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Traductions réalisées par le camarade "Edgir" ! Un grand merci à lui !!! NEL SUO NOME (1975) (EN SON NOM) Un ciné et une pizza, pour être un peu avec lui, Allez, ouvre ta porte, je viens pour te parler : "Tu sais ce soir, sur la place ils étaient nombreux et Ton copain est mort il est mort ce soir". Vingt ans, c'est peu pour se faire ouvrir la tête, Par la haine de qui envie notre jeunesse, Par qui a utilisé un chiffon rouge comme drapeau, Parce qu'il n'a pas le courage d'en servir un véritable. La jeunesse d'Europe ce soir chantera Celui qui est mort au printemps pour sa Fidélité. Les idées font peur à cette société, Mais la Fidélité peut faire encore plus peur : La Fidélité à une terre, la Fidélité à un amour, Ce sont des choses trop grandes pour qui ne les a pas dans le coeur. Tu portes dans les cheveux une fleur de cerisier, En te voyant passer, je te reconnaîtrai et Le soleil d'Occident qui accueille notre ami, Revient illuminer notre monde antique. Des collines de l'Eternité reviennent les chevaux, Qui amènent les héros fatigués de ce monde. Fiancée de mon ami qui est mort ce soir, Les fleurs dans tes cheveux ne se faneront pas. De ta douleur nous ferons un drapeau, Dans l'obscurité de la nuit, une flamme brillera. Ce sera notre flamme, ce sera tes vingt ans, Notre printemps sera la liberté. (BLOUSE BLANCHE) Cette nuit tu vas faire revenir le printemps, Et quand demain le soleil se lèvera Le soleil réchauffera une nouvelle fleur. Tandis que ton amour devient quelque chose de véritable, Tandis que la douleur, déjà, se transforme en larmes, S'achève le temps que tu as tant aimé. À prouver au monde que la vie De l'homme ne peut jamais être trahie. Le vieux serment se transforme en destin Et dans tes yeux fatigués ce soir, Je lis la raison pour laquelle j'ai juré de donner la vie. Et tu scelles pour toujours un "oui" éternel, Puis tu fermes les yeux et tu laisses tes rêves, Poursuivre déjà le souvenir de... demain. À prouver au monde que la vie De l'homme ne peut jamais être trahie. (LETTRE A UN ENFANT JETÉ A LA POUBELLE) Peut-être pas, tu n'es qu'un tas de cellules. Tu n'es pas beau à voir dans ce sac-poubelle, Mais que veux-tu, il y aussi la crise du logement. Celle qui a joué avec ta graine s'est lassée. Ce n'est pas la peine, a-t-elle dit, de te mettre au monde, Le Parti a dit non, je regrette beaucoup. Tu n'as passé que deux petits mois dans ce monde, Comme il était chaud le doux ventre de ta maman, Dehors il fait froid, mais que veux-tu, on manque de pétrole. Pour te tuer, ont dû se mettre d'accord les partis politiques, Les syndicats et cette femme... Tu as de la chance, tu n'auras pas à l'appeler maman. Tu ne connaîtras ni les joies ni les douleurs, Tu n'auras pas à acquiescer à qui te ment, Tu n'auras pas à recueillir des signatures en faveur de l'avortement, Tu n'auras à porter des fleurs à qui est déjà mort. Excuse-moi si je te laisse, mais à présent je m'en retourne là-bas. Au revoir mon ami, ne pleure pas sur ton sort : Tu es parvenu à demeurer pur jusqu'à la mort. (COMPLOT NOIR) Complot noir, complot noir, il n'y a qu'avec toi qu'on fait carrière ! Complot noir, complot noir, tu apportes le bonheur. Et augmenter ton minimum retraite Fais de suite une demande d'emploi À l'une des chaînes de l'information télé. Et chaque soir à huit heures trente, La larme à l'oeil, la voix éteinte, Raconte qu'à Milan il y a eu une panne de courant Parce que quelqu'un a crié "Viva il Duce" ! Et que si les poules ne pondent plus C'est sûrement un coup d'Ordre Nouveau. Et puis si quelque gauchiste pose une bombe Ne t'inquiète pas, le scénario, tu sais, on l'arrange Et faire passer pour noir ce qui est rouge Ça fait trente ans qu'ils le font de toute leur force. De faire la révolution en toute tranquillité, Si tu aimes menacer la bourgeoisie En défilant avec l'escorte de la police, Si tu veux que ta petite amie te cite en exemple, Si tu veux que le Parti soit content de toi, Raconte d'une voix assurée comment tu as fait Pour dénoncer immédiatement la terreur noire En transformant en faisceau de licteur une vieille paysanne Qui s'en allait aux champs avec un fagot (1) sur les épaules. En disant que tu lui sembles un peu niais Ne t'inquiète pas, file raconter à toute cette foule : Que qu'elle a été battue par les fascistes Tu verras que se déplaceront même les ministres. Et s'ils interviewent ensuite Loriana, Tu verras qu'elle jugera les avoir vu. Mais si malgré tout elle ne revient pas, Laisse tomber et va au Quirinale (2) Là tu trouveras sûrement un radical Qui te consolera avec un rapport un peu anormal. Si c'est aujourd'hui jour de loyer, Si, en pariant, tu as perdu quatre repas Et que tu ne sais pas trop comment les payer, Écoute, je t'explique comment faire Et je te montre ce que ça peut te rapporter : Adresse toi avec assurance à Panorama (3), Ils le paieront un bon prix ton complot. Raconte qu'un beau jour en passant par les bois, Tu aperçus une clairière avec plusieurs types louches. Et avec ces types louches il y avait : Deux chars armés, un canon antiaérien, Vingt-deux SS, un portrait de Benito, Jules César, Quatre Légions, deux Svastikas, Quinze fourchettes (non socialistes) (4) Le Renard du désert, Deux chiens de chasse, un cheval blanc, Une tarte aux pommes. Et tu auras l'exceptionnelle satisfaction D'être promu héros national. (2) Quirinale : équivalent du Palais de l'Elysée (3) Panorama : magasine de gauche aujourd'hui racheté par Berlusconi. (4) "Fourchettes socialistes" : allusion aux socialistes italiens qui avaient "un bon coup de fourchette" et se sont "gavés" en s'en mettant plein la panse avec l'argent public. (MES AMIS) Cette nuit, c'est toi qui est de garde, Là-bas, dans ton pays que je ne connais pas, Là-bas, c'est pour moi aussi tu monteras la garde. Tu seras au milieu d'un champ de blé ou bien sur le sable, Ou alors c'est la neige blanche qui te servira de décor, Mais même s'il n'y aura personne près de toi, Rappelle-toi que tu ne seras pas seul. Nous nous souviendrons ensemble de nos jeunes années Et des yeux verts de qui nous donna la force, Le courage et une phrase d'amour, Qui demeure le credo de notre jeunesse. Toi qui parmi les grands cèdres attends l'aube, Toi qui siffle un chant de Séville, Toi qui attends derrière ces barreaux, Le printemps reviendra aussi pour toi. Pour défendre le soleil d'Occident De la rouge montagne de mensonges, Nous nous sommes postés avec nos jeunes années, Aux frontières de notre civilisation. Homme libre souviens-toi de cette nuit À qui tu dois ta liberté. Fillette fait en sorte qu'une de tes pensées Parvienne cette nuit jusqu'à celui qui ne dormira pas. Bonne nuit à toi, mon ami, Cette nuit, c'est toi qui est de garde, Là-bas, dans ton pays que je ne connais pas, Là-bas, c'est pour moi aussi tu monteras la garde. (DÉDIÉE A UNE MARGUERITE) Parle-moi de l'été et de ce qui se dit là-bas au pays. Dis-moi si les pêchers sont en fleurs Et si cette fille pense encore un peu à moi. Je ne sais pas quel jour nous sommes, la pierre n'a pas d'âge. Mais derrière ces barreaux c'est toujours l'hiver Et je ne me souviens plus depuis combien de temps désormais Je dessine sur les murs un peu d'été, En entendant le ressac sur les écueils en bas. Et chaque soir, toi, face au vent glacé, Agrippée à ces pierres, tu refermes tes pétales tournés vers la mer. Et bonne nuit à la vie, bonne nuit petite fleur qui pour moi est la vie. Quand je crachais à la gueule des pharisiens La rage que j'avais dans le coeur Toi, juge, tu m'as condamné En espérant que je meure ici de désespoir. Mais cette marguerite qui est née parmi les pierres, M'a raconté le monde Et à chaque printemps elle m'a donné un peu de vie. Et on ne peut pas mourir lorsqu'on est libre dans son coeur, lorsqu'il n'y a pas de lâcheté. (UNE FLEUR DANS LES CHEVEUX) C'est ça l'amour parmi les barbelés. Enfile le pantalon, enfile le manteau, Courbe le dos, tâte du bâton. Vole mon amour par-dessus les barbelés. Je te chante mon amour notre chanson : "Si moi je suis vivant, aujourd'hui, ça veut dire Qu'à ma place ils ont fusillé quelqu'un d'autre. Si moi je suis vivant, aujourd'hui, Ça veut dire que quelqu'un à ma place À suffoqué dans la cale inférieure. Si moi je suis vivant, aujourd'hui, Ça veut dire que j'ai reçu Deux cents grammes de pain Qui ont fait défaut à celui qui est mort". Comme il est triste le soir sans une étoile. Vêtement déchiré, un manteau sur le dos, Un tas de haillons qui renferme un nom. Une fleur dans les cheveux, tu es belle quand même, Parmi la glace qui dégouline même maintenant je rêve de toi. Attends-moi mon amour derrière l'enclos Nous ne somme séparés que par un peu de fil barbelé. (RENCONTRE) Je me baladais dans ma ville, Je marchais les yeux un peu dans le vague En contemplant les couleurs de la réalité. Une longue file de voitures Entonnait sa symphonie, Dirigée avec une rare maestria Par un camion-citerne immatriculé à Pavia. Sur les immeubles marqués par les années Dans les jardins remplis d'éclats de rire Un rayon de soleil un peu chaud Invitait au printemps. Je la vis, je ne vis qu'elle, Tout s'effaça, Même le soleil, même le soleil. Un silence magique, Autour de moi, autour d'elle, Je ne voyais que son image sur moi. Un grand choc, je vous le jure, Je ne me souviens plus de ce qui s'est passé ensuite. Un grand choc, je vous le jure, Je ne me souviens plus de ce qui s'est passé ensuite... Ses courbes provocantes ne s'exhibaient que pour moi J'ai vu deux grands yeux glacés au fond des miens, D'une démarche agile, elle s'est approchée de moi D'un air malicieux et un peu provocant, Elle me permit de l'effleurer d'une main un peu tremblante. Des fleurs un peu géantes, j'entendis la voix des saints, mais... Mais peut-être, peut-être que je n'ai pas été très clair, Je ne sais pas si je vous ai expliqué qui elle était en réalité. Parce que c'était... Fermement tenue en main par un jeune bourgeois, Un de ceux, pour être clair, qui jouent À faire la révolution au nom de Marx et du bâton. Un de ceux que le régime a fabriqué en série Pour qu'ils le défendent contre les personnes sérieuses. Je ne me souviens même plus de la rue, Ils m'ont dit par la suite que cet après-midi-là J'avais rencontré Madame... démocratie. (LA BALADE DU CAMARADE) Montrons un peu aux gens à quoi vous ressemblez Je vais ici parler de vos étranges bobines Même s'il est certain que ça va vous faire un peu enrager. Il y a trente ans ils t'ont dit : "explique ce que tu veux, À présent que les USA nous ont mis au pouvoir Tu verras que tôt ou tard tu deviendras le patron". Trente ans ont passé, quelque chose a foiré Et au lieu d'une maison ils t'ont offert l'avortement Et dans ta bicoque tu continues à te demander À quoi ça t'a servi de voter pour eux. Parce que plus que les autres tu sais retourner ta veste, Pour mieux remercier qui t'a donné ce poste Tu t'es appliqué à brader la patrie. Sur le haut plateau karstique (1) l'Italie a versé son sang, Mais la démocratie a replié le drapeau tricolore. En croyant être un penseur, avoir un idéal, Les idées comme les tiennes ils en fabriquent des millions, Ils savent qu'elles sont de toute façon reprises ensuite par les braillards. Tu sais, elles viennent de loin et ceux qui ne les ont pas acceptées Il n'en reste que des croix congelées. Et qui protège sous ton aile ceux qui aiment user du bâton Il y en a assez des bonnes soeurs pour raconter des fables, Inventer l'Histoire, tu n'en es vraiment pas capable. Si le drapeau rouge tu l'as donné même aux hittites Tu as oublié de leur donner le parti. Au fond, tu n'aspires qu'à fonder un foyer Et si au milieu du cortège tu chantes les louanges du prolétaire Tu espères le trouver beau, blond et millionnaire, Parce que la Fiat 500 d'un chef tourneur Pour toi ne vaut pas la Ferrari du docteur Et si dans les rues tu hurles : "Vive le travailleur" Ça ne te semble pas très distingué d'embrasser un maçon. Tu n'as pas encore décidé quel paradis t'attend, Tu ne sais pas si le meilleur est celui créé par le Seigneur Ou celui promis par le fondateur des fosses (3) C'est pourquoi, pour ne pas te tromper, tu t'es fait cielino (4) Et tu fais ami-ami avec Jésus-Christ et avec l'assassin. Et crache au visage des hommes ta façon de penser, On ne peut te blâmer de faire un peu la putain Comme ça tu as peut-être l'illusion d'avoir quelqu'un qui t'aime, Et les femmes les vraies, sont en train de disparaître du monde Mais pour compenser, celles comme toi sont en train de s'y imposer. Et qui dans ta piscine chante l'Internationale Ce ne sont pas tes idées nouvelles mais seulement le capital Qui a conquis les chefs du marxisme national. Prends garde tôt ou tard à ne pas y laisser un doigt, Les flammes de l'enfer ne sont pas si éloignées, Tu pourrais te faire un peu roussir la soutane. Pour monter qu'il est sacré l'évangile communiste Mais je t'en prie reviens et d'une main ferme Nettoie le temple de toute cette ordure. Camarade au lit, camarade au consistoire Tu es né pour servir, désormais il n'y a plus d'espoir, Il va falloir que tu apprennes un peu de politesse Parce que quel que soit le sens de votre histoire Vous verrez qu'on va rabaisser un peu votre morgue. (2) Surnom du Corriere della Sera (3) Fosses (foibe) dans lesquelles furent jetés des milliers d'italiens par les partisans communistes à partir de 1943. Elles évoquent le génocide programmé des Italiens de l'Istrie, de la Dalmatie de la Vénétie Giulia et la "purification politique" de la zone du Frioul qui devait devenir la 7e République fédérée de Yougoslavie, selon le dessein poursuivi non seulement par les partisans slaves de Tito mais également par les partisans italiens garibaldiens qui avaient rejoint avec armes et bagages le IXe corps slovène. Les foibe furent ouvertes immédiatement après le 8 septembre 1943. Des hordes de partisans slavo-communistes s'acharnèrent sur des hommes et des femmes sans défense. Les atrocités se poursuivirent jusqu'en 1947, ne touchant pas uniquement les fascistes ou les combattants de la RSI mais quiconque était susceptible de représenter un danger pour le projet d'annexion de cette partie de l'Italie à la Yougoslavie. (4) Membre de Comunione e Liberazione (Communion et Libération, CL donc "ciellino") mouvement catholique de gauche dans les années 70 mais de droite aujourd'hui. (NOUS) Étendue sous les coups de bâtons, De qui promet le bonheur. Gamine ils ont volé tes illusions, Sur ton corps ils ont gravé la réalité, En disant "on ne vit pas avec les rêves, Ce n'est qu'avec le sexe que tu as la liberté". Garçons ils ont volé notre jeunesse, Parce que personne n'apprend à dire non, À ceux qui sous les drapeaux de la honte, Veulent bêtir la nouvelle société. Ils ont emmené Jésus-Christ sur la place, Pour se faire un peu de publicité, Ils ont sali l'homme et sa race, Au nom de la nouvelle humanité. L'humanité de tuer un frère Qui veut simplement connaître la vérité, Les maîtres du mensonge et du bordel, Sont les patrons de cette ville. Ils défilent en chantant Bandiera Rossa, Mais ils voyagent avec les sous de papa, Maîtres es guérilla dans les salons, De ce qu'on appelle la bonne société. Petit, ce n'est pas la peine de venir au monde, Déranger le sommeil de celle qui ne sait même pas, Qui donc pourrait bien être ton père... Ils t'ont conçu au sein d'une communauté. Mais il y en a encore qui croient en l'été, Au milieu des prés une fleur demeurera, La fleur des vingt ans encore sains, De celui qui combat pour la Civilisation. Ils ne peuvent plus rien nous ôter, Notre pain sera la réalité, La main d'un ami et d'une épouse Étanchera à coup sûr notre soif. Et naîtra l'Europe de qui croit encore en notre Civilisation, De qui saura, parmi les bannières du passé, trouver la continuité. Le soleil vaincra l'obscurité, demain un autre jour se lèvera, Garçon blond tu pourras demain sourire à la nouvelle Liberté ! (VIEUX AMIS) On ne compte plus les épines sur la rose de mon amour, On ne compte plus les amis que la terre a déjà engloutis, On ne compte plus les chaînes qui ont blessé mes épaules. Ce ciel est trop bleu, peut-être le soir n'arrivera-t-il jamais, Dans la Taïga, tu ne verras pas le printemps du dégel. On ne compte plus les barreaux qui ont barré mon horizon, On ne compte plus les hivers qui ont ridé mon front. L'Occident a oublié que nous existions encore, Il nous a vendu pour trois sous afin de ne pas être dérangé. Mes croix se comptent par millions sous les amas de neige blanche, Englouties dans la fosse de la grande bête rouge. Vieux amis je vous salue, nous on ne passe pas beaucoup d'hivers, Mais je ne veux pas rester muet, je chanterai la Liberté. Vieux amis je vous salue, nous on ne passe pas beaucoup d'hivers, Mais je ne veux pas rester muet, peut-être le monde comprendra-t-il. Vieux amis je vous salue, vous autres vous verrez le printemps Communisme tu as perdu, la Liberté vaincra ! (CHANTER UNE CHANSON) Une chanson qui ne soit pas Née de l'argent ou de la basse corruption Qui ne soit pas faite avec les rêves d'une nuit de drogué Qui ne parle ni de sexe ni d'amour consommé. Comme il est difficile de chanter Une chanson qui ne soit pas Un monument dressé à l'hypocrisie moderne Qui ne soit pas composée de paroles qui ne veulent rien dire Qui ne parle de rouge que pour chanter la honte de celui qui ment Mais je veux encore offrir quelques notes À la couleur de tes yeux et de ton habit blanc Et chanter encore un peu les rayons du soleil Jusqu'à ce que le soleil couchant ait disparu derrière cette colline Qu'il est difficile pour ces pauvres chansons de parvenir Jusqu'aux champs qu'ont détruits les chars à l'étoile rouge Où toi jeune femme et toi mon ami Vous vous escrimez encore durant la journée À donner un peu de vie à cette terre abandonnée. Comme il est difficile de chanter En buvant le vin avec les amis En jouant aux cartes dans une cour En oubliant le monde lâche Mais je veux encore offrir quelques notes À ce ciel qui a la couleur de tes yeux Et chanter encore un peu cramponné à la rosée Tant que le matin n'enveloppe pas cette marguerite. Comme il est difficile de chanter Comme il est difficile de chanter le printemps. Comme il est difficile de chanter Comme il est difficile de chanter la vraie vie. |
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