos oreilles en puisant une influence directe.


De la même manière, la B.D est représentée avec le dessinateur Aragorn.
Mais l'influence de Tolkien et de l'adaptation de son œuvre majeure ne se limitent pas aux milieux identitaires et exercent une influence beaucoup plus large.
Par exemple, le groupe de Métal symphonique "Rhapsody" (encore et toujours des Italiens) a construit une œuvre musicale directement influencée par l'imaginaire du Seigneur des Anneaux : "Les Chroniques d'Algalord", racontant l'affrontement du Bien et du Mal dans d'hypothétiques terres enchantées et glacées.
Ce groupe a même tenté d'adapter le livre de Tolkien en musique mais le projet a finalement du être abandonné pour des questions de droits d'auteur.


Le Seigneur des anneaux a donc eu une importance énorme dans la sphère culturelle non-conformiste italienne. Lors de sa première publication en Italie en 1970, les bien-pensants de gauche et notamment le fameux écrivain Umberto Eco, stigmatisèrent immédiatement l'œuvre de Tolkien en tant que "obscurantiste et réactionnaire". Pourquoi ? Cette œuvre, autant dans le livre que dans son adaptation, glorifie les valeurs éternelles, proches depuis toujours de la culture antimatérialiste. Le message de Tolkien est aujourd'hui plus que jamais d'actualité : la destruction de la nature que poursuivent les orques d'Isengard, la création de nouveaux monstres par Sarouman, au moyen des manipulations génétiques...
Les Hommes sont aujourd'hui ensorcelés par le pouvoir de l'Anneau Unique et de nouvelles armées se lèvent pour dévaster la terre avec de nouvelles guerres, les Elfes ont quitté depuis longtemps la Terre du Milieu... Il faut alors que les hommes de bonne volonté se dressent et fassent de leur mieux pour que l'Ombre ne nous submerge pas de nouveau... Les parentés entre cette œuvre et la réalité de notre civilisation sont nombreuses… C'est l'affrontement des peuples du nord contre ceux du sud, l'affrontement de deux mondes que tout sépare qui est ici directement chroniquée.


Même si cela n'engage en rien l'esprit du film, les déclarations passées de l'un de ses principaux acteurs sont à lire avec attention. L'acteur jouant le rôle de l'héroïque nain Gimli, John Rhys-Davies (acteur du Pays de Galles) s'est fait remarqué en traçant un parallèle entre le combat à mort entre le Bien et le Mal que sous-tend l'oeuvre de Tolkien et la guerre actuelle contre l'islamo-terrorisme. En voici quelques extraits : "L'accroissement des populations musulmanes en Europe est une catastrophe démographique qui menace la civilisation occidentale.". Sommé de faire repentance notamment par des responsables musulmans au Pays de Galles, il a refusé et a rajouté : "L'Europe est en proie à une catastrophe démographique, personne ne veut en parler, personne n'ose en parler parce que nous sommes très attentifs à ne pas offenser les gens racialement. Et c'est bien comme ça. Mais il y a un phénomène culturel aussi. En 2020, 50% des enfants de Hollande âgés de moins de 18 ans seront d'ascendance musulmane. Je pense que Tolkien annonce que des générations seront face à un défi. Et que si elles ne se réveillent pas pour faire face à ce défi, elles perdront leur civilisation. Et je suis concerné par ça.". Face au risque de ses déclarations pour sa carrière, il réponds : "Je suis à fond pour la culture traditionnelle de l'homme blanc. Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas combien la civilisation occidentale est précaire, et qui n'en comprennent pas la beauté. Grâce à elle, nous avons une réelle démocratie. Grâce à elle, nous avons encore une sorte de tolérance intellectuelle qui me permet d'avancer une opinion qui peut vous être complètement étrangère. J'enterre si substantiellement ma carrière dans ces interviews que c'en est douloureux. Mais je pense qu'il y a des questions qui commandent des réponses honnêtes" et l'acteur de conclure : "Ne me traitez pas de raciste car je ne le suis certainement pas. Mais on ne me fera pas reculer là-dessus : l'Europe chrétienne a des valeurs et une expérience qui méritent d'être défendues."