Album "Incantesimi d'amore - Charmes d'amour" 2000 (10 titres)

Traductions réalisées par le camarade "Edgir" ! Un grand merci à lui !!!

 

BARRICATE (BARRICADES)

Note des auteurs :

Cette chanson a été écrite pour un projet différent : un groupe entièrement féminin dont 270 bis devait être les auteurs et les producteurs. Tant la musique que les paroles ont été écrites pour une voie féminine. Voilà les coulisses. Et puis le groupe ne s'est pas fait et la chanson est restée.

Une aube rouge au-dessus de moi
Sur mes ailes fatiguées
Le feu de mes cocktails Molotov
Rougit mes joues
La fumée des voitures en flamme
Caresse mes jambes
Les feux dans les rues de ma ville
Sont des fleurs rouge sang
Les feux dans les rues de ma ville
Et l'amour sur les barricades
Et il y a toi près de moi

 

NON NOBIS DOMINE

Note des auteurs :

Chaque fois que Marcello vient à Paris, il ne manque jamais d'aller sur l'Ile de la Cité où a été brûlé le dernier Grand Maître templier, Jacques de Molay. Il a découvert l'endroit par hasard en se promenant sans but (comme Paris invite à le faire). Il y a une petite pierre tombale à moitié cachée sous un pont avec une épitaphe très simple et c'est un lieu où règne un grand sentiment de paix. On nous a demandé à plusieurs reprises des indications plus précises mais ce genre de choses, il est bien de les chercher et de les découvrir soi-même.

 

Jacques de Molay brûle
Sur l'Ile des juifs
Et brûlent ses compagnons
Toujours près de lui
Sur le trône de Mamon
La tiare et la couronne
Brûlent dans les brasiers
Les saints chevaliers
Parce que la seule croix
Que nous acceptons de porter
Est notre épée
Fichée dans l'autel

Jacques de Molay
Aujourd'hui comme hier
Ils n'ont pas peur dans les brasiers
Tes saints chevaliers

Et après tant d'années
L'histoire est toujours la même
Et leurs voix chantent
Bercées par le mistral
Et moi je scrute l'horizon
Chaque jour pour voir
Se gonfler des capes
Avec leurs noires insignes
Parce que la seule croix
Que nous acceptons de porter
Est notre épée
Fichée dans l'autel

Jacques de Molay
Aujourd'hui comme hier
Ils n'ont pas peur dans les brasiers
Tes saints chevaliers

Non nobis, non nobis Domine
Sed nomine tuo da gloriam

 

INCANTESIMI D'AMORE (CHARMES D'AMOUR)

Note des auteurs :

Comment est-elle née, nul ne s'en souvient. Elle parle, comme le dit le texte, de deux personnes qui usent de magie pour combler la distance qui les sépare. L'invocation initiale est réellement un chant d'amour d'un chaman peau-rouge et la litanie finale est une formule de divination que l'on fait lorsque l'on grave les runes (les mêmes que sur la pochette du CD) et puis la récitation des runes elles-mêmes.

 

Je graverai avec le feu
Des signes dans mon cœur
Et je tracerai avec le sang
Des charmes d'amour
Ils me traiteront de païen
Et je brûlerai en enfer
Mais à présent mon esprit vole
Dans cette nuit d'hiver
Jusqu'à toi pour venir te chercher
Jusqu'à toi pour pénétrer ton cœur
Jusqu'à toi que je ne peux toucher
Jusqu'à toi pour demeurer dans ton cœur
Je cueillerai des fleurs
Pour en faire une guirlande
Et je mélangerai mes semences
Pour en faire une boisson
Ils me traiteront de sorcière
Et je brûlerai en enfer
Mais à présent mon esprit vole
Dans cette nuit d'hiver
Jusqu'à toi pour venir te chercher
Jusqu'à toi pour pénétrer ton cœur
Jusqu'à toi que je ne peux toucher
Jusqu'à toi pour demeurer dans ton cœur

 

 

L'ANGELO CUSTODE (L'ANGE GARDIEN)

Note des auteurs :

Autre morceau (comme Barricades) écrit pour une voix féminine dans le cadre d'un projet qui n'a pas vu le jour. On notera que le texte (dans le passage de la chanson à Marcello) est resté au féminin ("il ne me laisse jamais toute seule...") parce que nous avons estimé que ça sonnait mieux comme ça.

 

Il a les ailes noires
Comme le canon d'un fusil
Elles sont bleues dans le soir
Et rouges le matin.
Il a de la fumée dans les cheveux
Et une bandoulière
Et des munitions de rêve
Dans la cartouchière.

Refrain
C'est mon ange gardien
Et il ne me laisse jamais toute seule
Il y en a qui disent
Que c'est un ange de l'enfer
Mais il a une épée aiguisée
Et il ne me laisse jamais toute seule.

Il descend de la nuit
A travers les rayons de lune
Si tu parviens à le voir
Il te portera chance.
Tu traverseras la vie
Lui t'ouvrira les portes
Tu n'auras pas peur
Du chant de la mort.

Peut-être ne sont-ce pas des plumes
Mais des lames de poignards
Des fantômes de drapeaux
Gonflés par le mistral
Mais ils le font voler
Et ces murs épais
Ne pourront l'arrêter
J'en suis déjà certaine

 

THE GUNS OF VERONA BEACH

Note des auteurs :

Le titre est une double "citation", tirée du morceau "Guns of Brixton" des Clash que nous avons revu et transformé dans la rythmique et dans le style, nous avons rendu un hommage à ceux qui nous ont été les plus proches dans les meilleurs moments comme dans les pires : les amis de VFS. Si quelqu'un a vu le film Roméo et Juliette (avec Léonard Di Caprio), adaptation moderne de la tragédie de Shakespeare, il se souviendra que la ville dans laquelle se déroulait l'histoire se nommait Verona Beach, une Verone du futur qui s'étendait jusqu'à la mer. La référence n'a pas grande importance mais ça sonnait bien. Fondamentalement, cette chanson est une bien modeste "lettre à un ami".

 

Quand ils enfonceront
Ta porte à coup de pieds
Tu sortiras les mains en l'air
Ou le pistolet prêt à tirer
Ce sont des temps obscurs mes frères
Ils viennent nous emmener
Avec un ordre signé
Par la nouvelle police
Mais s'ils peuvent nous mettre en état d'arrestation
Ils ne pourront jamais nous arrêter
Tant que mon cœur battra
Mon chant s'entendra
Pour le sang et pour la terre
Pour notre liberté
Et pour la Patrie
Pour la Patrie
Pour la Patrie
Pour la Patrie

 

OLTRE IL CONFINE (APRES LA FRONTIERE)

Note des auteurs :

Unique morceau "vintage" du disque, tiré d'une vieille ballade sur laquelle Marcello avait réadapté un texte il y a bien longtemps, en 1982. Nous avons cherché à maintenir intacte le son de l'époque. Il semble que l'opération de "rétromodernisation" ait été satisfaisante.

 

Quand je traversais la frontière
On m'intima l'ordre de me rendre
Mais je ne le fis pas
J'étreignis mon arme et je m'enfuis

J'ai changé cent fois de nom
Perdu ma femme et mes enfants
Mais il y a des gens avec moi
J'ai encore beaucoup d'amis

Nous étions trois ce matin
Je suis tout seul ce soir
Et je ne me rendrai pas
Mon avenir est une prison

Mais à présent le vent siffle
Il siffle à travers les barreaux
La liberté arrivera
Et chassera les ombres

 

POLITICAMENTE SCORRETTO (POLITIQUEMENT INCORRECT)

Note des auteurs :

Une belle expérience. Aujourd'hui est-il autorisé de dire que l'on aime sa propre identité et peut-on ne pas éprouver un irrépressible désir de la faire disparaître du monde et de l'histoire, sans être poursuivi en justice ? Nous nous y sommes essayés en utilisant un peu d'ironie et de simple bon sens.

 

Regarde comme c'est bizarre
Je suis ému quand je vois
Un drapeau tricolore flotter dans le ciel
Je ne serais pas un peu idiot ?
Et tu sais quoi
Je n'ai pas le moindre goût
Pour le T-shirt à l'effigie du Che
Va savoir pourquoi ?
Et c'est incroyable
Quand je pense à mes petits-fils
Je voudrais qu'ils ressemblent à mes grands-pères
Le plus possible.
Même regard
Même amour
Même langue
Même couleur.
Et bien sûr que j'ai pensé
Que ce pourrait être moi
Le bandit, le grossier
Le barbare inadapté
Et même un peu malade.
Mais que puis-je y faire
Si pour moi un monde uniformisé
Est une tragédie
Et non un rêve qui me berce
Et c'est incroyable
Quand je pense à mes petits-fils
Je voudrais qu'ils ressemblent à mes grands-pères
Le plus possible.
Même regard
Même amour
Même langue
Même couleur.

 

 

PETITE CHANSON

Note des auteurs :

Texte de L-F Céline tiré de Rigodon. Notre Louis retourne chez lui en train et traverse une ville en flamme sous un bombardement anglo-américain. Il décrit ses impressions.
TEXTE EN FRANÇAIS [NdT]

 

En avançant, je vois
il ne reste pas
beaucoup de maisons debout
plus ? Moins qu'à Berlin
mais plus chaud
et avec des flammes plus hautes
Et des flammes en tourbillons
plus dansantes entre les murs
Tout cela me fait penser
bien sûr
à quatre notes
une petite chanson
Je la vois
devant ces ruines
je l'entends
dans ces houles des flammes
j'entends moi bien
dans ma tête
des notes apaisantes
après la tornade
et les flammes vertes roses
dansaient en rond
et en rond vers le ciel
Tout ce la me faisait penser
bien sûr
a quatre notes
une petite chanson
Sol dièse! sol!
La dièse! si!

 

THE STORM

Note des auteurs :

Morceau né en studio. Quelqu'un avait conseillé à Marcello de faire un morceau de hip-hop en intercalant le refrain d'une splendide ballade irlandaise. Nous avons pensé que ça pouvait être une bonne idée mais difficile à réaliser. Nous avons commencé à jouer avec la rythmique et le morceau a pris forme en laissant de côté les velléités hip-hop qui n'étaient pas vraiment faites pour nous. Les paroles sont venues quasiment d'elles-mêmes. La jeune femme est apparue presque par magie dans le studio d'enregistrement, elle a fait le morceau en moins de deux et s'en est allée. Peut-être était-elle envoyée par le "petit peuple" ?

 

L'ennemi se prépare
Dans le ciel souffle un vent méphitique (1) et funeste
Tous étaient forts en parole
Mais on voit à présent qui reste
Tu entends les hurlements au fond de la forêt
C'est un vent étrange
Un souffle de mistral
Qui te donne un frisson particulier
Quand tu entends dans le bois
Comment chante la chouette
Mais ensuite le silence se coupe au couteau
Fait attention mon garçon, parce qu'ici ça se dégrade
Toi aussi tu sens que la tension monte
Tu n'as jamais rien éprouvé de semblable
A une telle ivresse
Avant la nuit quelqu'un festoiera
Qui sait si c'est eux qui auront eu ma tête
Ou si ce sera les leurs qui seront dans le panier
Tu entends les hurlements au fond de la forêt
L'heure approche
Fillette baisse la tête
Le vent s'est levé
C'est un vent de tempête

But I am ready for the storm
Yes already I am ready for the storm

Et à présent tu les vois se tailler une route au milieu des branches
Leurs armes, telles des fleurs dans leurs mains
Pointent dans notre direction comme l'offrande
D'une mort douce et certaine
Et finalement s'achève l'attente
Et la forêt avec le soleil semble une église
La lumière se réfléchit mais n'éblouit pas
Elle est froide comme les yeux
De qui est prêt à la bataille
Mais mille pas résonnent sur le sol
Les sons cadencés des chants de guerre
Tous les animaux ont cessé de chanter
Et c'est notre cri qui fait trembler le ciel
Et tout le monde accourt vers moi
Ou peut-être est-ce moi qui me lance au combat
Je ne suis qu'une goutte au milieu d'un torrent
Qui coule dans les veines de l'ensemble des miens
C'est l'heure qui approche
Fillette baisse la tête
Le vent s'est levé
C'est un vent de tempête

But I am ready for the storm
yes already I am ready for the storm

 

(1) Non, ce n'est pas une erreur de traduction ! Ouvrez un dictionnaire, tas d'ignares !

Entrevue Discographie Paroles

270 bis Amici del Vento Aurora Compagnia Dell Anello  Delenda Carthago Hobbit Indole Intolleranza Londinium SPQR Massimo Morsello Non Nobis Domine Skoll Sotto Fascia Semplice Zeta Zero Alfa Lorien Perimetro

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