Terra di Thule (Terre de Thulé)

Traductions réalisées par le camarade "Edgir" ! Un grand merci à lui !!!

 

TERRA DI THULE
(TERRE DE THULÉ)

Tu portais au col ce talisman en or
Reçu du sage par un lointain matin,
Quand tu n'étais encore, au milieu des bois de chênes
Qu'un guerrier enfant
Qu'un guerrier enfant.

Tu te souviens de ton père chassant avec l'arc
Le premier cerf, une récompense déjà souhaitée,
Pêchant dans les fjords et puis dans le torrent
Sauver cet ours blessé
Sauver cet ours blessé.

La maison au retour était chaude et propre,
Ta mère était une femme vêtue de blanc,
Tu aimais embrasser ses tresses d'or
Pour toujours l'entendre chanter
Pour toujours l'entendre chanter.

Et puis se sont achevées ces douces années
Durant lesquelles chaque chose te semblait pure,
À présent tu es un homme et tu dois t'en aller,
L'épée et la hache tu devras porter.

Et puis tu as traversé le grand lac
Et tu as à nouveau rencontré le vieux sage,
Et il t'a dit d'une voix étouffée :
Dépêche-toi la guerre est déjà commencée.

Dans une plaine baignée de soleil,
Le peuple du Nord et aligné,
Blonds guerriers aux heaumes d'argent,
Le cercle et la croix claquent au vent.

Ton coeur bat sans cesse plus fort
Lorsqu'arrive le moment de donner la mort,
Alors tu étreins ton talisman,
Les runes gravées dans un lointain passé.

À présent que tu as connu le sang,
À présent que tu as traversé le feu,
La paix est revenue sur le camp,
La lune embrasse ta gorge déchirée.

Depuis peu, tu observes étonné ton corps,
Et puis un cœur de voix impérieuses t'appellent,
Il est temps de partir, tu changes d'habits,
Tu te revêts de blanc et de feuilles d'or.

Le bateau t'emporte au-delà des flots,
L'île verte semble t'attendre
À présent tu sais que pour l'éternité
Tu pourras chasser le cerf et la loutre.
Tu pourras chasser le cerf et la loutre.

 

PENSANDO AD UN AMICO
(EN PENSANT À UN AMI)

Les sorcières dansent sur le mont de la Madone,
Et parmi les chênes nains le grillon chante encore.
Un feu dans la nuit, un homme et une cloche,
Et l'oeil qui recherche dans le ciel de nouvelles étoiles ?
Et les antiques rites oubliés reviennent à l'esprit,
Comme les druides sévères, les visions magiques.
Mais ta longue recherche n'est pas encore apaisée,
Ton esprit n'est pas encore semblable à un lac des Alpes.

Gravir la montagne et de là regarder
Au loin ou bien tout près, à l'intérieur de soi.
Creuser jusqu'au tréfonds et faire tout sortir,
Mettre sur le tapis tout ce qui est négatif ;
Le dharma et l'alpinisme, la loi et le précipice,
La frénésie de briser les chaînes de bourgeois, la tranquillité.

Et puis moi je te parle et je ne peux m'empêcher de penser
À ce que nous étions il y a quelques années.
Journées de révolte avec les barres de fer à la main,
Durant des années le mouvement comme nouvelle famille pour toi et moi.
Auteurs hérétiques qu'alors nous découvrions,
L'Europe, cette vieille garce, nous glissait sans cesse des mains.

Et puis Pomaia et les Lamas, la mystique orientale
Les saisons d'espoir en toi
Les silences inconnus parmi les pins centenaires
Et nous autres polis et sérieux à méditer en file.
Et moi récalcitrant, je relisais "Révolte" (1),
En cherchant à expliquer ce qu'ensuite je ressentais.

Et puis tout s'est arrêté et chacun s'en est allé,
Et nous nous trouvons seuls encore ici à parler.
Mais tu sais, il faut chercher et sans cesse essayer à nouveau
Par cette porte infinie, nous tous nous devrons passer.

(1) "Révolte contre le monde moderne" de Julius Evola.

 

NASCITA
(NAISSANCE)

Le daim boit à sa fontaine
Et mange dans ses mains ;
Vêtue d'antique soie blanche
Elle demeure sous le tilleul

Et son chant emplit la forêt
Jusqu'à la fin du jour

Et son ventre chaud nourrit une vie
Ainsi va le destin
C'est le seigneur de sa terre qui croît
Sa peau sera blanche

Elle attend l'aube et veille avec lui
Dans ses premiers gestes royaux

Cheveux d'or, don du soleil
Les yeux, deux gouttes offertes par le lac
La voix, un chant pour son peuple
Sur le trône du dragon il prendra place.

Avec lui, doux sera le jour.
Devenu homme, ton fils te laissera.

Le daim boit à sa fontaine
Et mange dans ses mains ;
Vêtue d'antique soie blanche
Elle demeure sous le tilleul.

 

IL COSTUME DEL CERVO BIANCO
(LA COUTUME DU CERF BLANC)

Dans son château le roi Arthur
Demain célébrera
L'antique coutume du cerf blanc
Depuis des années abandonnée.
Depuis des années abandonnée.

Le chevalier chassera
Et défiera le cerf blanc
Et une donzelle, la plus belle
Embrassera le vainqueur.
Embrassera le vainqueur.

Erec fils de roi
Est le plus valeureux des guerriers
Il court dans les bois seul et au loin
Et il poursuit le cerf sur son destrier.
Et il poursuit le cerf sur son destrier.

Enide attend à Caradigan,
Enide est fille de roi,
Qui tuera son blanc ami
La belle Enide ne l'embrassera pas.
La belle Enide ne l'embrassera pas.

Ma douce amie Enide
Pour toi j'ai chassé le cerf
Dans la forêt il m'emmena
Et son royaume il me montra.
Et son royaume il me montra.

Et jamais je ne pourrai le tuer
Même si je vivais cent ans
Un aussi noble seigneur
Demeurera toujours un seigneur.

 

IL DOMANI APPARTIENE A NOI
(DEMAIN NOUS APPARTIENT)

Écoute le ruisseau qui jaillit là-haut
Et va humblement disparaître dans la vallée
Et regarde les reflets d'argent du fleuve qui
S'écoule serein et assuré.
Observe le premier rayon de l'aube,
Qui annonce la flamme du soleil.
Lequel naît et devient de plus en plus grand
Et triomphe de l'obscurité.
Les ténèbres fuient les rayons du soleil,
Dieu de joie et de chaleur,
Dans les coeurs l'espérance ne mourra pas :
Demain nous appartient.

Écoute mon chant qui s'élève dans le ciel
Vers l'immensité,
Uni à ton cri de liberté,
L'homme commence à lutter.
Ceux qui profitent dans l'ombre, nous saurons les débusquer,
Unis nous marcherons.
L'usure et le poing nous vaincrons :
Demain nous appartient.

La terre des aïeux, la foi immortelle,
Personne ne pourra les effacer.
Le sang, le travail, la civilisation,
Nous chantons la tradition.
La terre des aïeux, la foi immortelle,
Personne ne pourra les effacer.
Le peuple a triomphé du veau d'or.
Demain nous appartient.

 

IL CONTADINO, IL MONACO, IL GUERRIERO
(LE PAYSAN, LE MOINE, LE GUERRIER)

Mains habiles, crinière emmêlée,
Peau bronzée, corps carré,
Homme de terre dis-moi qui tu es,
Et à ton Seigneur qu'offriras-tu ?

Je suis le frère de la terre brune,
Je vis dans les champs en suivant la lune
De mon patron, je sais le fier visage
Pour sa grandeur
Moi aussi je me recueille
Pour ma terre et sa couleur
Ma sueur en gage j'offrirai.

Barbe chenue, yeux enfoncés,
Mains fines et gestes sereins,
Homme de Dieu dis-moi qui tu es,
Et à ton Seigneur qu'offriras-tu ?

Je suis le vassal, mais uniquement de Dieu,
Même si je ne possède rien
Avec mes frères je travaille en silence,
Nous sommes les gardiens de l'antique savoir
Je sais que ma semence ne donnera jamais de fruit,
Voici le tribut qu'en gage j'offrirai.

Cheveux blonds, yeux rayonnants,
Haute stature, épée brillante
Homme de guerre dis-moi qui tu es,
Et à ton Seigneur qu'offriras-tu ?

Noble est celui qui connaît forêt et fleuve
Guerrier est celui qui n'attend pas la fin,
Jamais ma chevelure ne deviendra blanche,
Jamais mes membres ne tomberont de fatigue
J'aime le courage, la force et la vie
Et mon sang en gage j'offrirai.

 

SULLA STRADA
(SUR LA ROUTE)

Routes d'Europe, fatigués, sales mais heureux
Prends de la vie ce que tu peux
Porte ton chant jusqu'en Roumanie,
Embrasse le blé de Budapest.
Cherche parmi les roches grises de Stonehenge
Des bras dans la nuit, bois le thé,
Parle avec les vents qui vont vers le nord,
Chante avec les lamas de Rikon.
Les forêts et les routes antiques de l'Armor ;
Magiques sont les villages des bretons,
Les nuages qui courent dans le ciel au-dessus de toi,
Rêve parmi les pierres de Carnac.
Prés et rochers de l'Irlande là-haut au nord
Gens de Belfast, durs comme de la roche
Et la croix d'or d'une foi qui vivra,
Les cornemuses et les mitraillettes sont pour Sands (1)
Fleurs et sourires sur la route vers le sud,
Qu'indique le lion "Tibi Pax",
Danse dans le château du rocher de Cison
Avec les poètes et les chevaliers.
Effleure les pierres du Pog de Montségur
On dit qu'il y a encore un troubadour
Avec le luth et un sourire peut-être en pleurant
Chantera-t-il encore doucement les antiques "gestes".
Routes d'Europe, fatigués, sales mais heureux
Prends de la vie ce que tu peux
Porte ton chant jusqu'en Roumanie
Embrasse le blé de Budapest.
Routes d'Europe, dans le sac à dos de la liberté,
Peut-être qu'un jour l'ombre s'enfuira,
Ses mains sales elle retirera du soleil,
Il y a un aigle dans le ciel,
Il y a un aigle dans le ciel,
Il y a un aigle dans le ciel au-dessus de toi.

(1) Militant nationaliste irlandais, mort en 1980 après 66 jours de grève de la faim dans une prison britannique.

 

LA BALLATA DEL NERO
(LA BALLADE DU "NOIR")

Eh monsieur le juge, tu portes la toge,
Mais tu ne trouves pas que ce n'est pas bien beau,
Pas bien beau que d'emprisonner
Celui qui a pour seul tort de penser.

Refrain
Et tu te drapes de démocratie et tu te gargarises de liberté, (bis)
Liberté, liberté, c'est quand c'est vous qui commandez,
Démocratie, démocratie, c'est un truc à vous, pas à moi.

Et toi aussi monsieur le commissaire
Que te font-ils faire pour un maigre salaire ?
Ils te font trahir, ils te font trahir
Les idéaux que tu as juré de servir.

Monsieur le brigadier je me suis défendu,
Ils étaient quatre et ils m'ont insulté,
Monsieur le brigadier je me suis défendu,
Ils étaient quatre et ils m'ont insulté,
Monsieur le brigadier je me suis défendu,
J'étais seul… mais un je l'ai étendu !

Monsieur le ministre, monsieur le député
D'être votre ennemi, moi j'en suis honoré,
J'en suis honoré parce que le matin
Je dois me regarder dans la glace, je dois me raser,
Je dois me regarder dans la glace, je dois me raser,
Je dois contempler mon visage,
Moi de visage, je n'en ai qu'un,
Il n'est peut-être pas beau mais c'est toujours le même ;
Vous de visages vous en avez tellement,
Un pour chaque heure de la journée.

Et vous vous drapez de démocratie et vous vous gargarisez de liberté, (bis)
Liberté, liberté, c'est quand c'est vous qui commandez,
Démocratie, démocratie, c'est un truc à vous, pas à moi.

Mais cette histoire doit se terminer,
La jeunesse se rebellera,
Mais cette histoire doit se terminer,
La jeunesse se rebellera,
Au paiement, au paiement, au paiement de la note
Au paiement de la note on assistera.
Mais cette histoire doit se terminer,
La jeunesse se rebellera,
Au paiement, au paiement, au paiement de la note
Au paiement de la note on assistera.

 

LA RIVOLTA DEGLI ATENEI
(LA REVOLTE DES UNIVERSITÉS)

Salut, il y a combien de temps que l'on ne s'est pas vu ?
Déplacements, travail, études, dis-moi ce que tu deviens.
De toute façon un vrai travail on ne l'aura jamais,
Ici seul s'en sort qui s'occupe de ses oignons,

Si tu savais l'envie que j'ai de tout plaquer,
Toutes ces années à étudier, je me demande bien pourquoi.
Il se sont fichus de nous avec toutes ces conneries,
Le diplôme est garanti, on s'en bat les couilles.

La queue pour manger, pour le secrétariat,
La file pour étudier et puis un coup de pied et dégage.
Assez des amphis bondés, on n'y fait même plus attention
On est déjà chômeurs, mais pourquoi est-ce qu'on s'emmerde ?

Lâches démocrates chrétiens, gauchistes fanfarons,
Toutes vos jolies phrases nous ont cassé les couilles,
À présent vous le découvrez ce qu'est la sélection
Mais maintenant c'est à nous de la faire la révolution.

Dans les universités détruites par la démagogie
Notre jeunesse nous l'avons bazardé
Arrêtez de vous mettre toujours la tête dans le sable
Croyez-moi l'heure a sonné, notre rage crie,

Dis-moi ce que tu attends, n'entends-tu pas que déjà monte
Des universités hagardes ce qui peut-être vaut le coup
La révolte, la révolte, d'une génération,
La révolte, la révolte, du désespoir.
La révolte, la révolte, d'une génération,
La révolte, la révolte, du désespoir.

Entrevue Discographie Paroles

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