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Jack ne souhaite
qu'une chose : s'évader de son quotidien monotone. Très
vite, il rencontre Tyler Durden, un vendeur de savon charismatique
à la philosophie tordue et décalée. Ensemble,
ils décident de créer un club de combat clandestin
dont les règles s'établissent partout progressivement.
Règle n° 1 : ne pas parler du Fight Club. Règle
n° 2 : ne pas parler du Fight Club
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Tiré
d'un roman de Chuck Palahniuk prestigieusement récompensé
aux Etats-Unis, Fight Club est réalisé par David
Fincher, qui a fait Seven dont la qualité n'est plus à
prouver même si le registre est totalement différent.
A sa sortie, Fight Club a créé pas mal de controverse
: film culte pour certains et objet de scandale pour d'autres,
ce qui est généralement la marque d'un film d'un
grand intérêt. Ce que personne ne peut en tout cas
nier, c'est le jeu grandiose de Brad Pitt et d'Edward Norton
qui sont tout simplement géniaux dans leur rôle
respectif. Précisons d'ailleurs qu'une certaine rumeur
avance qu'ils auraient dû être nominés aux
Oscars pour ce rôle mais que l'aspect très politiquement
incorrect du film les en a directement écarté.
Plusieurs choses étaient fortement reprochées à
l'esprit du film : l'aspect prétendument fascisant de
la philosophie développée, quelques phrases chocs
mais surtout l'utilisation de graisses humaines pour la fabrication
de savons, qui a semblé à certains constituer une
allusion douteuse à certains procédés utilisés
il y a une soixantaine d'années dans un autre contexte
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Provocateur
et lucide, ce film est en fait un appel à la Révolution
marquant le vide spirituel de la société contemporaine. Aucun film n'a jamais été aussi loin
dans l'insolence et le politiquement incorrect. Il
remet en cause le fondement même de notre système,
de nos existences, et ouvre les yeux sur ce que nous sommes réellement
en menant une critique acerbe de la société de
consommation. Il en profite pour réhabiliter
au passage la violence comme élément à part
entière de la nature de l'homme, loin de toute dévirilisation. Dévirilisation, c'est justement un des thèmes
également abordé, et plus généralement
le mâle, présenté comme cet être fragile
qui ne sait plus où il en est après 30 ans de féminisme,
une prise de conscience de sa sensibilité et une déresponsabilisation
totale. |
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Pour illustrer
cela, voici un petit florilège de phrases ou dialogues
clés issus du film et dont on pourrait croire qu'ils sont
tirés d'une des chansons les plus convaincues du dernier
album d'IDF :
"On est les sous-produits d'un mode de vie devenue une obsession"
;
"Les choses qu'on possède finissent par nous posséder"
;
"C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de
faire ce que l'on veut" ;
"Vous n'êtes pas votre travail, vous n'êtes
pas votre compte en banque, vous n'êtes pas votre voiture,
vous n'êtes pas votre portefeuille" ;
"La publicité nous fait courir après des voitures
et des fringues, on fait des boulots qu'on déteste pour
se payer des merdes qui nous servent à rien. On est les
enfants oubliés de l'Histoire. On n'a pas de but ni de
vraie place. On n'a pas de grande guerre. On n'a pas de grande
dépression. Notre grande guerre est spirituelle. Notre
grande dépression, c'est nos vies. La télévision
nous a appris à croire qu'un jour on serait tous des millionnaires,
des dieux du cinéma ou des rocks star mais c'est faux
et nous apprenons lentement cette vérité".
Ces phrases
sont presque du militantisme, et sont quasiment présentées
à part dans le cadre du film, comme un message explicite,
à part entière. |
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Dans un style
différent mais avec certaines thématiques communes,
"Survivant" est le deuxième roman de Chuck Palahniuk,
alors si vous avez aimé Fight Club, vous savez ce qui
vous reste à faire
Allez, bonne lecture !
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