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Traductions réalisées par le camarade "Edgir" ! Un grand merci à lui !!! (CHERE AMIE) Je ne peux mieux t'expliquer Mais disons pour nous comprendre Que c'est lorsque je dors que je suis le plus éveillé Et qu'alors que je suis là dans le lit Se passent des choses que je ne t'ai jamais dites Certaines fois, ma mie, je sors des draps Et ce que je laisse étendu à tes côtés Est seulement ce dont je suis le plus fatigué Certaines fois je dois m'en aller Et tu ne peux venir avec moi Parce que la route que je dois parcourir Je ne peux l'enseigner à personne d'autre Je peux simplement te dire ce en quoi je crois le plus fermement Qu'il y a un sentier couvert de givre Qui disparaît dès qu'arrive le matin Et à la fin de nos jours De la maison tu viens et à la maison tu t'en retournes Allons à la maison, allez ! Allons à la maison, allez ! Allons à la maison Allons à la maison. (LES LIBERTAIRES) Vous entendrez, vous entendrez Libertaires mais seulement de nom Vous comprendrez Vous, vous parlez mais il y en a qui meurent Vous entendrez, vous entendrez Libertaires mais seulement de nom Vous comprendrez Pour la loi, pour la loi, Ce qui est bien et ce qui est mal Pour la loi Sais-tu me dire ce qui est le mieux Pour la loi, pour la loi, Ce qui est bien et ce qui est mal Pour la loi Le tambour sonne doucement dans la nuit Pour nous appeler au combat Pour notre liberté Le tambour sonne doucement dans la nuit, dans la nuit Le tambour sonne doucement dans la nuit À mes fils, à mes fils Ma femme, si je ne reviens pas À mes fils tu diras Qu'il faut aussi savoir accepter de mourir Si tu veux la liberté Ma femme, ma femme Si tu veux la liberté Mon fils Le tambour sonne doucement dans la nuit Pour nous appeler au combat Pour notre liberté Le tambour sonne doucement dans la nuit, dans la nuit Le tambour sonne doucement dans la nuit. NON SCORDO (JE N'OUBLIE PAS) Ma rage et la honte De voir un garçonnet Déjà cloué au pilori Pour avoir voulu dire "Moi je ne peux oublier Un passé digne Pour lequel j'éprouve de l'honneur" Il a été traîné Dans les couloirs de l'école Avec une pancarte autour du cou Sur laquelle était écrit un mot Qui pour nous signifiait Quelqu'un ayant un idéal Mais qui pour tout le monde Était le symbole du mal Et nous, nous sommes encore là Pour nous souvenir Et nous, nous sommes encore là Face à ceux qui veulent oublier Moi, je ne peux plus effacer le souvenir De son corps sur le pavé (1) Et de la fleur qui avait éclose De son sang coagulé Et une ordure de journaliste Préparait déjà une histoire Au scénario éculé Pour en salir la mémoire Jusqu'à dire Que c'était l'un de ses camarades Qui lui avait tiré dans la nuque En profitant du bordel Pour faire retomber la faute Sur ces malheureux gauchistes Injustes victimes Du fascisme et de ses duperies Mais nous, nous sommes encore là Pour nous souvenir Et nous, nous sommes encore là Face à ceux qui veulent oublier Moi je ne crie pas vengeance Je ne m'attends pas à la transparence Cette maudite terre Ne connaît pas la justice Je veux simplement me souvenir Sans déranger les morts Mais pour qu'au moins nos fils Ne connaissent pas de telles injustices Et nous, nous sommes encore là Pour nous souvenir Et nous, nous sommes encore là Face à ceux qui veulent oublier Pour mille et mille et mille et mille ans. (OCÉAN DE GUERRIERS) Pour qui devrais-je mourir Il n'y a plus rien à faire Il n'y a plus rien à dire Je dois seulement penser À gagner les sous Pour retourner le lendemain travailler Tous les amis sont casés Il n'y a plus de frères Il n'y a plus de camarades Un seul fleuve Perdu en mille petits ruisseaux Une seule progression Dispersée en mille ruelles Mais là-bas Là-bas à l'horizon Je vois monter la marée D'un océan de guerriers Hommes et femmes Unis comme hier La marée qui monte D'un océan de guerriers J'ai rêvé que nous étions Un unique destin Un seul chant unanime Sur un unique chemin Non plus occupés À dresser des barrières Pour servir les intérêts Des assoiffés de pouvoir Non plus divisés Une unique réalité L'unique bannière D'une seule identité D'un seul océan S'écoulent mille petits ruisseaux Sur une seule place Débouchent mille ruelles Mais là-bas Là-bas à l'horizon Je vois monter la marée D'un océan de guerriers Hommes et femmes Unis comme hier La marée qui monte D'un océan de guerriers Hier pour aujourd'hui Demain comme hier La marée qui monte D'un océan de guerriers. SALVE SOLE (SALUT SOLEIL) Salut chant des oiseaux Salut miettes de pain Salut matin Qui ouvrira toutes les cellules Salut à toi ma femme Que le lendemain emporte Salut pluie Salut vent de tempête Salut étoiles dans le ciel Dans la nuit noire Salut mes amis Et mes compagnons des jours passés Salut à vous mes frères Et mes compagnes De tous mes rêves Et si demain n'était pas comme aujourd'hui Et si se terminaient Cette nuit mes soucis Et si au matin Nous n'étions plus voisins Ne m'oubliez pas Parce que moi je n'oublie pas Ne m'oubliez pas. (SEPTEMBRE NOIR) De brigands et d'assassins De tueurs de femmes et d'enfants Mais personne ne veut voir Les corps déchirés de nos fils sous les blindés Les camps dévastés Par le feu américain Sur nos corps Par les hyènes de Sharon Mais au milieu des dunes Se dresse la mitraillette de Septembre noir Sur la Palestine, est désormais ressuscité l'esprit guerrier Du bâton de berger Nos fils préfèrent le fusil La haine qu'ils ont goûtée avec le lait de leur mère Explose maintenant dans les avions de El Al Nous n'en pouvions plus De porter sur les épaules La domination d'une race de marchands Si avec l'or ils ont acheté Ma maison et ma terre Ma liberté, elle, se paye avec le sang Ils chantent la paix et violent nos femmes L'aide pour le plus riche La baïonnette pour les moribonds Voilà leurs lois Mais Mahomet nous montre la route à suivre Notre Allah, nous lui rendons hommage avec le TNT À qui prêche la paix en massacrant mon peuple Dans le Coran notre dieu répond "Guerre !". (CLARETTA ET BEN) Secouez-vous Je vois le ciel comme une bannière Comme un aigle au milieu des nuages Qui ressurgit de la mémoire Peut-être est-ce un hymne Ou seulement un songe Le souvenir d'une chanson Mais à présent elle grandi Comme le rythme D'une marche dans mon coeur Ils ont dansé sur leur corps Ils ont craché sur leur nom Ils ont caché leur tombe Mais ils ne peuvent pas les effacer Tu peux les voir, tu sais Ils sont tous là Avec les bras tendus vers le soleil Ils sont tous là Moi je les vois Il pleut des fleurs sur Piazzale Loreto (1) C'est une place remplie de rêves Une armée d'amis chers Mille âmes de ceux qui sont tombés Mais dans le souvenir ils n'ont pas été tués Ce sont les jeunes de Acca Larentia (2) Et les garçons en chemises noires Nos frères de Primavalle (3) Et les martyrs de l'Emilie (4) Et à présent ils sont là Ils sont toujours là Ils sont revenus marcher encore Sortis des cellules Des fosses (5) Des recoins de la mémoire Mille sont devant moi Mille sont derrière Et mille autres de chaque côté C'est difficile Mais j'y crois Il pleut des fleurs sur Piazzale Loreto Et moi j'ai le coeur noir (6) Et tant de gens Me voudraient au cimetière Mais moi j'ai le coeur noir Et je m'en fous et je crache Au visage du monde entier. (TU ÉTAIS BELLE (1)) Et la main que tu me donnais Était belle et me serrait Et elle m'aidait à crier Sur les bancs et les divans C'était bien de me désaltérer Avec l'amour que tu me donnais Ou sur le billard d'un chirurgien Et tu es morte au centre de consultation Ou tu es nue dans un journal Et à présent tu contemples les jours passés Et tu vis recluse chez toi Peut-être penses-tu à moi et me souris-tu Et m'imagines-tu dans les rues Et moi je suis peut-être en train de mourir Je suis en train de mourir à l'école Je suis en train de mourir au travail Peut-être ensanglanté au commissariat Peut-être debout au tribunal Ou étendu sur une place Ou détruit dans une cellule (IL Y A EN TOI) Te dire normalement Comme un autre te le dirait Que même quand on ne dirait pas Je veux être avec toi Mais quelque chose m'appelle Pour t'expliquer Je peux dire que je me sens plus près de toi Que quiconque d'autre qui me vient à l'esprit Moi, je te vois avec moi Il y a pour moi Il y a quelque chose Qu'il n'y a pas chez les autres, Mais que je trouve en toi Je sais qu'à me voir ainsi Je ne t'apporte pas la sécurité Pas plus qu'à quiconque Mais je voudrais vraiment que tu me vois Comme si j'étais un peu plus proche de toi Je serai loin et pourtant Moi aussi je sais aimer Peut-être de façon un peu étrange Il y a pour moi Il y a quelque chose Qu'il n'y a pas chez les autres, Mais que je trouve en toi Il y a pour moi Il y a quelque chose Qu'il n'y a pas chez les autres, Mais que je trouve en toi. (UNE NUIT À L'IRISH OVER) Et le froid qui m'assaille Je ne supporte pas les lumières Et le bordel dans les bars Je suis un malade sans soins Je n'ai plus un rond Et je traîne dans les rues de Rome Aux yeux comme la mer Et si tu plonges dedans Tu risques de t'y noyer Et si tu ajoutes en plus Que je ne sais pas nager Chaque fois que je la rencontre Je commence à m'inquiéter Apporte-moi une bière Que je me la descende Et porte m'en une autre Qu'une seule je ne la sens même pas D'accord, je suis un ivrogne Mais que veux-tu que j'y fasse Chaque fois que je ne bois pas Me vient envie de vomir Et à présent le soir tombe Et moi je fonds comme de la cire Et il me semble entrer Dans la scène d'un film Quand elle disait "Mon amour Je ne veux plus te quitter" Et que pourtant elle disparaissait Sans même un pourquoi J'aurais pu être en Afrique À chasser le lion Alors que je suis resté ici À m'emmerder Je pensais que c'était l'amour Mais c'est du bidon Et pourtant elle m'a fendu Le coeur à coup de hache Et porte moi à boire Qu'au moins je me console Verse ce que bon te sembles Parce que de toute façon je bois tout Et si tu es un vrai ami Et que tu ne veux pas me faire de peine Chaque fois qu'il se vide Remplit mon verre Et à présent le ciel s'éclaircit Et la bouche se fait amère Et la tête me bat Comme si c'était un tam-tam On se voit ce soir Si l'esprit s'éclaircit Et si elle ne revient pas Tant pis pour moi. EL BANDIDO (LE BANDIT) Je suis un fou dans la nuit Avec un compte à régler Des lumières et des sirènes Je ne cherche pas la compagnie Les bruits de la nuit Le chant de la police Et je te cherche Je suis el bandido Je suis el bandido Qui dans la nuit noire Fait peur, fait peur, fait peur Me voilà, j'arrive À notre rendez-vous Je brûlerai durant une minute Je serai Dieu l'espace d'un instant Dans la nuit la peau brûle Et le vent balaye au loin Le chant de la police Et c'est toi qui es Avec el bandido Qui dans la nuit noire Fait peur, fait peur, fait peur. (EH ! LE GARDE) En quoi ça te regarde En quoi ça te regarde, le garde ? Garde, garde En quoi ça te regarde En quoi ça te regarde, le garde ? Tu te pavanes dans ta tenue bleue Petit Rambo de la ville Entre toi et un voyou de banlieue Peux-tu me dire quelle différence il y a ? La différence, c'est moi qui te l'ai dit Tu préfères faire l'argousin Parce que tu n'as pas le courage de voler Garde, garde Oh-Eh-Oh-Eh-Ah Esclave du système Oh-Eh-Oh-Eh-Ah Garde, garde Oh-Eh-Oh-Eh-Ah Prends garde à tes couilles ! Était un bon symptôme d'ignominie À présent à force de faire des films Ils t'ont même rendu la dignité Et désormais tu peux opprimer autant que tu le veux Tu es un respectable citadin Les gens tolèrent tes crimes Peu importe si tu es un assassin Garde, garde Oh-Eh-Oh-Eh-Ah Esclave du système Oh-Eh-Oh-Eh-Ah Garde, garde Oh-Eh-Oh-Eh-Ah Prends garde à tes couilles ! (BOMBER NOIR) Ce n'est pas la Démocratie chrétienne Qui ont réduit l'Italie dans cet état Ce n'est pas la Mafia, ce n'est pas la Loge P2 Ni la P3, ni la P4 Ce qui a véritablement détruit l'Italie C'est ce garçonnet avec le bomber noir Avec le crâne rasé Avec le bras tendu Et qui crie Sieg Heil, Sieg Heil, Sieg Heil, Sieg Heil Ce n'est pas Carra (2) Qui nous ont crétinisé à ce point Et ce n'est pas non plus la publicité Qui nous a rempli le crâne de bla-bla Ce qui a détruit la culture italienne C'est encore ce fils de pute Qui aime Hitler et Mussolini Qui dévore les petits enfants Et qui crie Sieg Heil, Sieg Heil, Sieg Heil, Sieg Heil Le SISDE (4) ou la CIA Ni cet Etat policier Qui a sali de sang chaque rue En 50 ans de Démocratie Le seul véritable assassin C'est ce garçonnet avec le bomber noir Avec le crâne rasé Avec le bras tendu Et qui crie Sieg Heil, Sieg Heil, Sieg Heil, Sieg Heil (2) Raffaele Carra : présentatrice vedette italienne (3) SISMI : Services secrets militaires (4) SISDE : Services secrets civils Juste une question avant d'être enfermé Quel que soit notre délit C'est un droit qu'on ne peut refuser Une seule question Monsieur le magistrat : Aujourd'hui qui te paye Hier qui t'a payé ? Il y une autre signature Sur un chèque versé Sur un compte en Suisse Ou en Amérique du Sud Avec un chiffre astronomique Tu te fais payer par l'avocat Si la personne recherchée est un haut magistrat Alors là, tu ne la touches jamais Voler, frapper, arrêter et subvertir Détruire et puis reconstruire le pouvoir Sans jamais payer Quoi que l'on fasse Juste une question avant d'être enfermé Quelque soit notre délit C'est un droit qu'on ne peut refuser Une seule question Monsieur le magistrat : Aujourd'hui qui te paye Hier qui t'a payé ? |
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