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(PADOUE 17 JUIN 1974) (1) Arrête-toi ne te dérobe pas, c'est ta ville Celle qui à présent se macule de sang Lorsque avec le silence on brise chaque rêve. Regarde-toi et ait honte, toi aussi tu le sais Que la lâcheté te coupe les jambes Et ma mort n'a pas d'importance pour toi. C'est le silence complice de qui est vaincu C'est le silence hypocrite de qui, souvent, ment, De qui, par intérêt ou par peur, se vend. Même si ton nom je ne peux plus le prononcer, Même si ton nom restera inconnu, Même si tu m'as tué je ne suis pas muet Pour qui, comme moi, a une opinion Un idéal sacré suffisamment élevé, Mon âme est vivante, c'est ça l'important Je parviens à comprendre que ça ne te plaît pas Ces trous qui te font baisser les yeux Sont les coups tirés par la haine communiste. Arrête-toi ne te dérobe pas, c'est ta ville, C'est ta ville, C'est ta ville. assassinés au siège du MSI par un commando des Brigades rouges. Passe une auto de la police Elle passe à fond de train et tous phares allumés Elle arrive et s'arrête devant le tribunal Mais pourquoi ces agents portent-ils toujours des lunettes ? Ils font tous une escorte pour Monsieur le Procureur, Ils ont des insignes dorés, des menottes américaines, Ils ont les mains sur la mitraillette, ils sont prêts à tirer Mais pourquoi ces agents portent-ils toujours des lunettes ? Ils ont tiré du lit Ma vieille voisine de palier Mais pour quelle raison, ma voisine de palier ? Nombreuses sont les interpellations, nombreuses les arrestations, Ils ont arrêté notre pharmacien Sans parler du grand père de l'épicier, Mais qui veux-tu (mais qui veux-tu) que ce soit Sinon les agents avec les lunettes ? Parce que tout le monde a peur des agents avec les lunettes, Désormais personne n'est à l'abri, Ils ont même arrêté le banquier bien connu Mais pourquoi ces agents portent-ils toujours des lunettes ? Je voulais m'acheter une glace, Mais il n'y avait même pas la camionnette du glacier, Parce qu'ils l'ont arrêté, le glacier, Notre concierge et tous les balayeurs, Ils sont même en train d'opérer une rafle Dans les gares et devant les maternelles Mais pourquoi ces agents portent-ils toujours des lunettes ? Depuis qu'ils ont même embarqué mon confesseur, Le curé, les soeurs et aussi l'aumônier, Qu'attendent-ils, je suis prêt, je suis fatigué d'attendre Désormais je l'ai compris, pourquoi ils portent toujours des lunettes. Elles sont en verre trempé et obscurci Pour voir les pistes plus noires, Pour voir les pistes plus noires, Pour voir les coups d'Etat, Les escadrons, les voyous fascistes, C'est un vrai festival. Les généraux factieux, fascistes, Les fromagers, les marchands de parapluies nazis, Les tirailleurs, les cyclistes fascistes. C'est un vrai festival. (À PIERRE) On ne peut pas aller de l'avant" À Montini (1) et à Berlinguer, (2) Et ainsi a commencé la énième folie, Menottes, empreintes et la photographie De face et de profil, de devant et puis de derrière Ainsi ont-ils immortalisé le sinistre criminel. (bis) En prison battu, les os brisés À attendre un an, à attendre en vain, Simulacre de justice, de type démocrate-chrétien. (bis) "Tes camarades ont déjà parlé Et signe ce PV et confirme tout, Dis que tu es fasciste, noir comme le deuil". (bis) Telle fut sa réponse à ce ton prétentieux, "Des dizaines de camarades m'ont précédé, Moi, je m'appelle Pierre, pour le reste je suis muet." (bis) Avec les circonstances aggravantes de la direction du mouvement, Voilà la réponse à son ton impertinent : "Le régime se défend" disait le président. (bis) De l'évêque, du maire, de la télévision Ce sale type sanguinaire souriait toujours Il demanda à parler alors que déjà descendait le rideau. (bis) Mais avant d'en terminer, permettez que je salue Celui qui m'a condamné, il n'a vraiment rien compris, La prison ne suffit pas pour venir à bout de moi. (bis) Pour qui doit comprendre, pour qui doit venger Des milliers de garçons dans toutes les villes Déjà frappent dans leurs mains pour obtenir ma liberté. (bis) Des milliers de bannières pour que l'on réouvre les cercueils De ceux qui ont été tués par votre police, De ceux qui ont osé s'opposer à la démocratie." (2) Berlinguer : ancien secrétaire général du Parti communiste italien. (3) "Reconstitution du parti fasciste", délit du Code pénal qui, en Italie, permet facilement d'embastiller les nationalistes. (DEDIÉ A L'EUROPE) Et la rudesse du vent gelé Et le pain et le sel S'offrent à l'hôte sacré Au nord, à l'est, au sud, à l'ouest, en Europe Paix de charrue et d'épée Je chante le sang offert en son honneur Par les descendants de la glace et du soleil Au nord, à l'est, au sud, à l'ouest, en Europe Le sceptre impérial du Rhin Les ducs, les guerriers et leurs chanteurs Qui vagabondent sereins à la recherche d'honneur Au nord, à l'est, au sud, à l'ouest, en Europe Contre le loup cruel la frontière de l'est Je chante l'Europe des jours qui viennent Je chante ses jeunes qui tombent dans les rues Au nord, à l'est, au sud, à l'ouest, en Europe Je sais simplement que c'est juste, le reste ne m'importe pas Je chante une Europe de sang, les chaînes qui nous entravent Je chante et mon chant est dans le vent Au nord, à l'est, au sud, à l'ouest, en Europe En plein Paris un jeune est brûlé. Champs Elysées, entends la Seine Qui chante en silence mais ce n'est pas du chagrin. Coeur de l'Europe tu as battu une seconde, Là dans cette rue aux Champs Elysées. Coeur de l'Europe, Champs Elysées, Répondent en coeur Rome et Bruxelles. "Non il n'est pas mort" dit la Seine, Le Rhin répond "je l'emmène avec moi" Les Alpes chantent "il est en nous", Les fjords crient "il est à l'intérieur de nous". Les bois des montagnes, la Forêt noire Murmurent doucement "certains ont encore de l'espoir" ; À Prague, muet, sur la place il y a Jan (2), Qui sourit tranquillement : "il est vivant et avec moi". Un prénom, un nom pour l'Europe parce que Désormais vit un héros sur les Champs Elysées Alain Escoffier Alain Escoffier. devant les locaux de l'Areoflot sur les Champs Elysées en criant "communistes assassins !" (2) Jan Palach : étudiant tchèque qui en janvier 1969 s'est immolé par le feu pour protester contre l'invasion de son pays par les troupes soviétiques. (SUR LA ROUTE) Prends de la vie ce que tu peux Porte ton chant jusqu'en Roumanie, Embrasse le blé de Budapest. Cherche parmi les roches grises de Stonehenge Des bras dans la nuit, bois le thé, Parle avec les vents qui vont vers le nord, Chante avec les lamas de Rikon. Les forêts et les routes antiques de l'Armor ; Magiques sont les villages des bretons, Les nuages qui courent dans le ciel au-dessus de toi, Rêve parmi les pierres de Carnac. Prés et rochers de l'Irlande là-haut au nord Gens de Belfast, durs comme de la roche Et la croix d'or d'une foi qui vivra, Les cornemuses et les mitraillettes sont pour Sands (1) Fleurs et sourires sur la route vers le sud, Qu'indique le lion "Tibi Pax", Danse dans le château du rocher de Cison Avec les poètes et les chevaliers. Effleure les pierres du Pog de Montségur On dit qu'il y a encore un troubadour Avec le luth et un sourire peut-être en pleurant Chantera-t-il encore doucement les antiques "gestes". Routes d'Europe, fatigués, sales mais heureux Prends de la vie ce que tu peux Porte ton chant jusqu'en Roumanie Embrasse le blé de Budapest. Routes d'Europe, dans le sac à dos de la liberté, Peut-être qu'un jour l'ombre s'enfuira, Ses mains sales elle retirera du soleil, Il y a un aigle dans le ciel, Il y a un aigle dans le ciel, Il y a un aigle dans le ciel au-dessus de toi. (EN PENSANT À UN AMI) Et parmi les chênes nains le grillon chante encore. Un feu dans la nuit, un homme et une cloche, Et l'oeil qui recherche dans le ciel de nouvelles étoiles ? Et les antiques rites oubliés reviennent à l'esprit, Comme les druides sévères, les visions magiques. Mais ta longue recherche n'est pas encore apaisée, Ton esprit n'est pas encore semblable à un lac des Alpes. Au loin ou bien tout près, à l'intérieur de soi. Creuser jusqu'au tréfonds et faire tout sortir, Mettre sur le tapis tout ce qui est négatif ; Le dharma et l'alpinisme, la loi et le précipice, La frénésie de briser les chaînes de bourgeois, la tranquillité. À ce que nous étions il y a quelques années. Journées de révolte avec les barres de fer à la main, Durant des années le mouvement comme nouvelle famille pour toi et moi. Auteurs hérétiques qu'alors nous découvrions, L'Europe, cette vieille garce, nous glissait sans cesse des mains. Les saisons d'espoir en toi Les silences inconnus parmi les pins centenaires Et nous autres polis et sérieux à méditer en file. Et moi récalcitrant, je relisais "Révolte" (1), En cherchant à expliquer ce qu'ensuite je ressentais. Et nous nous trouvons seuls encore ici à parler. Mais tu sais, il faut chercher et sans cesse essayer à nouveau Par cette porte infinie, nous tous nous devrons passer. (TERRE DE THULÉ) Reçu du sage par un lointain matin, Quand tu n'étais encore, au milieu des bois de chênes Qu'un guerrier enfant Qu'un guerrier enfant. Le premier cerf, une récompense déjà souhaitée, Pêchant dans les fjords et puis dans le torrent Sauver cet ours blessé Sauver cet ours blessé. Ta mère était une femme vêtue de blanc, Tu aimais embrasser ses tresses d'or Pour toujours l'entendre chanter Pour toujours l'entendre chanter. Durant lesquelles chaque chose te semblait pure, À présent tu es un homme et tu dois t'en aller, L'épée et la hache tu devras porter. Et tu as à nouveau rencontré le vieux sage, Et il t'a dit d'une voix étouffée : Dépêche-toi la guerre est déjà commencée. Le peuple du Nord et aligné, Blonds guerriers aux heaumes d'argent, Le cercle et la croix claquent au vent. Lorsqu'arrive le moment de donner la mort, Alors tu étreins ton talisman, Les runes gravées dans un lointain passé. À présent que tu as traversé le feu, La paix est revenue sur le camp, La lune embrasse ta gorge déchirée. Et puis un cur de voix impérieuses t'appellent, Il est temps de partir, tu changes d'habits, Tu te revêts de blanc et de feuilles d'or. L'île verte semble t'attendre À présent tu sais que pour l'éternité Tu pourras chasser le cerf et la loutre. Tu pourras chasser le cerf et la loutre. (NAISSANCE) Et mange dans ses mains ; Vêtue d'antique soie blanche Elle demeure sous le tilleul Jusqu'à la fin du jour Ainsi va le destin C'est le seigneur de sa terre qui croît Sa peau sera blanche Dans ses premiers gestes royaux Les yeux, deux gouttes offertes par le lac La voix, un chant pour son peuple Sur le trône du dragon il prendra place. Devenu homme, ton fils te laissera. Et mange dans ses mains ; Vêtue d'antique soie blanche Elle demeure sous le tilleul. (JOURNÉES DE SEPTEMBRE) Un mois doux comme le miel En respirant parmi les fougères Je me sentais très bien Je marchais avec mon père, La fraîcheur de sa conversation Me rappelait Le parfum de la lavande, Le parfum de la Provence, On tentait de gravir Ces cimes immaculées Et d'apprendre à méditer L'ennui industriel Ou l'envie de ressentir Des sensations naturelles Des sensations plus normales Que chantait Jack Kerouac Nous parvenions aux refuges Trois joyaux au fond du coeur. Le bourgeois qui était en nous Émotions schizophréniques Dolomites (1) et Lagorai (2) Dolomites et combien de problèmes Du tantrisme tibétain Du soufisme musulman Intuitions ésotériques De tagliatelle en sauce Mais il était facile de rêver De s'éprouver sans peine De s'abandonner sans peine. (2) Chaînes de montagnes italiennes. (ANNÉES DE PORPHYRE) Tu te souviens des courses folles, ta vespa, les réunions, Les premières cigarettes fumées dans la salle de bains Le plaisir de brûler pour toujours les illusions, Et nous autres parias et fous qui mettions le monde en pièce Et puis sans y songer qui en recollions les morceaux Les fêtes dans la pénombre, les pantalons "pattes d'eph" Toi qui parlait alors de Poe et de Baglioni, (1) Moi pendant ce temps j'improvisais pour toi de nouvelles chansons Tu étais la seule à m'écouter et ça me semblait étrange, Toi toujours très sérieuse, moi la rage en mains Comme c'était bien de chevaucher un poney avec Bilbo et Frodon Baggins (2) Boire une bière en paix au "Poney fringant" (3) Pendant que Gandalf (4) contait ses récits en fumant l'herbe à pipe Et face à ce monde stupide notre rébellion Semblait avoir le mérite d'être une transgression nouvelle Ces années dans le ghetto, dont nous tentions de nous évader Mac Carthisme à l'envers, qui a dévoré aisément, Les illusions et les barricades dressées avec pureté Mais je crois qu'il est juste de tenir bon et de poursuivre L'aventure commencée, parce que vivre c'est lutter ! (2) cf. Bilbo le Hobbit de J.R.R. Tolkien (3) Ibid. (4) Ibid (LE PAYSAN, LE MOINE, LE GUERRIER) Peau bronzée, corps carré, Homme de terre dis-moi qui tu es, Et à ton Seigneur qu'offriras-tu ? Je vis dans les champs en suivant la lune De mon patron, je sais le fier visage Pour sa grandeur Moi aussi je me recueille Pour ma terre et sa couleur Ma sueur en gage j'offrirai. Mains fines et gestes sereins, Homme de Dieu dis-moi qui tu es, Et à ton Seigneur qu'offriras-tu ? Même si je ne possède rien Avec mes frères je travaille en silence, Nous sommes les gardiens de l'antique savoir Je sais que ma semence ne donnera jamais de fruit, Voici le tribut qu'en gage j'offrirai. Haute stature, épée brillante Homme de guerre dis-moi qui tu es, Et à ton Seigneur qu'offriras-tu ? Guerrier est celui qui n'attend pas la fin, Jamais ma chevelure ne deviendra blanche, Jamais mes membres ne tomberont de fatigue J'aime le courage, la force et la vie Et mon sang en gage j'offrirai. (CHANT D'UN CAVALIER ERRANT) Parmi les terres lointaines, L'amour demeurera dans mon coeur. Ton regard couleur de ciel, Tes lèvres cerise, Oh mon épouse, je te serai fidèle. L'épée sur mon flanc, Sur sa garde ton ruban, La nuit étrangère sera plus douce Pour toit les étoiles, Pour couche les feuilles, Pour rêve tes charmes. Et dans mon errance Hors de mon royaume, Je donnerai un sens à ma vie guerrière, Brandir au nom de la foi, La lame de mort, Pour la plus grande gloire de Son Nom Et nous autres chevaliers, Fidèles en amour, Pour le Roi, pour Dieu nous saurons combattre, Le sourire sur le visage, La paix dans le coeur, À la bataille avec notre Seigneur. Durant l'errance salvatrice, Je devrai accroître le désir sacré Qui brille dans les armes. Et pour notre ivresse Par antique décret, Je boirai le nectar sacré. Et toi épouse acerbe Solitaire durant ce temps, Tu attends sereine que revienne ton Roi Avec gloire et honneur, Avec la fièvre de l'amour, Avec une tunique désormais légère Avec gloire et honneur, Avec la fièvre de l'amour, Ou que plus jamais je ne te revienne. (MILLO) Une maison de lagune Sous le porche deux chiens Le patron est en train de ronfler Puis une voix forte et généreuse Qui m'appelle sur la porte Avec deux tapes sur l'épaule "Entre, il y a à boire" Mon frère est une chanson Bâtie solide par la vie Du vin noir qui fait du bien Qui donne envie de bouger Et j'aime à l'imaginer Toujours à la chasse avec ses chiens Sur une barque longue et plate Le fusil à la main À défendre avec rage La lagune empoisonnée Par le poison des modernes turkmènes Les industriels Mon frère est né antique Presque l'archétype d'un monde De paysages désormais disparus Qu'il reflète parfaitement Des sensations retrouvées Le long des berges du fleuve Avec le vent qui nous caresse Nous autres de hier et de demain Mon frère est une chanson Bâtie solide par la vie Du vin noir qui fait du bien Qui donne envie de bouger. (AU DELÀ DES FLOTS) Navire combien de ports as-tu vu, navire italien. Navire qui traverse le Golfe de Venise Agile, tu avances même par simple inertie. Emmène-moi, rapide, sur la côte polesane (1) Cours plus vite qu'un renard vers sa tanière Et toi, belle dame, tu ne seras plus seule Nous danserons ensemble dans les Arènes de Pola (2). Elle te révélera sûrement des vérités profondes Parce qu'en Istrie, est-ce que ça ne te semble pas étrange Même les pierres parlent italien. Seule nous borde la danse des dauphins Et puis Arbe (3) et Veglia (4) nous regardent passer, Même après cinquante ans on ne peut pas oublier. Elle te révélera sûrement des vérités profondes Parce qu'en Istrie, est-ce que ça ne te semble pas étrange Même les pierres parlent italien. Navire, combien de gens se sont échappés de Fiume (6) Pense à ces imbéciles qui à la télévision Appellent "Dubrovnik" la belle Raguse Elle te révélera sûrement des vérités profondes Pour qu'en Italie, nous n'oublions pas Combien a souffert le peuple d'Istrie. Pour qu'en Italie, nous n'oublions pas Combien souffre le peuple d'Istrie. (2) Ville italienne de l'Adriatique, devenue croate après la guerre et désormais appelée Pula (3) Île italienne de l'Adriatique devenue croate après la guerre et désormais appelée Rab (4) Idem (5) Golfe de l'Adriatique (6) Ville italienne de l'Adriatique, devenue croate après la guerre. (MÊME SI TOUS NOUS NON !) Nous n'étions pas nombreux à fréquenter ce trou Tu écrivais sur le mur, tout affairé, Des paroles étranges mais sans équivoque. Même si tous Nous non ! X 4 Mais moi, 20 ans après, je ne l'ai pas encore oublié Parce que tu sais, certaines émotions, en particulier si elles sont sincères Tu les conserves à l'esprit et elles deviennent des drapeaux Mais ma vieille chanson s'élève encore dans le ciel. Nous sommes en train de jeter aux orties, pour courir après le pouvoir Notre foi la plus ancienne et nos raisons les plus authentiques. À présent tout change, vive la loi du marché". Mais il y a quelque chose qui détonne dans ce raisonnement Quelque chose qui ne l'épargne pas, quelque chose qui reste dans le vent. Ce sont les voix de tous ceux qui nous ont déjà laissé Et il ne me semble pas qu'ils soient morts en criant "vive la loi du marché". (VIVRE VRAIMENT) Peut-être là où ton coeur est déjà ! Il suffit d'un instant Et ce que tu es en train de vivre Prend son envol et meurt De là tu diras : " Réveillez-vous les gars !" Mais il n'y a qu'une façon De ne jamais mourir C'est de vivre vraiment. Mais il n'y a qu'une façon Et tu la connais Et tu avais ce regard fier. Le regard vif de celui qui rêve et qui a la foi. Moi je sais quoi faire Outre ne pas oublier Parce que, chacals, à présent lui il vous voit. Je n'éprouve plus de douleur Avec ton sourire Enfermé dans mon coeur Je continue de rêver Et ils ne pourront plus nous arrêter. |
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