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(EN ROUTE POUR BYZANCE) Un rameau de cerisier porté par les flots Et elle luit, la peau des galériens, Le rythme des tambours scande la fatigue Tibi Pax, Marce Evangelista Meus, (1) Tibi Pax, Marce Evangelista Meus, Tu trembles sous le pas des armées latines Et elles brillent les épées des princes templiers, La danse des ombres se répète à nouveau. Offrent l'amour aux chevaliers fatigués C'est la nuit de Byzance, au parfum de pêcher, C'est l'épée de Venise, la terre retrouvée. (CHANT D'UN CAVALIER ERRANT) Parmi les terres lointaines, L'amour demeurera dans mon coeur. Ton regard couleur de ciel, Tes lèvres cerise, Oh mon épouse, je te serai fidèle. L'épée sur mon flanc, Sur sa garde ton ruban, La nuit étrangère sera plus douce Pour toit les étoiles, Pour couche les feuilles, Pour rêve tes charmes. Et dans mon errance Hors de mon royaume, Je donnerai un sens à ma vie guerrière, Brandir au nom de la foi, La lame de mort, Pour la plus grande gloire de Son Nom Et nous autres chevaliers, Fidèles en amour, Pour le Roi, pour Dieu nous saurons combattre, Le sourire sur le visage, La paix dans le coeur, À la bataille avec notre Seigneur. Durant l'errance salvatrice, Je devrai accroître le désir sacré Qui brille dans les armes. Et pour notre ivresse Par antique décret, Je boirai le nectar sacré. Et toi épouse acerbe Solitaire durant ce temps, Tu attends sereine que revienne ton Roi Avec gloire et honneur, Avec la fièvre de l'amour, Avec une tunique désormais légère Avec gloire et honneur, Avec la fièvre de l'amour, Ou que plus jamais je ne te revienne. Chevelure ondulée que mon coeur a perdu Tes doux et timides sourires Se baignent de joie Pour ton seigneur et roi Que le voilier attend et appelle Verdis par la mousse et les marées Tours blanches de rochers au sud Tours de sang à l'est Je ne chasserai plus, mes fidèles amis, Non, je ne chanterai plus, Il n'y a que la mer immense devant moi Ses lèvres de miel sur les miennes Ton délicat et doux visage Se confond avec la lune Claire et grande lune Qui me regarde, désormais seul Auprès de mes vertes prairies, de mes compagnons ? Et je continuerai à chanter Ma solitude passée. (ANNÉES DE PORPHYRE) Tu te souviens des courses folles, ta vespa, les réunions, Les premières cigarettes fumées dans la salle de bains Le plaisir de brûler pour toujours les illusions, Et nous autres parias et fous qui mettions le monde en pièce Et puis sans y songer qui en recollions les morceaux Les fêtes dans la pénombre, les pantalons "pattes d'eph" Toi qui parlait alors de Poe et de Baglioni, (1) Moi pendant ce temps j'improvisais pour toi de nouvelles chansons Tu étais la seule à m'écouter et ça me semblait étrange, Toi toujours très sérieuse, moi la rage en mains Comme c'était bien de chevaucher un poney avec Bilbo et Frodon Baggins (2) Boire une bière en paix au "Poney fringant" (3) Pendant que Gandalf (4) contait ses récits en fumant l'herbe à pipe Et face à ce monde stupide notre rébellion Semblait avoir le mérite d'être une transgression nouvelle Ces années dans le ghetto, dont nous tentions de nous évader Mac Carthisme à l'envers, qui a dévoré aisément, Les illusions et les barricades dressées avec pureté Mais je crois qu'il est juste de tenir bon et de poursuivre L'aventure commencée, parce que vivre c'est lutter ! (2) cf. Bilbo le Hobbit de J.R.R. Tolkien (3) Ibid. (4) Ibid. (JOURNÉES DE SEPTEMBRE) Un mois doux comme le miel En respirant parmi les fougères Je me sentais très bien Je marchais avec mon père, La fraîcheur de sa conversation Me rappelait Le parfum de la lavande, Le parfum de la Provence, On tentait de gravir Ces cimes immaculées Et d'apprendre à méditer L'ennui industriel Ou l'envie de ressentir Des sensations naturelles Des sensations plus normales Que chantait Jack Kerouac Nous parvenions aux refuges Trois joyaux au fond du coeur. Le bourgeois qui était en nous Émotions schizophréniques Dolomites (1) et Lagorai (2) Dolomites et combien de problèmes Du tantrisme tibétain Du soufisme musulman Intuitions ésotériques De tagliatelle en sauce Mais il était facile de rêver De s'éprouver sans peine De s'abandonner sans peine. (2) Chaînes de montagnes italiennes. |
| Entrevue | Discographie | Paroles |
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