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Traductions réalisées par le camarade "Edgir" ! Un grand merci à lui !!! PROGRESSISTA RAP (1995) (RAP PROGRESSISTE) Dansons et pendant de temps apprenons-la par coeur. Je veux vous parler de certains personnages Qui ont fait de l'Italie cet amas de ruines. Je ne sais pas comment les appeler, ils se sont transformés, Avant c'étaient des "compagnons" (1), je ne sais pas ce qu'ils sont devenus Mais si tu les regardes bien tu verras que tu les reconnais Et si tu retires le bouchon ce sont des baudruches flasques. Ils sont rouges et ils sont verts, Et ils sont tous progressistes, On n'en peut plus, virez-les d'ici ! Nous voulons un air neuf, Nous voulons respirer, Ils te polluent toi aussi, Le progressisme te fait du mal. Les durs de la lutte, prolétaires à coup sûr. Ils sont sales ils sont méchants, enfants de l'Autonomie (2), Et ils jouent à la guerre protégés par la police. Ils font des caprices et vont pleurer chez maman. Ils trépignent, se lamentent à perdre haleine, Pour avoir la maison avec l'argent de l'Etat. Les maîtres à penser de l'Italie émergente, Qui jusqu'à avant-hier, en plein socialisme, Ont pioché à pleines mains dans le trésor du Craxisme. Mais une fois le grand Maître surpris la main dans le sac, Ils ont tout renié et l'ont lâché comme une vieille chaussette. En conservant l'argent des opérations immobilières Et en traitant les Italiens comme un troupeau de couillons. Qui poursuivent un mirage mais n'en sont que plus exploités. L'aide à domicile à bas prix, le travail clandestin, Tous je les pressure avec un loyer d'usurier. Dans des dortoirs de chiottes avec la faim au ventre, La carrière est toute tracée, devenir dealer. Et avec culot les enfants de la liberté Te vendent tout ça comme de la solidarité. Ça a été les intellectuels de gauche. Avec un peu de Marx et beaucoup d'antifascisme Ils ont fait leur carrière, plein de sous et même du népotisme. Et dans les salons à la mode, dans les talk-shows à la télévision, Ils souriaient au pouvoir pour toucher la retraite. Et du haut des chaires de l'école et de l'université, Ils ont fait la culture avec les braiments et les caquètements. (BERLIN) Berlin, Berlin, le mur est tombé, Le monde a changé, le rouge est passé. Berlin, Berlin, un souffle dans le temps Une histoire qui finit ainsi. Avec Staline enfui et Lénine disparu : Mais leurs héritiers sont toujours là, Nets et propres comme des statues de plâtres, Mais toujours ennemis. En veste et cravate, patinés en progressistes. Ils ne pleurent plus pour le Vietnam, pour la Chine et l'Angola Mais les morts et les réfugiés ils ne les enseignent pas à l'école. Ils réécrivent l'histoire, arrogants comme à l'époque. La faucille et le marteau appartiennent à un monde révolu. Même le rouge est plus rose à la tombée du soir. Et s'ils dirigent la Bourse, les entreprises et les journaux Ce sont des militants de combat mais avec de gros capitaux. Le pouvoir, l'argent, le mensonge, la lâcheté Sont les enfants engendrés par leur civilisation. Le mensonge rouge, la vraie saloperie : Le mur est tombé, le Kremlin est englouti, Mais le communiste recyclé n'a sûrement pas disparu. Et prenez garde, enfants du monde qui vient Défendez la conscience contre cette horde de hyènes Qui changent d'habits et changent de couleur Mais qui pour symbole ont toujours un homme qui meurt. (LETTRE À UN GARÇON DE LA CLASSE 80) Comme il est difficile d'affronter l'avenir, Sans drapeau, sans frontière, Sans une raison pour laquelle mourir. Trouve un peuple auquel appartenir Pas seulement une tribune de stade d'où crier, Un uniforme, une croix, un idéal, Le futur est plus important qu'un championnat. Trouve un rêve avec rage et poésie, Qui ne soit pas un trémoussement de discothèque, Recherche le frisson sans folie, Qui ne soit pas une fuite à 200 à l'heure. Et ne te fiche pas en l'air (X 4) Avec courage, orgueil et fidélité, Peu de mots pour lesquels être fier, Et un exemple pour ton mode de pensée, Trouve un mythe sur lequel bâtir, Et un ami avec lequel parler, Un père, un maître qui t'enseigne un chemin, Une route de défis qu'il faut gravir Trouve un ennemi contre lequel lutter, Assez des sourires pleins de rancoeur, Il faut combattre sans haïr, Pour prouver ce que vaut son courage Sans retraite pour laquelle cotiser, Trouve un travail pour ton avenir, Qu'il faut bâtir de tes mains, Et tiens bon le cap vers l'aventure, Ne te laisse pas dominer par la peur, Commets tes erreurs lorsque tu es sûr de toi, Mais conserve toujours ton coeur pur, Et brandis bien haut ta jeunesse Qui ne veut plus de compromis Et déploie face au soleil ta bannière Qui porte la marque d'un idéal authentique. (RETOUR) Automne à la gare, ta femme n'est pas là. Tu salues les vieux amis qui ont vu la bataille, Tu marches dans les rues, lentement, lentement. Tu te sens comme un chien, il ne te reste plus qu'un uniforme, Deux glaives et ton honneur, le courage et une blessure. Revenir du désert, se sentir encore plus seul. Le vieux bar à l'angle, l'église rasée. Et les regards hostiles autour de toi, pas un mot, Quelqu'un t'observe et déjà voudrait ta peau. Et les yeux d'une femme qui regarde avec compassion Les vingt ans de celui qui a perdu, dans tes gestes un peu sauvages. Parce que tes dix-huit ans, tu les as joués avec la mort. Chaque jour, chaque instant tu as construit ton destin. Pour défendre un idéal, un honneur piétiné. Parce qui trahit septembre ne sera jamais pardonné. Ils continuent à te fixer derrière le judas d'une porte, Tu fais peur même vaincu, ce sont des lâches sans noms. Parce qu'à présent que les planqués ont brûlé ton monde, Toi tu rappelles encore des souvenirs qui ne seront pas oubliés. Ces années encore vertes dans ta chemise noire Demain, demain, tu devras recommencer À montrer au monde ce qu'est une foi véritable. À l'époque tu l'as joué pour un instant de fierté. Ces années encore vertes dans ta chemise noire Demain, demain, tu devras recommencer À montrer au monde ce qu'est une foi véritable. (DROGUE) Pour m'acheter un demi gramme de bonheur ? Oui, je suis drogué peut-être un peu effrayé, Le Système m'a fait cadeau de cette lâcheté qui est la mienne Mais je vous suis reconnaissant des magnifiques idéaux Que vous m'avez offert : " Nous sommes tous égaux Nous descendons des cochons, vive la communauté ! " Mélancolie, un nouveau trou et elle s'envole Dans la chambre les autocollants du Che à l'Atom Kraft Je suis votre fils breveté antifasciste Et diplômé avec mention en désillusions. Mélancolie, un nouveau trou et elle s'envole Je pense m'être fait un peu avoir. Brouhaha sans aucun sens mais au fond je suis content. Je ne me souviens même plus de mon âge. Ça me met juste un peu en rage quand je suis abruti Vous me traitez comme un chiot perdu. La pitié ne coûte rien et vous vous sauvez pour l'éternité. Lucidité, un nouveau trou et on la retrouvera Je vous salue et je m'en vais. Peut-être que cette fois-ci l'héroïne je l'ai coupé avec un peu d'hilarité !!! Et en vous tournant le dos je retourne dans ma chambre Et j'essaye de nouveau les funérailles que l'on me fera. Lucidité, un nouveau trou et on la retrouvera Mélancolie, un nouveau trou et elle s'envole (L'IDENTITÉ) Qui pénètre doucement en moi sans bruit Jusqu'au coeur, le besoin de n'être pas identique, De me sentir différent, sans être étrange, Sans me disperser, sans devoir fuir notre quotidien, Mais sans les confusions, Sans les abus de vernis qui caractérisent la démocratie, Mais qui ne sont qu'hypocrisie, parce que ce que je suis Je dois l'inventer, il n'y a pas d'évolution sans tradition. Je cherche un sens, un motif, une raison, Et toi qui va vers le futur, Tu sais que tu ne peux le faire sans un juste changement Et que la cohérence n'est pas un défaut Mais que nous devons l'accepter Pour ressentir notre propre identité. L'identité c'est l'exigence de savoir à qui appartient L'âme qui recherche l'aventure. L'identité c'est le besoin de ne pas trahir Par peur sans confondre hier et aujourd'hui en somme... Tant et tant de fois mais ce n'était pas du folklore, Une chose venue du coeur ne doit pas se comprendre, Si tu veux l'accepter nous pouvons en parler Tu ne dois pas la jeter mais tu ne dois pas la gaspiller Regarde ta situation, Ta vie n'est pas un phénomène de foire... Tu ne dois pas avoir peur de sembler normal Parce que la veste et la cravate et même le téléphone portable Ne sont pas des idéologies et parce que la différence est en toi Ce n'est pas la garde-robe mais la façon de penser De continuer à rechercher et à conserver sa propre identité. Sous le drapeau quelque chose de vrai Un instant d'amour, parfois de douleur, Tu ne peux t'en passer, mais tu dois moduler L'émotion de ton coeur, l'envie de faire Le projet de donner mais tu ne dois pas oublier Que tu es différent, garde ton coeur pur Ce n'est pas le paraître La différence, c'est quelque chose à l'intérieur Une façon de se comporter Tu n'es pas un bouffon qu'il faut examiner Et toi... tu ne dois pas avoir peur de sembler normal Et le blouson, le chapeau et même les bottes Ne sont pas une idéologie mais un comportement C'est quelque chose à toi, ce n'est pas la garde-robe, C'est une façon de trouver, parfois de renouveler De conserver sa propre identité L'identité c'est l'espérance... De ne pas changer au fond du coeur Mais sans faire de raffut, sans faire de bruit. Une chanson pour pouvoir se retrouver entre nous. L'identité c'est un besoin de chanter Une chanson pour pouvoir se retrouver entre nous. (LES AMIS DU VENT) Voici notre histoire, celle de ma génération : Venus de l'enfer avec le feu dans les veines, Nous lancerons nos chaînes vers le ciel. Et nous reviendrons, Europe, nous te le promettons. Europe, nous reviendrons, unis pour toi. Jouez aujourd'hui même avec votre jeunesse. Si la malédiction, nous la portons sur le dos Nous la brûlerons ensemble avec le premier chiffon rouge. Nous irons ailleurs pour construire nos nids. Ils brûleront nos maisons, mais quelle importance ça a, Dans les maisons de nos frères, de la place il y aura. De nos noms le mur de la prison déborde. Mais mille et mille fois s'entendra le chant De celui qui ce soir chante pour sa liberté. Au coeur de ma bannière, une croix brûlera. Et ils trembleront à nouveau, les pharisiens de toujours, Et leur argent alors ne servira à rien. Nous le verrons alors implorer notre pitié. Et qui aujourd'hui nous méprise, demain reviendra, Lâche comme toujours, vers nous avec humilité. Et nous, nous sèmerons notre liberté. Elle balayera au loin les fils de la trahison, Mais nous, nous serons debout : nous sommes les Amis du Vent. (ANNÉES SOIXANTE-DIX) Années dures, années de lutte dans le monde. On les appelées années de feu, Mais moi aussi j'y ai joué à ce jeu. Et à présent qu'elles ont fini dans les journaux Par remplir les colonnes des reportages, Elles me semblent n'être plus celles de ma génération, Celle nourrie de haine et d'un peu de folie. Années soixante-dix, années dans le coeur, Années déchirées entre joie et douleur, Années gravées dans la mémoire, Années passées, années d'histoire. Années racées pour qui ne s'excuse pas, Pour qui n'est pas un repenti, Pour qui ne craint pas les accusations, Pour qui a toujours vécu avec le coeur sur la main, En jouant ses vingt ans en première ligne. Mais ne touchez pas à l'histoire, cette histoire c'est la mienne. Au diable les excuses, les raisons et les pleurnicheries, Ce sont toujours les mêmes qui jouent les épiciers. Mon histoire contient trop de noms, Trop d'amis qui ont laissé trop de tâches de sang sur l'asphalte Et je me fiche éperdument de la haine, Mais je ne parviens vraiment pas à dire qu'il ne s'est rien passé. Si la main qui a tué, Est aujourd'hui celle d'un brave professeur, Il y en a même un qui est député L'assassin est un assassin, Même lorsqu'il présente des excuses, Le pardon, je le lui laisse, Mais la partie n'est pas finie. Et tant que j'aurai un souffle de voix, Je démasquerai les maquereaux à la mémoire courte. Les images de l'époque sont ici dans la mémoire Et ils ne peuvent pas tricher comme ils l'ont fait avec l'histoire. On trafique l'histoire, on continue à mentir. Les juges complices, les journalistes puissants S'étaient trompés, maintenant ils sont contents. Mais les nuits sanglantes ne peuvent être arrêtées Et les fantômes d'hier ne sont pas des marchandises que l'on jette. Chaque jour écoulé est gravé dans le temps, Le mensonge pour toujours se perdra dans le vent. (CHAT NOIR) Poil lisse, regard fier, Toute la journée je ronronne Pour la joie de mon maître. Je suis l'étoile de la maison, Je suis propre et éduqué Un gros matou raffiné, Qui travaille avec passion. Tous les jours je suis présent, Un gros matou diligent, Prêt à bondir aux moindres demandes Et aux besoins des gens. Mais la nuit sur les toits il y a l'aventure, Je ne connais pas la peur, Je vends mon coeur à la lune, Je suis rebelle, je suis sincère, Je livre bataille à ce monde, Chevalier d'un idéal. Et je me bats contre les chats rouges Bien nourris et bien gras D'arrogance et de préjugés Je chante, je danse, je m'enivre, Je me fiche du jugement Du bourgeois déplumé Mais la nuit je change de vie et je frappe fort Sur les compromis et les hypocrisies, Je vole libre dans le ciel, Je suis poète et je suis guerrier Je laisse l'âme crier Et je déchaîne mon coeur Un trimeur qui se soumet toute la journée, Avec famille, mutuelle, échéances et crédits, Une vie sans luxe et sans privation. Je suis gentil toute la journée, Et je supporte tout ce qui m'entoure, Ces humains sans coeur et sans honneur, Pour que la vie suive son cours. Orgueilleux de mon poil lisse et sombre, Si je me plie à ce monde ça ne m'amuse pas, je vous le jure, Je suis différent, je suis contestataire et enragé, Mais je souris, je suis un chat bien éduqué. Poil lisse, regard fier, Je suis un chat comme tant d'autres Qui vont de l'avant avec peine Mais dans la boue du compromis quotidien Avec le coeur qui a du mal à demeurer propre Il y a une chose, je vous assure, dont je suis fier : C'est de mon poil lisse et noir. (VIEUX REBELLE) À la seconde d'un retour, dans ton royaume d'illusions. Tu as trente ans et déjà un passé, presque d'un autre siècle. Ce monde a coloré tes jours désormais perdus. Il ne te semble pas vrai, ce soleil de liberté, Mais encore moins vraie est cette réalité. Cinq ans se sont écoulés, la condamnation d'un idéal, Le régime s'est défendu à sa façon habituelle. Ta jeunesse t'a fait cadeau d'une prison sans avoir pêché. Et à présent, à présent que tu es revenu, Tu vis dans un monde qui a trop changé. Peut-être fut-ce un songe, mais tu ne peux oublier Les antiques clameurs, les hurlements, la lutte... La politique, l'idéal et les rouges qui ne font pas peur. On rêvait de triomphes sur les places, Le sacrifice était un mythe et l'Europe une illusion. À l'Université, on combat, à l'Université on ne cède Pas même un mètre à la foule des hargneux. Prague, Budapest, les chansons de la rage, On tombait avec le sourire de se sentir des lions. Et tu es surpris de les voir ressurgir. En prison tu as rêvé de ces beaux visages rieurs Désormais visages du passé, rêves perdus. Et Anna ou est-elle ? Ou s'est-elle réfugiée ? Elle voulait combattre toujours à tes côtés. Elle a épousé un riche, comme ça elle a les vacances d'été, Un yacht, la Sardaigne et peut-être même un amant. Gianni est parti lui aussi, avec femme et enfants, Pour un monde en couleur : une grande télé. Peu d'amis sont restés, toujours peu, les fidèles, Pour passer les soirées un verre à la main, À la recherche d'un souvenir qui réchauffe les os Face à la glace inutile de ce présent Et retrouver dans l'ombre de soirées désormais usées Un souvenir, une douleur, cette antique clameur... Les temps changent, tu le sais toi aussi. Même tes ennemis, les figures les plus aguerries, Sont de tristes produits de l'époque, ce sont des moutons repentis. Lève-toi, regarde-toi en face, Tes yeux ne doivent pas s'abaisser. Sois fier de l'avenir mais retourne-toi, Ce passé tu l'as vécu pour de vrai. Et ce ne sont plus les barreaux qui t'étreignent le coeur, Mais comment peut-on oublier cette antique clameur... (RÉVOLTE) Et je ne sais pas où il va mener, Je sens mon coeur éclater Et sa force m'emportera. L'heure de la révolte est en train de sonner, C'est pour bientôt, La nouvelle génération est prête Et le monde va brûler. Chante ta rage, Chante et crie avec moi, Vous ne pouvez arrêter le vent Un air neuf va arriver. Chante ta rage, Ne retiens pas tes idées, Tu es encore en âge de changer la société. Prends le futur en main Ne reste pas immobile, Que brûle dans ton coeur un idéal de Liberté. Liberté de hurler "ce monde ne me convient pas", On ne vend pas son âme juste pour le confort. Assez des grands ancêtres, Refaisons les institutions, Faisons place nette des scandales Et des vieux croulants. Assez des arrangements électoraux, Tordons le coup aux coalitions, Libérons la politique de la peste de l'arrivisme. Reconquérons l'Etat, Devenons un Nation, Déchirons la vieille image D'un pays un peu couillon. Assez des discours mielleux, Et de l'assistanat, Freinons le capital, Nous voulons à nouveau un Etat Social. Et que sonne la Révolte, Bientôt ce monde va changer, Sonne, sonne, sonne, le futur va arriver. Une envie de changement. Je sens que dans mon coeur Le feu sacré ne s'est pas encore éteint. Je tiens entre mes mains une envie de destruction, La volonté radicale de nettoyer cette Nation. Chante la rage, chante et crie avec moi, Saisis cet instant de gloire et de folie. On ne peut faire changer les choses Sans lutte et sans amour, La force de la pensée n'est rien sans le coeur. Prends ton courage à deux mains, Ce n'est pas le moment de flancher, Des éternels puissants nous pouvons nous libérer. Le temps est à présent venu, Désormais on ne veut plus subir, Cessons les vieux jeux. Voici le temps du changement. Assez des grands anciens. (AMOUR MILITANT) Elle est comme une saveur inconnue Parmi les chansons de courage et de batailles Dans les luttes pendant les nuits Qui ont fait de moi un homme Dans le choix de chanter sans jamais suivre le troupeau Dans la volonté de changer Ce monde qui ne tourne pas rond Mais si je veux continuer à chanter des révolutions Je ne peux me passer de la force que tu me donnes. Mon amour, qu'est-ce que tu as dû supporter. Je sais que ce n'est pas facile de comprendre Ma volonté de cohérence Qui voudrait refuser les compromis et les convenances Ma guerre déclarée Contre les mensonges de l'histoire, La politique corrompue, Le cerveau homologué, Mais masque ton sourire, Par un peu de complaisance, Le respect et l'amour et l'estime pour la lutte qui m'accompagne. Et tes cheveux foncés sont écrits sur les murs Tes lèvres de corail sont des bannières déployées dans le vent. Mon amour, il est parfois difficile de parler Parfois je ne sais pas comment expliquer Mais je voudrais pouvoir chanter cet amour militant Avec les musiques les plus belles, Les mots les plus justes, Mais j'ai l'impression de tomber Dans un style un peu ronflant et banal, dans le roman-feuilleton, Dans les histoires à l'eau de rose Mais je veux t'offrir Comme gage de mon amour Cette vie consumée à rechercher une raison et un pourquoi. C'est pour ça, même si ce n'est pas facile à dire Que je veux dédier une chanson À cet amour entre batailles et déceptions, Contre les menteurs et les corruptions Contre les pourritures du pouvoir, Un amour militant Dans une guerre sans épée, Dans l'engagement par des chansons composées durant toute une vie Et les rêves et les illusions sont une musique pour toi. Et tes cheveux foncés sont écrits sur les murs Tes lèvres de corail sont des bannières déployées dans le vent. (ÊTRE NORMAL) Quelque chose à faire sur mon cerveau pour que ma vie ne devienne pas un non-sens Entre crèmes, parfums, spaghetti, sucreries, chaussettes à la mode et voitures dernier cri, Liqueurs tropicales et pantalons extravagants en peau et jeans, Frimeurs, play-boys, tampax et slips kangourou Vacances spéciales, glaces originales, cafés stimulants, miel sans conservateurs, Lunettes, chaussures de skis, ordinateurs avec des sons Et des lumières et des couleurs qui font de la vie un grand spot. Lance ton coeur plus loin que tout ça, au-delà de la lune. Parmi les étoiles, tu le sais, tu trouveras la fortune. Un peu de charité au fond mon coeur pour que dans la vie il reste de la chaleur Entre un ficus benjamina, et le travail extraordinaire, Un poste de médecin ou de vice-secrétaire, Le filofax parfait, les lunettes dernier cri, des cours à la Bocconi(1), le congrès avec les barons Et les fonds et les obligations et avoir six millions en bons du trésor Et SICAV, la secrétaire en mini-jupe, le sourire commercial Le portable avec sonnerie, pour ne pas jouer à cache-cache, brillant, élégant, mondain : Un phénomène de foire, une vie de réussites. Lance ton coeur plus loin que tout ça, au-delà de la lune. Parmi les étoiles, tu le sais, tu trouveras la fortune. Je veux des tripes plus dures, je veux une âme plus libre. Je veux m'échapper de ce carnaval, les masques de fête me font tourner la tête. Voyons un peu qui va l'épouser ? Bouddhisme alternatif ou sexe transgressif, je me balade seul à vélo, Je joue du Bach au cornet à piston. Féministes, manoeuvres, professeurs, intellectuels. Tourne, tourne, tourne le monde, cette fois je me laisse couler jusqu'au fond. Lance ton coeur plus loin que tout ça, au-delà de la lune. Parmi les étoiles, tu le sais, tu trouveras la fortune. Je veux des tripes plus dures, je veux une âme plus libre. Un futur refusé fut-il une erreur passée ? Mains salies de sang, Trop de vies brisées De cette haine recherchée qu'avons-nous gagné ? Qui sème le plomb récolte la douleur, Ce fut trop de fureur ou trop de loyauté Ce fut une erreur et elle se paiera Mais un coeur pur ne s'oubliera pas ! Quelles sont les erreurs : est-ce seulement tirer ? Ce fut un amour dévoyé, un courage trompé Et pour cet innocent qui a été tué ? Lorsque je vois les gueules des hommes illustres Je n'éprouve que du dégoût et aucune pitié Et je suis impuissant face à cette réalité, Mais un monde erroné, qui le transformera ? Si je ne justifie pas la violence, je me sens attiré par la cohérence Dans ce monde d'hypocrisie, de fausses règles et de moralisme J'ai envie d'embrasser qui a le courage de se tromper. Pour qui n'a pas renié son rêve fourvoyé Les illusions perdues ne se changent certainement pas C'est déjà beaucoup de conserver son coeur pur. Lorsque je vois les gueules des hommes illustres Je n'éprouve que du dégoût et aucune pitié Et je suis impuissant face à cette réalité, Mais un monde erroné, qui le transformera ? Si je ne justifie pas la violence, je me sens attiré par la cohérence Dans ce monde d'hypocrisie, de fausses règles et de moralisme J'ai envie d'embrasser qui a le courage de se tromper. Il reste seul en silence, en silence à regarder... (NUITS EMPOISONNÉES) Ou à chercher un peu d'amour en se croyant en plus poète. Nuits perdues dans l'alcool, dans la fumée, ou même en voyage, Nuits passées à se consumer sans force ni courage. Nuits sans échappatoire sans envie, ni respect, Sans lune à laquelle hurler debout sur le toit. Mais ce sont des nuits empoisonnées, des nuits truandes Qui poussent ton coeur jusqu'à l'extrême limite De pensées impossibles, d'envies indécentes. Nuits sans maître, nuits empoisonnées Par des espoirs entrevus que l'on remet au matin, Par des peurs suffoquées, par des coeurs impatients. Nuits qui te sortent des tripes. En trempant dans le café les espoirs et les émotions, De lendemains nébuleux, de questions et de tentations, De futurs improvisés dans des coeurs aliénés, En renonçant à des pourquoi, en n'ingurgitant que les sons De mots prononcés lors d'inutiles sermons. Nuits plongées dans le travail alors que le monde s'effondre, Avec les paupières déjà gonflées d'ennui et de monotonie. Un engagement désormais oublié à veiller sans but, Avec le coeur déjà battant jusqu'au matin suivant, En se consumant dans les doutes, dans l'envie de s'échapper D'une vie déjà vécue, sans pouvoir faire appel. Qui poussent ton coeur jusqu'à l'extrême limite De pensées impossibles, d'envies indécentes. Nuits sans maître, nuits empoisonnées Par des espoirs entrevus que l'on remet au matin, Nuits qui ne finissent jamais Nuits pleines de problèmes. |
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